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24/09/2020

Le moralisme politique

La morale est toujours mauvaise conseillère en politique et c’est un désastre en géopolitique. Un peu d’éthique c’est mieux, mais avec mesure car l’éthique c’est comme l’altruisme pour que ce soit objectif il faut que ce soit réciproque.

Il nous faut revenir à ce qui nous est proche, compréhensible et maitrisable : le local, la communauté, être et rester factuel, faire en sorte que ce qui est objectif prime sur le subjectif, savoir les distinguer.

Même si notre lecture des faits est différente il nous faut trouver des « points » de rencontre incontournable (des nœuds en terme de systémique)

Je propose de nous retrouver sur ces 7 problématiques et d’avancer à partir d’elles sur nos « objectifs localistes ».

Les problématiques

1) Gestion des ressources, décroissance

2) Absence de régulation, de contrôle et de remédiation

3) Surpopulation

4) Immigration

5) Islamisation

6) Union européenne

7) Mondialisation, globalisation

Exemple :

Immigration. Sur 830 000 naissances recensées en France en 2006

165 000 venaient de l’immigration. Le taux de fécondité des maghrébines était de 2,7, des noires d’origine africaines de 4,2.

Actuellement 40 à 45 % des jeunes sont d’origine Afrique noire, Maghreb, Turquie

A partir de cette « entrée » examinons (sans moralisme) les relations, les interactions et les rétroactions entre les 6 autres problématiques et, si nous resterons impuissants sur le plan « global », nous saurons que faire sur le plan local.

A vos fractales !

Francis-claude Neri

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20/08/2020

Le changement

Les réformes économiques permettant de redresser la France donnent lieu à un malentendu.

Des hommes de bonne volonté pensent que nos élites politiques sont égarées, qu'elles ne savent pas ce qu'il faut faire, et proposent des mesures permettant de se remettre sur une bonne trajectoire. Ils pensent de bonne foi que la question est de leur ouvrir les yeux.

Or je pense que le problème n'est pas du tout là. Si je critique souvent de façon lapidaire nos élites, je ne les sous-estime pas.

La haute fonction publique française est constituée de personnes fort intelligentes, qui savent parfaitement ce qu'il faut faire et l'ont compris depuis longtemps.

En résumé, trois axes d'action sont nécessaires : 1. Une réduction des dépenses publiques et du millefeuille réglementaire. 2. Une reprise de souveraineté sur les secteurs stratégiques, particulièrement lorsqu'ils utilisent des hautes technologies. 3. Une reprise de souveraineté monétaire.

Mais nous sommes dans une situation bien connue des écoles de management : tout le monde sait pertinemment ce qu'il faut faire, pourtant personne ne le fait.

Pourquoi ? Parce que celui qui engagerait l'action aurait trop à y perdre personnellement en termes de risques pris et de privilèges personnels.

Les mesures à mener ne demandent pas une si grande intelligence mais beaucoup de courage. Celui de se confronter à la caste de ses pairs hauts fonctionnaires et d'entamer une nouvelle lutte contre les privilèges. Trop de forteresses, de baronnies, de noyaux durs seraient à briser. Il faut également le courage de heurter de front l'union européenne.

Nos élites ne manquent pas de capacité de réflexion, mais leur cynisme surpasse très nettement leur intelligence.

Le problème n'est donc pas de savoir quoi faire, mais de savoir comment changer profondément les hommes et leur mode de fonctionnement pour mettre en œuvre des actions que tout le monde reconnaît comme nécessaires depuis longtemps, mais à titre privé.

Marc Rameaux

A mon avis vouloir changer les hommes prendrait trop de temps ...2 ou trois mille ans n'y suffirai pas !

La réponse est d'ordre cybernétique si j'ose ! Ce ne sont pas les hommes qu'il faut changer Il faut introduire plus de régulation, plus de contrôles, plus de remédiations au sein des "systèmes". Il faut arrêter de pérenniser les tâches, les fonctions afin d'assurer l’efficacité de l'action.

