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05/07/2005

Idées forces

Les discours à la mode invitant au multiculturalisme, au métissage des cultures, à l’immigration de masse, au rejet des valeurs sociétales et de l’inéluctable mondialisation sont aujourd’hui reconsidérés,car nos intérêts vitaux  sont menacés.

Mais la France est encore étouffée par ses tabous qui l’envahissent, et singulièrement par l'idéologie égalitariste, ses préjugés, ses jugements de valeur et ses complexes liés à son statut de « grande puissance » et à son passé colonial. Elle ne  lui permet pas  d'assumer une « politique libérale », qualificatif honteux. Or elle semble bien être la dernière solution qui lui permettrait de sortir de l'ornière. Bref, le « modèle social français » est en panne et il faut le dépanner !
Sans cela, comment alors, lutter contre l'apathie, la démobilisation, de nombreux  hommes politiques et d’administrations face aux indispensables réformes économiques et sociales ? Leurs soumissions au conservatisme syndical, aux pressions populaires, au conformisme ambiant, n’ inciteraient-il pas finalement  la rue à prendre le relais politique de responsables nationaux et régionaux s'abritant derrière un mandat d’élu, d’administrateur, de syndicalistes, d’opposants  qui n’a plus grande légitimité après le scrutin du 29 mai ? Cette contestation les obligerait peut-être à reprendre leur rang de représentants du peuple ou de dirigeants courageux, à faire face à leurs responsabilités ou à se démettre.
Sans attendre que la rue n’occupe, par la violence, la place de la raison et de la négociation, prenons la  dimension  de cet appel au changement qui nous vient du 29 mai, et qui ne peut plus s'accorder avec les discours à la mode invitant au partage du travail, au multiculturalisme, au métissage des cultures et à un libéralisme agressif. L'affirmation d'une conscience européenne et nationale exprimée par le « non »  est  un comportement respectable, qui s'est exprimé en dehors des partis aux extrêmes et qui doit être pris en compte au même titre que celui  des partisans du « oui ».
Pour être plus explicite, la tendance vers une cohérence culturelle, économique, sociale française et Européenne oblige les «élites» à reconsidérer le problème de la régionalisation, de la délocalisation, mais aussi celui de l'immigration européenne et de ses importantes mutations démographiques et religieuses. Les Français sont aujourd’hui majoritairement  favorables à une «immigration choisie», sélective et correspondant à nos besoins de main d’œuvre qualifié et non pas au nom du droit au travail pour tous, du regroupement familial, de la démographie, du dogme de l'antiracisme, de la solidarité et du respect de l'Autre, qui obligent à accueillir la « misère du monde ».
C'est notamment pour n'avoir pas voulu admettre que d’une part : l’emploi,  le logement, la famille, un cadre de vie acceptable et un vivre ensemble apaisé, d’autre part : l’immigration, l’intégration et les intégrismes sont au coeur des préoccupations de nombreux Français, que de trop nombreux hommes politiques se sont coupés du peuple. La prise de conscience, bien que tardive et à contre cœur,  doit à présent se concrétiser par des actions sur le terrain.
Actions en faveur de l’emploi à conduire  en priorité. Mais aussi, et sans cela rien ne sera possible, actions de régulation, de contrôle, de reconduite aux frontières, actions d’aménagement du territoire, actions en faveur de la défense de nos emplois et enfin, actions d’acculturation, d’éducation et de formation, actions d’intégration et de valorisation, actions de remédiation, actions de répression envers les récidivistes de comportements antisociaux.
Pour mettre en œuvre ces objectifs dans le cadre d’un « contrat social », les partenaires publics doivent apprendre à travailler ensemble et avec les citoyens, autour de projets collectifs qui ont trait à ces thèmes, en commençant par les actions d’acculturation,  d’éducation, de formation et de remédiation.
Dans ce domaine, il appartient à l’Etat, mais aussi aux collectivités locales et territoriales de renoncer au saupoudrage de moyens qui se limitent trop souvent à faire fonctionner des associations et  qui n’ont que peu d’effet sur la régulation sociale et socio spatiale.
Après la reprise en main qui s’impose et le renouvellement urbain, il faudra des intentions fortes en termes de projet social, afin de rétablir l’équilibre. Les institutions se doivent d’impulser et organiser de nouvelles méthodes de travail en générant une vraie coopération entre collectivités, associations ou entreprises, à travers un contrat où chaque partenaire apporte ses compétences et un cofinancement des projets. Des outils d’évaluation, de communication devraient être aussi des actions prioritaires, afin d’éviter l’émiettement du travail social, la multiplication des intervenants avec des missions trop générales, comme par exemple « créer du lien social » ou  « faire de la médiation ».
D’autre part, le « portage politique » et l’implication de professionnels sont déterminants pour durer dans le temps. C’est à ce titre, que des  plateformes locales de formation et d’échanges sur les  pratiques sociales et comportementales sont nécessaires, ne serait ce que pour accompagner les dispositifs tels que le « plan de cohésion sociale. »
Au sein d’une plateforme locale et commune, une explication de ce que sont les domaines d’intervention des professionnels des collectivités locales et territoriales et des professionnels associatifs serait un net progrès. Ce travail de rapprochement des connaissances, d’analyse et de confrontation des pratiques, lorsqu’il a lieu à l’occasion de formations est extrêmement productif, en particulier lorsqu’il fait l’objet de « préconisations »  construites sur des « réalités sociales de terrain » et d’accompagnements ultérieurs.
C’est cette plateforme que nous nous proposons de constituer et à laquelle nous  invitons à adhérer chacun  des acteurs engagés  ou concernés par des actions d’acculturation, d’éducation, de formation, de remédiation, d’insertion professionnelle etc.
Un vaste chantier s’ouvre, en particulier devant les éducateurs et les formateurs, pour rapprocher dans un projet médiateur et éducatif ces contraintes qui s’ignorent et génèrent des conflits planétaires qui trouvent échos et prolongement au sein de nos cités et nos campagnes.
Il est temps de passer des discours aux actes.  La parole est aux politiques, le terrain aux « éducateurs » qui doivent, dans cette mission, prendre la place qui leur revient  
   
Francis NERI

 

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