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16/08/2017

UNE LOI PARFAITE.

Ca y est la loi est passée ! Vu la surpopulation mondiale, il devenait évident qu’il fallait mettre un terme à l’explosion de la courbe démographique et stopper dans le monde entier cette croissance exponentielle que plus aucune terre arable n’arrivait à nourrir, ni aucun fleuve à désaltérer.

Percée de toute part par des forages de plus en plus profonds les continents se desséchaient à vue d’œil. De plus en plus de fleuves n’arrivaient plus à la mer, et faute de forêts, les pluies dont 70% de l’eau vient de l’évaporation terrestre devenaient rares augmentant ainsi la nécessité de pompages des nappes phréatiques toujours moins généreuses. Même des nappes très anciennes accumulées géologiquement depuis des millénaires s’épuisaient à arroser de quoi nourrir une masse humaine envahissante.

Les océans sont vidés de leurs poissons, les cieux sont silencieux car les oiseaux disparaissent à coup d’insecticides, seuls survivent des charognards grâce à nos ordures. Les terres épuisées, ne produise plus que sous assistance chimique.

Donc dorénavant la loi impose qu’aucune naissance ne soit autorisée tant qu’un décès ne soit dûment constaté.

Cette loi fut rendue possible par L’informatisation qui avait permis de ficher tous les citoyens du monde, et de les authentifier parfaitement grâce aux progrès de la biométrie, l’art d’identifier n’importe qui par son visage ses mains, ses oreilles, son ADN, etc.

Le principe est simple mais l’application complexe, car la tentation est grande de tuer l’ancêtre pour à la fois toucher son héritage, problématique aussi vieille que l’affirmation du principe de propriété, mais en plus s’offrir le droit de faire naitre un nouveau bébé. Double avantage !

De même l’idée de faire une guerre meurtrière, histoire de gagner des droits de se reproduire, qui était déjà pratiquée dans la concurrence des peuples primitifs par la conquête de l’espace vital, revenait au premier plan des idéologies destructives.

Ceci permit d’imposer cette loi à tous les pays réfractaires par des guerres impitoyables. Toutes les religions se rebellèrent jusqu’à faire une paix sacrée entre elles, mais que peuvent les forces de la foi face au forces de la logique terrestre, surtout quand chaque victime devient un droit d‘enfanter pour les survivants même quand ils sont croyants. Les guerres religieuses devenaient un bienfait pour les autres malgré elles !

Des naissances organisées en cachette favorisées par des réseaux mafieux allaient aussi compliquer le problème.

Le premier acte fut une immense campagne politique visant à civiliser les peuples. Constatant que statistiquement plus un peuple est évolué, moins il fait d’enfants, la promotion de l’instruction, de la culture, des arts, des sport, ne furent plus des thèmes considérés comme des loisirs mais une nécessité démographique fondamentale. La recherche scientifique était aussi un dérivatif pour beaucoup car enfanter de nouvelles découvertes est aussi passionnant qu’enfanter tout court. Heureusement que la civilisation transmet aussi des notions de morale, car les autres dérives furent moins graves que redoutées.

Il était indispensable que celui qui provoque un décès intentionnel ou crée des conditions favorable à ce risque ne puisse pas en bénéficier pour lui-même. La première punition juridique appliquée fut la stérilisation, heureusement que les progrès de la science permirent que cette action soit réversible, histoire de pallier à d’éventuelles erreurs judiciaires.

Les droits à se reproduire furent donc répartis par tirage au sort parmi tous ceux qui le demandent.

La mesure qui provoqua le plus de colère fut l’avortement judiciaire imposé aux gestations non autorisées pour celles quii étaient constatées à temps.

Mais que faire des naissances illégales ? Eliminer l’enfant qui n’y est pour rien était foncièrement immoral, éliminer les parents fautifs revenait à fabriquer un orphelin. Les punir par une forte amende, créait une injustice car seuls les plus riches pourraient se l’offrir, même si l’amende était proportionnelle au niveau de vie c’est l’enfant qui souffrirait du manque de moyens provoqués à ses ascendants. Impossible de punir des parents sans punir un enfant innocent. La stérilisation définitive, punition suprême, fut envisagée pour éviter une récidive.

Le désir d’enfant est tel que le commerce illégal des bébés à adopter pouvait exploser, et plus les procédures d’adoption étaient contrôlées plus ce commerce était lucratif.

Alors faute de solution il fut décidé qu’en cas de naissance illégale, l’enfant était mis « en attente » c'est-à-dire en hibernation, jusqu’à ce que le tirage au sort veuille bien accorder aux parents son acceptation à vivre.

