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Identité mémoire culture

  • MON CREDO PATRIOTIQUE

     

    (Lettre adressée à Sarah Knafo et à Eric Zemmour)

        Chère Sarah,

        Cher Eric,

        Nous sommes, me semble-t-il, à l’un de ces moments rares où l’Histoire semble retenir son souffle. La France traverse une période de bouleversements profonds, et l’avenir pourrait ouvrir une voie nouvelle à la droite nationale et patriotique. Mais les occasions historiques sont fragiles : elles exigent du courage, de la hauteur de vue et, surtout, la capacité à dépasser les querelles de personnes lorsque l’intérêt supérieur du pays est en jeu.

        Car l’union des patriotes n’est plus une simple aspiration : elle est devenue une nécessité. Et cette union ne pourra véritablement s’accomplir que lorsque les « chicayas », les rivalités et les blessures d’amour-propre auront été définitivement remisées au vestiaire.

        Cher Éric, en 2024, vous n’avez eu de cesse de diriger vos attaques contre Marine et le Rassemblement national. Beaucoup de vos fidèles ont alors considéré cette stratégie comme aussi sévère que périlleuse, voire politiquement contre-productive pour votre propre Mouvement. Avec le recul, force est de constater qu’en concentrant ainsi vos coups sur ceux qui auraient pu devenir des partenaires dans un même combat, vous avez peut-être, pour reprendre une expression populaire, « tiré une balle dans votre propre pied ».

        Il faut pourtant savoir regarder l’avenir sans demeurer prisonnier des affrontements d’hier. La politique, lorsqu’elle prétend servir la France, devrait être autre chose qu’une succession de blessures personnelles et de comptes à régler. Elle devrait être cette capacité rare à distinguer l’essentiel de l’accessoire, la Patrie des ambitions individuelles, le destin collectif des rivalités particulières.

        Marine a été blessée, nul ne peut sérieusement l’ignorer. Et lorsqu’une blessure existe, il est inutile de l’approfondir à coups de nouvelles attaques. La grandeur politique consiste parfois à savoir déposer les armes entre compagnons de combat afin de pouvoir, demain, les reprendre ensemble face à ceux qui menacent l’avenir de notre pays.

        C’est précisément dans cet esprit que je souhaite attirer votre attention sur Sarah.

        Sarah Knafo représente, à mes yeux, une personnalité politique d’une rare détermination, une jeune femme dont l’intelligence, la combativité et le courage ont déjà retenu l’attention de nombreux patriotes. Elle incarne une génération nouvelle qui pourrait, demain, prendre toute sa part dans le redressement de la France.

        C’est pourquoi je vous le dis avec toute la franchise que permettent la fidélité et l’amitié : ne sacrifiez pas inutilement Sarah sur l’autel de l’ego, de la dualité ou de la rivalité.

        Ce serait une erreur politique, mais ce serait aussi, plus profondément, une erreur historique.

        Si demain une majorité patriotique devait se dessiner et qu’un gouvernement conduit par Jordan Bardella venait à voir le jour, Sarah aurait naturellement vocation, compte tenu de ses qualités et de son engagement, à y occuper une place à la hauteur de son talent. Il serait donc regrettable que les querelles d’hier viennent hypothéquer les responsabilités de demain.

        La France n’a pas besoin de nouvelles divisions. Elle a besoin de rassemblement. Elle a besoin que les hommes et les femmes qui partagent l’amour de son histoire, de sa souveraineté, de sa culture et de son identité sachent enfin unir leurs forces.

        Nous avons devant nous une responsabilité immense : ne pas laisser passer, par des querelles subalternes, ce qui pourrait être l’une des dernières grandes occasions de redressement national.

        L’Histoire jugera chacun d’entre nous moins sur les coups que nous aurons portés à nos compagnons de route que sur notre capacité à avoir servi, au moment décisif, l’intérêt supérieur de la France.

        C’est dans cet esprit, avec toute ma sympathie, mon estime et ma fidélité à la France patriotique, que je vous adresse ces quelques lignes.

        Puisse chacun avoir la sagesse de regarder au-delà des susceptibilités personnelles pour ne voir enfin que l’essentiel : la France, son avenir et la transmission de ce qu’elle représente à nos enfants.

        Bien cordialement,

        José CASTANO (6 septembre 2026)

     

  • L'IA

    Elle va modifier très rapidement la hiérarchie militaire des pays dans le monde, avec la possibilité pour de très petits pays de rivaliser, voire même de dépasser des grands pays (ceux non dotés de l'arme nucléaire) qui n'en auraient pas la même maîtrise.
     
    En effet, nul besoin dans un futur très proche d'être un pays à forte démographie, donc d'avoir de nombreux soldats, si on a la capacité industrielle et technologique de produire des millions de robots-soldats.
     
    On le voit déjà aujourd'hui avec la technologie moins avancée des drones où un pays comme l'Ukraine rivalise avec un grand pays comme la Russie et lui tient tête pour le moment...
    Sans cette nouvelle technologie des drones savamment utilisée par l'Ukraine, elle aurait déjà perdue la guerre.
     
    Nous rentrons vraiment dans une nouvelle ère...

    Joël Ranc

  • L'Europe

    L'Europe des XVIIe et XIXe siècles a inventé le concept de Nation. L'Europe de l'époque partageait le même socle culturel. On ne parle pas des questions de langue ou de gastronomie, mais de récit fondateur avec ses valeurs et principes. Protestants, catholiques et athées étaient sur les mêmes principes et valeurs, mais se battaient sur leur déclinaison concrète dans la société.

    Cela a conduit à l'erreur conceptuelle que la déclinaison, la politique, était supérieure aux autres considérations. Erreur tenant au fait que l'Europe d'antan croyait être universelle et éduquer les autres peuples.
    Or, saint Augustin l'avait écrit 1400 ans plus tôt : une cité où les citoyens ne partagent pas la même Foi ne sera jamais en paix, mais toujours la proie de troubles. La pensée d'Augustin ne se limite pas à la Foi, mais au récit fondateur eschatologique du commun ; pour lui la Cité procédait de la Foi. C'est ainsi qu'il faut le comprendre.
    Ainsi, l'Europe, et la France en particulier, a cru que mettre en avant la règle politique et la nationalité administrative suffisait à faire un commun, en ayant la culture comme impensé. C'était une réflexion ethnocentrée.
    L'Histoire contemporaine montre l'échec patent de cette croyance. Le modèle Français pensé vers 1780 est à l'agonie. La démographie de plus en plus multiculturelle lui a porté un coup fatal. Des peuples avec des principes différents ne peuvent reconnaître une définition du commun qui repose sur les principes d'un seul groupe. La politique est la déclinaison des principes et valeurs culturels (ethnologiques, anthropologiques) que partage un peuple. La violence civile, qu'elle soit physique ou sociale, ne fait que commencer. Tout n'est politique que si on partage un récit transcendant commun.
    Il est ironique de voir les héritiers des Lumières, qui luttaient contre l'obscurantisme de l'Eglise, accomplir exactement l'erreur qu'annonçait un des pères de l'Eglise.
    Pour voir la Lumière, il faut enlever son bandeau et accepter de comprendre d'où on regarde. Hybris et facture.