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02/04/2019

La haine, l’explosion

Rien à voir avec Mathieu Kassovitz et  La Haine (1995)

Sentiment de profonde antipathie à l'égard de quelqu'un, d’un groupe etc. conduisant parfois à souhaiter l'abaissement ou la mort de celui-ci.

Une haine invisible (...) m'enveloppe (Dumas père, Mllede Belle-Isle,1839, III, 3, p. 62)

Je vais enfin dire ma manière de penser, exhaler mon ressentiment, vomir ma haine, expectorer mon fiel, éjaculer ma colère, déterger mon indignation (Flaub., Corresp.,1872, p. 57).

J'ai voulu vivre ainsi sans amour et sans haine (Ménard, Rêv. païen,1876, p. 85).

Amour engendre haine (Alain, Propos,1921, p. 339).

Le silence était insupportable. La haine y montait. Une haine qui avait ses profondes racines dans le passé de l'enfance (Aragon, Beaux quart.,1936, p. 372).

Est ce que je veux la mort de quelqu’un, d’un groupe NON !

Mais c’est à qui le tour d’avoir "la haine" ?

Allez savoir pour quoi et surtout pour qui ?

Si on peut (veut) expliquer la "haine" actuelle on se rend vite compte qu'elle concerne le plus souvent la haine des élites accusées d'être la source de tous les maux, fondement passionnel de la logique des masses populaires
C'est la justification de toute révolte ou insurrection.
C'est particulièrement vrai pour certains Gilets Jaunes, ces derniers étant majoritairement issus de la France des perdants de la mondialisation.
L’extrême méfiance d'un grand nombre de citoyens vis à vis du personnel politique, des médias et des "experts" officiels s'est traduit par de la colère et du mépris .
Les élites VISIBLES sont accusées d'être étrangères au peuple,et de ne poursuivre que leurs seuls intérêts, contraire au bien commun.
Les élites sont aussi accusées de constituer une oligarchie transnationale.
D'où l’antimondialisme...Dont la grande crise systémique de 2008 (toujours irrésolue) forme la toile de fond...
Il n'est donc plus vraiment question de clivage gauche-droite, mais de ferme opposition et de guerre larvée entre gagnants et perdants de la globalisation...

Je me demande QUI va gagner ?!

02 04 19

Francis-claude Neri
NERI Francis @Iese67NERI

http://semanticien.blogspirit.com/

 

 

11/03/2019

Europe et UE

La réponse de Laurent Wauquiez à la lettre d'Emmanuel Macron

"Dans une tribune au "Monde", le chef des Républicains répond au chef de l'Etat et considère que l'Union européenne a échoué."

Dans une tribune publiée dans Le Monde le samedi 9 mars, Laurent Wauquiez répond à la lettre d'Emmanuel Macron aux Français. Dans cette dernière, le président des Républicains fait le constat d'une Union européenne qui a échoué et appelle à refonder le projet européen autour des nations.

"En deux ans, Emmanuel Macron n'est parvenu à aucun progrès sur la scène européenne ; aucune des idées du discours de la Sorbonne ne s'est traduite en actes" explique-t-il. Il critique le recours aux même "slogans incantatoires" comme "refonder l'espace Schengen" ou "créer une Europe sociale". Il dénonce aussi le manichéisme du président de la République qui oppose «proeuropéens et antieuropéens, progressistes et nationalistes, sauveurs et destructeurs».

Laurent Wauquiez réaffirme tout de même son attachement à une Europe des nations contre un fédéralisme européen. Pour lui, l'Europe doit s'appuyer sur les nations pour grandir et non pas sur les "décombres" de ces dernières. 

Dans cette continuité, il s'attaque à la compétence normative de l'Union européenne. Pour lui, " L'Europe des normes doit céder la place à l'Europe des projets».

Pour Laurent Wauquiez, "L'Europe ne vient pas de nulle part" elle est "le fruit de trois traditions, gréco-latine, judéo-chrétienne et des Lumières". Toujours selon ce dernier, elle porterait un "combat" pour contrer "l'islamisme qui menace les fondements de notre civilisation".
Pour compléter son projet et sa vision de l'Europe, le président des Républicains, entend "renforcer la préférence européenne" et appelle à un vrai protectionnisme européen.  Enfin, il propose un plus strict contrôle des frontières européennes et françaises. 

Vu sur : Lu sur Le Monde

Eh ben, il va y avoir de la concurrence pour rester dans l’UE …moi je vais voir du coté d’Asselineau  au moins LUI dit clairement qu’il faut en sortir de L’UE …pour peu qu’il s’en prenne également à l’islamisation et à l’immigration, il aura tout bon J
La seule chose que j’apprécie dans le discours de LW c’est la reconnaissance  des origines plurielles de l’Europe …il était temps !

Ah si Chirac avait su …il aurait lui aussi "combattu l'islamisme".

Le « reste » n’est que discours de circonstance !  

Francis-claude Neri.

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11 03 19

09/03/2019

La République actuelle est morte

Oui elle est morte, et seul son cadavre bouge encore !

26 milliardaires possèdent autant d’argent que la moitié de l’humanité. Notre époque n’est plus qu’un immense simulacre, des « faire semblant », en particulier des « faire semblant » démocratiques.
Libéralisme et libertarisme ont construit une alliance qui se caractérise par l’absence des limites détruisant les sociabilités et réservant les richesses à une poignée d’oligarques.

Résultat, la violence qui se déchaine un peu partout conduisant à la guerre de tous contre tous. Le racisme anti-blanc, les transsexuels de couleurs ou pas disant en chantant vouloir bruler l’Élysée tout en faisant des câlins au Président et son épouse.
La responsable de la communication Elyséenne déclarant à la mort de Simone Weil : « Yes, la meuf est dead… »
Des proches du Président se comportant comme des aventuriers et des prédateurs (affaire Benala).

Oui la République est morte et seul son cadavre bouge encore entre les mains du « pantin de l’Elysée ».
Les « valeurs » républicaines ne sont plus que des ruines  et nous sommes de plus en plus nombreux  à vouloir nous appuyer sur une éthique et une morale à retrouver dans le passé.
C’est probablement cela la « révolution conservatrice ».

Il est probable que le hiatus entre le discours du candidat Macron en 17 et la perception de son action comme Président par le peuple, sera la cause de sa défaite en 22.      

Celui ou celle qui gagnera devra savoir que la modération et l’indécision ne sont pas les clés du succès. C’est le différentiel de mobilisation-en particulier par les réseaux sociaux- qui fera la différence.  Le discours modéré et sans aspérités n’est plus de mise… que l’opposition se le dise, ceux, par exemple, que l’on qualifie encore de souverainistes.

L’immigration et le communautarisme seront primordiaux dans le vote aux Européennes comme aux prochaines municipales.
Quand à l’idée européenne elle ne sortira pas de la « crise » et cette crise la tuera tant l’efficacité  des institutions communautaires apparaît douteuse dans à peu prés tous les domaines.
De LR à RN, la droite joue son salut dans l’affirmation de ses valeurs et non pas dans l’injonction modératrice et l’impossible rassemblement des appareils.
Savoir répondre aux attentes sociales, culturelles, impérieuses et sans nuances,  persuader et convaincre que « l’on dit ce qu’on va faire et que l’on fera ce que l’on dit », en particulier sur les plans économique, financier, fiscal, voilà l’enjeu des prochaines élections.

Francis-claude Neri

http://semanticien.blogspirit.com/

09 03 19