Mais les comportements sociaux se mirent à changer, l’envie de procréer donc de trouver des places laissées par les décès conduit la société à faire l’éloge des activités à risques, sports extrêmes, défis dangereux. La recherche médicale qui avant orientait ses recherches pour assurer la survie à tout prix, changea de sens. La mise en place de procédures de sécurités, les règlementations multiples pour réduire les accidents, devenaient des luxes moins utiles. A chacun de prendre ses risques, ce n’était plus vraiment le souci de la collectivité. La responsabilité individuelle évolua et les hommes durent de nouveau apprendre à se prendre en charge eux-mêmes et ne plus compter sur les institutions pour les protéger.

Même pour des enfants mal formés, ou des graves handicapés, l’action collective pris une autre tournure, quand les places sont limitées le projet est de remplacer la quantité par la qualité. Tant qu’à faire un enfant autant qu’il soit le plus parfait possible. Faire survivre l’imperfection devenait une option très mal vue. L’humanisme, donnant le droit de vivre à tous mêmes aux plus mal lotis, cru vivre ses dernières heures, alors que c’est précisément par humanisme : pour la survie de l’humanité que cette fameuse limitation avait été mise en place.

La sélection naturelle repris donc son importance, et des faiblesses génétiques autrefois compensées par la médecine et qui trouvaient ainsi la possibilité de se répandre, furent de nouveau progressivement éliminées. Cette sélection naturelle joua aussi dans les comportements, puisque la prise de risque était libérée, les plus prudents ou les plus intelligents gagnaient des chances de se reproduire car eux avaient plus de chance de survie.

La lutte contre les épidémies continua mais avec le sentiment de gène car, après tout, c’était au fond une bonne aventure car elle permettrait de nouveaux droits à naitre.

Le suicide prit lui aussi une toute autre valeur, il devenait un acte noble de générosité pour les autres en leur permettant d’enfanter. La cause psychologique de souffrance individuelle avait perdu en importance, et finalement, le suicide étant devenu moins choquant pour les autres, cet acte diminua dans les statistiques! A quoi bon se suicider si c’est pour réjouir les autres ?

La loi d’une espèce est contraire aux désirs individuels. Même si l’homme souhaite défendre le droit de vivre des plus faibles pour raisons humanistes, l’espèce humaine souhaite interdire le droit de naitre aux plus faibles pour des raisons toutes aussi humanitaires.

Ce fut une période difficile. Des révoltes éclatèrent, violentes et meurtrières, mais comme au passage elles ouvraient de nouveaux droits à la vie, les populations ne s’en inquiétèrent pas trop, et même hypocritement elles s’en réjouirent d’autant plus que c’étaient dans les communautés les plus rétrogrades et intégristes qu’elles fleurissaient. Ainsi plus elles se révoltaient plus elles perdaient de leur influence.

La population mondiale finit par être effectivement stabilisée autoritairement, et très vite il n’y eu plus besoin de la moindre autorité, car la vie repris goût : «Les hommes finirent par admettre qu’il faut risquer sa vie pour risquer de vivre » et la civilisation aidant, la reproduction devint même inférieure aux décès ce qui permis une liberté d’enfanter et un équilibre entre humanisme individuel et humanisme collectif.

La civilisation avait enfin fait un grand pas en avant devenant adulte et responsable.

 

Alain Persat

16 08 17

 

09/08/2017

L’évitement

Plusieurs décennies de recomposition économiques et sociales, de contraintes sociales et financières, de pratiques d’ évitement social et culturel entre les catégories populaires, moyennes et les couches supérieurs ont eu raison de la folle idée du « vivre ensemble ».
Le développement séparé est de mise mais seulement pour les couches sociales supérieures. En fait se dessine à présent les contours de trois ensembles sociaux culturels et résidentiels affectés chacun à des zones territoriales.

- Couches supérieures
- Couches moyennes et populaires
- Couches issue de l’immigration

L’entre soi culturel; cultuel, éthique, intellectuel, l’appariement sélectif, permettent encore de faire baisser les tensions en réduisant les territoires de contact.
Mais çà, ne va pas durer ! Viendra très bientôt un moment ou ceux des catégories moyennes et populaires qui voudront fuir les quartiers sensibles en expansion pour rejoindre des territoires « attractifs » plus compatibles culturellement et plus sécurisés ne le pourront plus.
D’une part en raison d’une logique financière de plus en plus élevée au sein de ces « isolats », du manque d’accommodement à la « culture mondialiste » et à ses emplois le plus souvent tertiaires, et d’autre part, d’une hostilité de plus en plus affichée par les classes aisées, ne voulant pas d’une cohabitation, en particulier avec le « populaire » serait il « souchien » et apparemment culturellement compatible.

Les classes populaires et moyennes, le « peuple », de plus en plus en rupture d’emplois et abandonnées par les classes supérieures dirigeantes, politiques, médiatiques, économico-financières n’auront pas d’autres choix …que de se prendre en main !
Elles vont, si elles ne réagissent pas, se retrouver immanquablement acculées soit à la cohabitation avec la culture islamiste, c’est à dire à la soumission culturelle et cultuelle, soit à la reconstruction identitaire, culturelle, cultuelle et à l’insurrection civique et civile en se retournant principalement contre ses élites.

