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06/08/2018

Effondrement 2030

L’effondrement, c’est la convergence de toutes les crises : climatiques, écologiques, bio-géophysiques, économiques…

« C’est le processus à l’issue duquel les besoins de base (eau, alimentation, logement, habillement, énergie, etc.) ne sont plus fournis (à un coût raisonnable) à une majorité de la population par des services encadrés par la loi ».

Dès 1972, le rapport Meadows intitulé The Limits To Growth, rédigé par des chercheurs du MIT pour le Club de Rome, alertait déjà sur les dangers d’une croissance économique et démographique exponentielle dans un monde fini. Le rapport prévoyait l’effondrement pour 2030. Dans une dizaine d’années, donc.

L’effondrement ne prend pas la même forme selon les pays, il recoupe plusieurs réalités différentes. « C’est un enchaînement de catastrophes qu’on ne peut plus arrêter et qui a des conséquences irréversibles sur la société

On ne peut pas savoir ce qui le déclenchera : un krach boursier, une catastrophe naturelle, l’effondrement de la biodiversité… « Ce qu’on peut affirmer, c’est que toutes ces crises sont interconnectées et qu’elles peuvent, comme un effet de domino, se déclencher les unes les autres »

Il faut imaginer une vie où il n’y a plus rien dans les distributeurs automatiques, où l’essence est rationnée, où l’eau potable n’arrive pas souvent, où il y a de grandes sécheresses et de grandes inondations.

Il faut se préparer à vivre ces tempêtes.

Laure Beaudonnet

Publié le 06/08/18

Oui, il faut se préparer à vivre ces tempêtes. Avoir une approche systémique des évènements : S'élever pour mieux voir, relier pour mieux comprendre,  situer pour mieux agir.
Oui le processus est enclenché et il semble irréversible, mais les prospectivistes se trompent souvent. La réalité c’est qu’il existe des périodes de « destruction créatrices ». Nous sommes en train d’en vivre une. On ne peut pas l’arrêter, on ne peut pas reculer. Tout ce que nous pouvons faire, sur le plan individuel et de groupe, c’est comprendre ce qui se passe, puis nous positionner pour nous protéger ainsi que les nôtres.

06 08 18

Francis-claude Neri

http://semanticien.blogspirit.com/

23/06/2018

Approche systémique

J’avais, hier au soir, invité trois amis ( infogroupe 68 ) à un barbecue pour discuter d’organisation en vue des prochaines élections européennes.
L’un d’eux un « notable » Colmarien opérant en toute discrétion, et n’intervenant jamais en conséquence sur ma page et le groupe, me fit part de son étonnement devant mon refus d’accepter en particulier sur le groupe des « Systémiciens pour la liberté » des musulmans alors que j’y recevais des Juifs.
Enfin il ne comprenait pas pourquoi dans le conflit israélo-palestinien je n’étais pas neutre et prenait systématiquement partie pour les Israéliens …

Pour lui un Systémicien ne pouvait prendre partie pour un camp ou un autre…

J’ai du sortir mon tableau de papier car il eut la malignité lui, de sortir une de mes expressions favorite : « Le jugement négatif EST le sommet de la conscience » qu’il interprétait comme une absence de jugement …ce qui n’est pas le cas … au contraire.

C’est à ce moment là que mon épouse est allée se coucher !

Les « idées » systémiques contenues implicitement dans nos projets sont presque plus importantes que ces projets eux-mêmes et ce serait folie de les sacrifier sur l'autel du pragmatisme.

Je vais donc essayer d’être simple car nous sommes là au cœur de la question et c’est elle qui va déterminer NOTRE avenir.  Il faut donc que chacun d’entre nous appréhende correctement la spécificité, la  portée de ces manières de penser si nous voulons survivre en tant que « système occidental »

C’est  Ludwig Von BERTALANFFY qui fit les premiers travaux sur ce thème en 1925. Comme biologiste et psychologue, il cherchait à construire une théorie générale qui permette d’aborder les êtres vivants en tant que systèmes.

Sa théorie générale des systèmes regroupe les principes théoriques généraux qui permettent de décrire et comprendre le fonctionnement des systèmes ou des sous-systèmes, quels qu’ils soient.

Sur le plan de la physique cela « tient » mais on ne peut comprendre un organisme vivant en étudiant séparément chacun de ses « composants ». Il faut au contraire insister sur les interactions entre ses différentes parties, son organisation, ses échanges avec son environnement, etc.

Des chercheurs élaborèrent ensuite la notion d’information et de feed back (information retour) à l’occasion de la mise au point de machines équipées de dispositifs de contrôle de l’exécution de la tâche.
La dimension « appliquée » de ces disciplines, plus marquées par les ingénieurs que par les théoriciens, va aussi de pair avec un accent sur l’action et sur le but de ces systèmes, construits par l’homme.

On ajoutera la modélisation des systèmes qui atteint aujourd’hui des niveaux de sophistications très élaborés par le recours aux ordinateurs et à leur puissance de travail.

 Qu’est qu’un système tout d’abord ? Joël de Rosnay  Président de la cité des sciences définit un système en ces termes :

«Un système est un ensemble d'éléments en interaction dynamique, organisé en fonction d'un but»[1]

  • Un être humain est un système : 
  • il est organisé en fonction d’un but : maintenir sa structure (rester vivant)
  • il est en interaction dynamique en particulier avec les autres êtres humains       

L’expression « interactions dynamiques » et « maintenir sa structure (y compris morale, culturelle ou cultuelle …économique, sociale etc. )  nous met sur le chemin des interactions entre Israéliens et Palestiniens ou plus généralement entre Juifs, Musulmans, Chrétiens Agnostiques, Athées, Libres penseurs etc. et nous fait comprendre que ces interactions peuvent ne pas être de tout repos et que nous devons les réguler et les contrôler.