Réaliser un programme d'action n'exige pas la spécification détaillée des agents d'exécution

Une fonction peut être assurée par n'importe quel agent et l'action s'organiser à partir de valeurs simplement objectives et ce pour au moins 90 % des tâches

N'est ce pas ainsi que fonctionne un organisme humain et ...une usine robotisée ?

Francis-claude Neri
http://semanticien.blogspirit.com/

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18/08/2020

Philippe Séguin

« Un regard lourd et désapprobateur sur ce que la droite est devenue »

Gaulliste social, Philippe Séguin, partisan emblématique du "Non" au référendum sur le traité de Maastricht, ancien président de l'Assemblée nationale (1993-1997) et ancien président du Rassemblement pour la République (RPR), Philippe Séguin s'est éteint le 7 janvier 2010.

Que reste-t-il de ses combats politiques ?

Philippe Séguin a tenté, en vain, d’empêcher qu’une exception française soit éradiquée : l’existence d’un mouvement gaulliste, transcendant le clivage droite-gauche. En quelque sorte, Jacques Chirac, Edouard Balladur et Alain Juppé souhaitaient mettre la droite française aux normes internationales dès 1989 en rapprochant le RPR de l’UDF, sachant que c’est globalement sur les idées de cette dernière que devait se faire ledit rapprochement.

Aidé par Charles Pasqua, Séguin s’est battu corps et âme, parvenant même à devenir président du RPR en 1997.

Il a échoué, le RPR fusionnant avec l’UDF en 2002 dans l’UMP. La question européenne était l’une des clefs de ce rapprochement. Un RPR gaulliste avait évidemment tout pour s’opposer au traité de Maastricht.

Séguin et Pasqua furent à deux doigts d’empêcher sa ratification en 1992, emmenant avec eux les plus gros bataillons des adhérents et de l’électorat du RPR. Pendant que Chirac, Balladur et Juppé se prononçaient pour le "Oui".

Du moment que le mouvement gaulliste avait disparu en 2002, Séguin a quitté la politique, expliquant clairement dans ses mémoires que cette disparition en était la cause.

La bataille de Maastricht a été la première étape d’un processus qui a façonné la nouvelle géographie politique et idéologique que nous connaissons depuis 2017. Pour une bonne part, la carte du "Oui" de 1992 se superpose avec celle du "Oui" du référendum de 2005 et celle du macronisme aujourd’hui.

Pareil pour la carte du "Non" de 1992 et 2005 et celle de ce que Jérôme Sainte-Marie nomme le "bloc populaire" (versus le "bloc élitaire") depuis 2017.

Il n’est donc pas étonnant que parmi ceux qui refusent l’Union européenne telle qu’elle a été construite depuis trente ans, beaucoup se retrouvent dans un personnage qui, pour l’essentiel, a fait figure de visionnaire.

A droite, il n’a pas été écouté. Je pense même trahi. Toutefois, des hommes se réclamant de lui et dont il avait été proches ont été à la manœuvre notamment dans le quinquennat Sarkozy. Alors que François Fillon était Premier ministre et souhaitait un plan de rigueur drastique, c’est Henri Guaino, conseiller spécial du Président (et qui avait mis la main à la pâte pour le fameux discours du 5 mai 1992), qui a influencé Nicolas Sarkozy dans un sens tout à fait différent, symbolisé par le discours de Toulon.

Fillon et Guaino avaient, tous les deux, été proches de Séguin et pourtant ils préconisaient des solutions aux antipodes. Philippe Séguin ne s’est pas exprimé à l’époque. Personnellement, je considère qu’il était en phase avec Henri Guaino.

Aujourd’hui existe-t-il encore de Séguinistes ? A part Patrick Escudier et moi !

18 08 20

Francis-claude Neri

http://semanticien.blogspirit.com/