La « reconstruction » viendra donc par le bas. Alors je salue « bien bas » nombre de nos amis qui justement faisant partie de cette classe moyenne aisée, profitant d’un appariement sélectif confortablement sécurisé, ont compris qu’ils devaient, pour leur salut futur, combattre avec ceux des classes populaires et moyennes au « contact » avec une culture hostile et envahissante et qui sont, comme l’est Israël, un rempart du monde occidental et une avant garde.
Ils ont le devoir et l’intelligence de les aider à résister sur place à « l’envahisseur » à la fois globaliste, multi-culturaliste et islamiste

L’objectif des « infogroupes » est de s’y préparer !

Francis-claude Neri

09 08 17

09/06/2017

La revanche de Dieu

Le moteur de l’Economie Réelle Occidentale a subi des dégâts structurels considérables. Le carburant des liquidités monétaires va continuer d’inonder le marché, procurant aux foules encore quelques années d’illusions de « richesse »  permettant aux derniers Etats providences comme la France de financer la croissance de leur endettement. 

La « nouvelle économie »  fait que les sociétés n’ont plus besoin de faire des profits ; il leur suffit de s’endetter. La spéculation est devenue un mode de raisonnement. Les banques centrales ne contrôlent plus rien, et le pouvoir politique encore moins. 

Dans toute l’histoire de l’humanité, il n’existe pas un seul exemple ou une illusion collective ne soit pas allée jusqu’à l’effondrement final.
Le « système » global étant hors contrôle nous y allons donc gaiement. Les politiques de transferts sociaux mises en œuvre au cours des 50 dernières années n’y résisteront pas. L’Etat va devoir accroitre considérablement ses budgets policiers et militaires pour faire face à la montée générale des tensions sociales et de l’insécurité intérieure et extérieure. Insécurité accrue par les millions d’immigrés économiques, climatiques et venant des zones de guerre qu’il ne sera plus possible d’aider par les transferts sociaux déjà restreints pour les « nationaux ».
La crise de 29 porta Hitler au pouvoir …Celle de 2008, combinée à l’attaque Américaine sur l’Irak fit tomber les appareils d’Etat arabo-musulmans sous la coupe des intégristes islamistes. Les réseaux intégristes sont à présent fin prêts. Les fantasmagories concernant « le complot judéo-américain » ont prit possession de l’imaginaire collectif musulman…le mal est fait.
L’occident des croisés et des juifs est le bouc émissaire utilisé par le totalitarisme islamique pour regrouper les foules autour du « djihad » la guerre sainte …et la nouvelle grande déferlante islamiste. Les soldats occidentaux doivent combattre à présent au milieu des civils en Irak, en Syrie, en Libye. Ils participent à de durs combats de rue. Les dommages collatéraux sont considérables. Des documents filmés circulent dans le monde entier et montrent des femmes et des enfants déchiquetés par le tir des armées et des armes occidentales.

Les intégristes islamistes n’ont plus qu’à tirer les marrons du feu. La haine antioccidentale ainsi catalysée fera bifurquer l’histoire dans la direction opposée à celle prévue par les stratèges occidentaux. Ce n’est pas la démocratie qui risque de remporter la victoire, mais l’intégrisme islamiste. 

C’est dans le contexte de la « revanche de Dieu » que la « religion » reprend vie partout dans le monde depuis le début des années 70. Un slogan fait fureur de partout, y compris au sein des citées françaises : « L’islam est la solution ». La solution à tout : la quête d’identité, de puissance et d’espoir.
Il s’agit simplement de prendre à son compte la modernité apportée par l’Occident et de la retourner contre lui : les sciences, la technologie et son « humanisme ». Il leur faut, bien entendu, rejeter la culture occidentale en renouant avec l’islam comme guide de vie dans le monde moderne.
Nous pouvons comparer avec la réforme protestante : une réaction à la stagnation et à la corruption des institutions en place et à la trahison des élites. L’ayatollah Khomeiny comme Calvin défend une vision plus pure et plus exigeante de la religion, prêche le travail, la soumission à Dieu, l’ordre et la discipline, et s’adresse à des populations,  dynamiques (prolifiques) …

Le constat une fois fait, nous voyons bien que faire la guerre aux islamistes n’y suffira pas, mais que nous avons un impératif vital qui est celui de revenir à nos fondamentaux, à nos cultures, nos identités, nos héritages. Nous avons à rééduquer et resocialiser notre peuple, à redonner sens à nos vies et c’est dans ce combat que nous trouverons la force de sortir du piège que nous avons nous même fabriqué.

Francis NERI

09 06 17
http://semanticien.blogspirit.com/