Réguler et contrôler QUOI ? Ben les interactions de « cause et effet » et donc les « rétroactions ».

Ex :  Événement 1) Cause, un Musulman dit à un Juif «  Sale Juif »
        Événement 2) Effet, le Juif répond (rétroaction) « Sale Arabe
        Événement 3) Un individu « neutre » dit « Sales cons » faites la paix !
        Événement 4) Un autre s’exclame « Allah Akbar ! »

        ETC .

Et on est parti pour ce qu’on appelle « une boucle de rétroactions » le système  (l’ensemble d’éléments en interactions dynamique) va s’emballer, les rétroactions vont devenir de plus en plus violentes et il va exploser…
Pour réduire la pression il faut « ouvrir la boucle » c’est cela qu’un systémicien entend par « action » (jugement négatif) et c’est bien le sommet de la conscience …si on juge positivement on accélère la réaction et c’est mauvais de mauvais !

Mais dans un cas comme dans l’autre (neutre, pour, contre) personne n’écoute plus personne, chacun reste DÉTERMINÉ par ses certitudes …il ne reste donc plus qu’à poser un thermostat sur le système …un régulateur qui se déclenche automatiquement pour ouvrir la boucle et empêcher les « acteurs » de faire sauter le système en s’étripant joyeusement.

L’ONU était faite pour çà …c’est raté …et c’est le moins que l’on puisse dire …je crains fort qu’il nous faille CHOISIR. Nous ne pouvons plus rester neutres.

Un systémicien doit savoir le faire.  Pour ma part, je me positionne CONTRE la « Triplice », c’est à dire un certain islam des ténèbres, une certaine gauche multiculturaliste et « en même temps » chrétienne qui tend l’autre joue, et bien entendu un certain « libéralisme » prédateur et oligarchique qui « suicide » la planète et ses habitants.


Les trois sont objectivement en cohérence. Bref ils sont en « approche systémique » ils se renforcent l’un par l’autre …nous serions stupides de ne pas en faire autant !      

Francis-claude Neri
23 06 18

 

[1] De ROSNAY Joël, (1975),

Le Macroscope, vers une vision globale, Seuil, points, Paris. p.93

 

31/05/2018

Que veulent les créationnistes ?

Savoir si l'homme a été "créé" d'argile d'un coup, comme ça, en même temps que les dinosaures, ou s'il est l'un des stades actuels de l'évolution des espèces animales, au fond quelle importance ? Si les créationnistes se focalisent sur cette question de culture scientifique, que veulent-ils vraiment ? On peut vivre très heureux en croyant fermement à la création biblique ou en considérant l'évolution comme une évidence, ça n'empêche pas de dormir.

Alors les créationnistes et les Haroun Yaya de tous poils ils veulent quoi ? Ce qu'ils veulent, c'est faire taire la voix de la raison, faire disparaître toute forme de réflexion et d'esprit critique. La science (la vraie) c'est la liberté de penser, et de n'admettre une chose comme vraie que lorsqu'on en est intimement convaincu au terme d'une réflexion personnelle que n'est venu brider aucun tabou. Si le darwinisme est aujourd'hui reconnu comme une vérité établie, c'est que tous ses détracteurs ont eu le droit de le remettre en question, et ont fini par reconnaître que c'était bien la vérité.

Vouloir imposer la croyance aveugle à la lettre d'un texte présenté comme "divin", "sacré", c'est soumettre la liberté de penser à l'autorité d'un dogme qui n'a pas de comptes à rendre. On tente de soumettre les hommes en deux phases.

- étape I : exiger le "respect" des croyances. C'est à dire imposer à ceux qui n'y croient pas qu'au nom du "respect des convictions religieuses des croyants" ils ont l'obligation de présenter la version biblique ou coranique à égalité avec les vraies connaissances scientifiques. Donc mort de l'esprit critique.

- étape II : exiger le "respect" des religions. C'est à dire interdire la critique et la remise en question des "livres saints" et des "prophètes". On a vu l'étape II à l'œuvre lors des manifestations violentes contre les caricatures de Mahomet, et un groupe de pression tente de faire voter à l'ONU une résolution interdisant formellement la "diffamation des religions", c'est à dire l'expression de leur critique ou de la contradiction de leurs dogmes. Donc mort de la liberté de pensée et d'expression.

Cette étape est déjà atteinte dans les pays musulmans, ou la loi interdit toute expression publique qui contredirait l'islam. En Suisse les islamistes ont obtenu l'interdiction d'une pièce de Voltaire "jugée offensante pour l'islam".

Quand ces deux étapes auront été atteintes, le pouvoir des leaders religieux sera établi sur l'humanité. Peu leur importe que les gens croient ou pas, dans le secret de leur cœur, à leurs affirmations gratuites, puisqu'il leur sera interdit de s'y opposer tant en actes qu'en paroles.

Même dans les pays démocratiques il sera légal d'exiger que l'on expurge les bibliothèques de tous les livres "jugés offensants" pour les religions. Ça va faire de la place... La science ne sera tolérée que dans les limites fixées par les religieux. En poussant les choses à l'extrême Juifs et musulmans intégristes auront le droit de faire interdire le cinéma, la peinture figurative, la photo, sous prétexte que c'est une offense à leur religion. Les musulmans intégristes, même minoritaires, auront le droit en principe d'exiger que toutes les femmes soient voilées car sinon c'est une offense à leur foi, et il sera interdit de les contredire.

Au fond, est-ce cela le but ?

Fritz Helmut Dabber

31 05 2018