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Point de vue

  • Du rôle de l’armée au maintien de l’ordre sur le territoire national

    À la suite des violents incidents survenus les 17 et 18 octobre, de nombreuses voix se sont élevées pour réclamer l’intervention de l’armée aux fins de réprimer les émeutes.

        Il est temps de cesser de présenter l’armée comme le remède universel aux désordres qui traversent notre société. Nos soldats ne sont ni formés ni équipés, ni motivés pour exercer, dans les conditions habituelles du maintien de l’ordre, les missions qui incombent aux forces de sécurité intérieure. Leur métier est celui des armes, leur vocation celle du combat, leur devoir celui de défendre la France, au péril de leur vie, sur les théâtres d’opérations où la Nation les engage. Leur imposer des missions pour lesquelles ils ne sont pas spécifiquement préparés reviendrait à méconnaître la nature même de leur engagement.

        Policiers et gendarmes, en revanche, connaissent les réalités du terrain, les règles d’intervention et les exigences du rétablissement de l’ordre républicain. Ils sont formés pour faire face aux violences urbaines et disposent des moyens nécessaires à l’accomplissement de leurs missions, dans le respect du droit et des règles d’usage de la force. Encore faut-il leur donner les instructions, les ordres et le soutien nécessaires pour agir avec fermeté et détermination.

        On ne peut demander à nos policiers et à nos gendarmes de risquer leur intégrité physique pour rétablir le calme, tout en les laissant dans l’incertitude quant au soutien qu’ils recevront lorsqu’ils devront intervenir… Les exemples où ils ont été « lâchés » par leur hiérarchie, abondent en ce sens. La question mérite donc d’être posée : à quoi servirait le déploiement de nos soldats si les règles d’engagement, les responsabilités et les objectifs de l’intervention ne permettaient pas de répondre efficacement aux violences ? Nos militaires ne doivent pas devenir des cibles ou les témoins impuissants d’une autorité publique qui renoncerait par faiblesse ou par lâcheté à exercer – comme c’est le cas aujourd’hui - pleinement ses prérogatives.

        La première exigence patriotique consiste à respecter la mission de chacun et à donner à ceux qui servent la France les moyens d’accomplir leur devoir. Nos soldats méritent mieux que d’être appelés en renfort pour pallier les hésitations, les carences et le désarroi du pouvoir politique. Ils méritent que leur engagement soit réservé aux missions pour lesquelles ils ont été préparés, et que la force armée demeure ce qu’elle doit être : un instrument de défense de la Nation, placé sous l’autorité de l’État.

        La guerre d’Algérie s’est achevée en 1962. Cette page douloureuse de notre histoire appartient désormais au passé, mais elle nous rappelle combien les mots, les choix politiques et les fractures nationales peuvent peser sur le destin d’un peuple. Aujourd’hui, la France – que d’aucuns voudraient voir devenir algérienne - doit affronter ses propres tensions, ses violences et ses divisions. Elle ne saurait le faire en confondant ses missions militaires avec celles de ses forces de sécurité intérieure, ni en laissant s’installer le sentiment que l’autorité républicaine recule devant ceux qui la défient.

        L’avenir de notre pays exige de la lucidité, du courage et une volonté politique sans ambiguïté. La France a besoin d’une armée respectée, d’une police soutenue, d’une gendarmerie reconnue et d’une justice qui garantisse l’application de la loi. C’est à cette condition que l’État pourra rétablir la confiance, préserver la paix civile et transmettre aux générations futures une Nation digne de son histoire.

        José CASTANO

     

  • MON CREDO PATRIOTIQUE

     

    (Lettre adressée à Sarah Knafo et à Eric Zemmour)

        Chère Sarah,

        Cher Eric,

        Nous sommes, me semble-t-il, à l’un de ces moments rares où l’Histoire semble retenir son souffle. La France traverse une période de bouleversements profonds, et l’avenir pourrait ouvrir une voie nouvelle à la droite nationale et patriotique. Mais les occasions historiques sont fragiles : elles exigent du courage, de la hauteur de vue et, surtout, la capacité à dépasser les querelles de personnes lorsque l’intérêt supérieur du pays est en jeu.

        Car l’union des patriotes n’est plus une simple aspiration : elle est devenue une nécessité. Et cette union ne pourra véritablement s’accomplir que lorsque les « chicayas », les rivalités et les blessures d’amour-propre auront été définitivement remisées au vestiaire.

