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19/10/2011

Un avenir à imaginer

Je ne vais pas trop épiloguer, pour l’instant, sur la décision du tribunal concernant les époux Brochen.  Mon combat n’était pas contre eux, mais pour la liberté d’expression et d’opinion.

Même si j’accepte l’expression de « Café du commerce » de mon avocat, je constate, qu’avec son aide, ce « Café » était d’un bon niveau puisqu’il à obtenu une seconde défaite, venue à la suite de celle subie à la primaire socialiste,  sur une candidate qui à mon sens aura de la difficulté à les surmonter.

Il y a  un « post » parmi les commentaires que j’ai relevé au « Café » qui m’a amusé et séduit, c’est celui-ci : « Le tribunal de grande instance de Paris a condamné Francis NERI  qui avait propagé des vérités sur Martine AUBRY à payer 1 euro de dommages-intérets pour atteinte à la vie privée. Comme toujours dire la vérité a un prix. Mais même un euro, c’est cher ! Par contre ce n’est pas trop si çà permet d’éloigner une socialiste du pouvoir.

Moi ajoute t-il, je veux bien payer un euro et même plus pour nous débarrasser de François Hollande. »

Je pense pouvoir rapidement vous communiquer le jugement.

Mais oublions cela, pour l’instant, car comme disait Martine Aubry « çà n’en vaut pas la peine » et revenons aux choses sérieuses !  

Un blog comme celui-ci doit avoir le souci d'imaginer l'avenir. Par conséquence donner un ton et une ligne à suivre à ceux qui le veuillent bien. Donc de débattre de thèmes qui préoccupent les Français qui ne sont pas nécessairement ceux des politiques à qui nous devons demander de sortir de l'ambiguïté.Nous ne devons pas hésiter à les mettre "sur le grill".

Nous sommes dans une période charnière de notre histoire et nous devrons nous intéresser sérieusement à la politique, car si nous ne nous intéressons pas à elle, les politiques eux s'intéressent à nous et, si nous les laissons faire à leur guise et sans les contrôler sévèrement, nous sommes morts.

Mettons nous en ordre de bataille, exigeons une confrontation claire entre les candidats à l'élection présidentielle sur les enjeux essentiels qui intéressent le peuple de France.

Nous devrons avoir pour objectif premier de faire l'unité des nôtres, c'est à dire ceux pour qui l'essentiel n'est pas la gauche ou la droite, mais la survie de la France en tant que peuple et nation de premier plan en Europe et dans le monde.

Je suis d’accord avec Pierre Cassen lorsqu’il écrit à un ami : « Je t’invite à sortir des clivages traditionnels, qui ne sont plus opérants aujourd’hui, et à raisonner, non pas en fonction d’un attachement parfois religieux à un camp, quel qu’il soit, mais en fonction d’une pensée juste et libre. »

Nous avons une ligne stratégique à définir. Il nous faut d'ores et déjà (prédiction auto-réalisatrice) dire ce que NOUS voulons au second tour et ensuite TOUT faire pour que NOTRE objectif se réalise. Par exemple:

"Voulons nous que le choix se fasse entre le PS et l'UMP, c'est à dire entre Nicolas Sarkozy et François Hollande" ?  

Je vous donne mon sentiment et mes intentions pour ce qu’ils valent pour vous : Je me battrai pour que le choix se fasse entre Marine Le Pen et Nicolas Sarkozy…et çà commence maintenant !

 Francis NERI

http://semanticien.blogspirit.com

11/10/2011

Démocratie d’opinion

Derrière la « victoire » d’Arnaud Montebourg on peut apercevoir au moins deux « réalités » qui ne vont pas tarder à éclater au grand jour et mettre en évidence le recul incontestable de la « démocratie partisane », celle de l’élite auto-proclamée, de gauche comme de droite.

La première, c’est l’émergence du concept que les clivages ne sont plus entre la gauche ou la droite, mais entre les gagnants et les perdants de la mondialisation.  

La seconde, c’est la revanche de la démocratie d’opinion sur la démocratie partisane, « compassionnelle » et ses discours déconnectés de la réalité.

Grâce à la liberté d’expression, et donc d’opinion, conquise essentiellement par les réseaux sociaux, le peuple de gauche comme de droite, dépassant les clivages dans lesquels les partis veulent les enfermer, font la « nique » aux minorités agissantes. Celles qui se cooptent entre elles au sein des appareils partisans et leurs représentants auto-proclamés.

Cette primaire socialiste sonne peut être joyeusement la fin des partis politiques traditionnels et leurs soldats de plomb idéologiques.

Le peuple, en révolte ouverte envers les partis politiques traditionnels et une certaine « élite » corrompue, veut choisir lui même ses candidats en dehors des appareils et s’engager sur les enjeux qu’il aura lui même identifiés et désignés comme prioritaires.

Je gage qu’il sera plus tenté de traiter de démondialisation, de relocalisation, de sortie de l’Euro, de frontière à rétablir, de préférence nationale, d’immigration, d’emplois, de pouvoir d’achat, que de soutien aux banques et établissements financiers, de CAC 40 ou de triple A.      

Au passage, il me semble que les Français disent avec de plus en plus de convictions qu’ils veulent se débarrasser de l’actuel Président de la République. Cela, les « partisans » du parti majoritaire bien installés dans leur sinécure renouvelable et leur certitude de détenir la vérité ne l’ont toujours pas compris. Ou alors ils font durer le plaisir pour en tirer encore quelques derniers avantages. 

Ce qui inévitablement, les conduira à leur perte.

Nous pourrions alors regretter que Jean Louis Borloo n’ai pas eu l’énergie suffisante et la lucidité nécessaire pour aller au bout de sa démarche. Il aurait pu être une alternative !

Encore un acte manqué qui aura de lourdes conséquences. Il y a fort à parier que le peuple de France, qui n’est pas aussi abruti que certains le croient par la société de consommation et le suffrage universel, se ralliera massivement à une certaine Marine qui, elle au moins, offre au peuple en révolte, plus seulement un exutoire, mais  l’occasion d’une vraie rupture avec le « parler faux » des « pansements » qui nous gouvernent depuis au moins trente ans.

Francis NERI

10/10/2011