        Cher Éric, en 2024, vous n’avez eu de cesse de diriger vos attaques contre Marine et le Rassemblement national. Beaucoup de vos fidèles ont alors considéré cette stratégie comme aussi sévère que périlleuse, voire politiquement contre-productive pour votre propre Mouvement. Avec le recul, force est de constater qu’en concentrant ainsi vos coups sur ceux qui auraient pu devenir des partenaires dans un même combat, vous avez peut-être, pour reprendre une expression populaire, « tiré une balle dans votre propre pied ».

        Il faut pourtant savoir regarder l’avenir sans demeurer prisonnier des affrontements d’hier. La politique, lorsqu’elle prétend servir la France, devrait être autre chose qu’une succession de blessures personnelles et de comptes à régler. Elle devrait être cette capacité rare à distinguer l’essentiel de l’accessoire, la Patrie des ambitions individuelles, le destin collectif des rivalités particulières.

        Marine a été blessée, nul ne peut sérieusement l’ignorer. Et lorsqu’une blessure existe, il est inutile de l’approfondir à coups de nouvelles attaques. La grandeur politique consiste parfois à savoir déposer les armes entre compagnons de combat afin de pouvoir, demain, les reprendre ensemble face à ceux qui menacent l’avenir de notre pays.

        C’est précisément dans cet esprit que je souhaite attirer votre attention sur Sarah.

        Sarah Knafo représente, à mes yeux, une personnalité politique d’une rare détermination, une jeune femme dont l’intelligence, la combativité et le courage ont déjà retenu l’attention de nombreux patriotes. Elle incarne une génération nouvelle qui pourrait, demain, prendre toute sa part dans le redressement de la France.

        C’est pourquoi je vous le dis avec toute la franchise que permettent la fidélité et l’amitié : ne sacrifiez pas inutilement Sarah sur l’autel de l’ego, de la dualité ou de la rivalité.

        Ce serait une erreur politique, mais ce serait aussi, plus profondément, une erreur historique.

        Si demain une majorité patriotique devait se dessiner et qu’un gouvernement conduit par Jordan Bardella venait à voir le jour, Sarah aurait naturellement vocation, compte tenu de ses qualités et de son engagement, à y occuper une place à la hauteur de son talent. Il serait donc regrettable que les querelles d’hier viennent hypothéquer les responsabilités de demain.

        La France n’a pas besoin de nouvelles divisions. Elle a besoin de rassemblement. Elle a besoin que les hommes et les femmes qui partagent l’amour de son histoire, de sa souveraineté, de sa culture et de son identité sachent enfin unir leurs forces.

        Nous avons devant nous une responsabilité immense : ne pas laisser passer, par des querelles subalternes, ce qui pourrait être l’une des dernières grandes occasions de redressement national.

        L’Histoire jugera chacun d’entre nous moins sur les coups que nous aurons portés à nos compagnons de route que sur notre capacité à avoir servi, au moment décisif, l’intérêt supérieur de la France.

        C’est dans cet esprit, avec toute ma sympathie, mon estime et ma fidélité à la France patriotique, que je vous adresse ces quelques lignes.

        Puisse chacun avoir la sagesse de regarder au-delà des susceptibilités personnelles pour ne voir enfin que l’essentiel : la France, son avenir et la transmission de ce qu’elle représente à nos enfants.

        Bien cordialement,

        José CASTANO (6 septembre 2026)

     

  • Un scénario à la roumaine se profile pour 2027 ?

    Aux législatives de 2024, le RN est arrivé en tête avec 33 % des voix. Mais suite au front républicain et aux 200 désistements pour lui faire barrage, il a fini 3e en nombre de sièges à l’Assemblée, derrière le NFP et la majorité présidentielle.

    Pour nos démocrates modèles, qui traquent la dissidence sous toutes ses formes, mieux vaut le chaos institutionnel généralisé qu’une majorité RN choisie par le peuple.

    Ce qui se prépare avec les lois sur les ingérences étrangères et maintenant intérieures, c’est l’éviction du RN du jeu démocratique, pour non-conformité à la doctrine mondialiste qu’aucun peuple ne saurait contourner.

    Le mondialisme, c’est la mort des nations, donc de la démocratie et des peuples souverains, qui deviendront de simples consommateurs de plus en plus abrutis, remplacés par des robots et par l’IA, laquelle va tout gérer sans besoin de cerveaux humains. On pourra bientôt supprimer l’école et fabriquer des troupeaux de crétins illettrés pour en faire des consommateurs dociles.

    Ce n’est plus de la science-fiction sortie des studios d’Hollywood, nous y sommes.

    Jacques Guillemain