Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

22/09/2019

Le thérapeute cognitif et le formateur

(Ce que je pensais sur les pratiques éducatives, socialisantes, d’apprentissage et thérapeutiques dans les années 70 et au delà en tant qu’éducateur et formateur …diplômé d’Etat !)

Une des applications les plus évidentes du lien unissant attitude et comportement repose sur la manipulation de l’attitude pour voir apparaître un comportement désiré. En modifiant volontairement l’attitude d’un individu par le biais d’une manipulation, le comportement associé à cette attitude est ainsi plus susceptible d’être réalisé.

Le thérapeute cognitif et le formateur s’appliquent à modifier les pensées dysfonctionnelles (anticipations, idées noires, attentes irréalistes ou résignation acquise, croyances négatives et irrationnelles, inférences « incorrectes », etc.) par le biais d'une démarche pédagogique conduire le « client » à la prise de conscience des distorsions cognitives dysfonctionnelles et à l'apprentissage progressif d'attitudes, habiletés et compétences plus « adaptées ».
Dans ce processus, l'implication du client devient cruciale, car c'est lui qui doit assumer la responsabilité du changement (intégration d'un répertoire cognitif « adapté ») et de la gestion des « expériences de difficulté » (ici et maintenant) qui l'ont amené en consultation ou en formation.
Il s'agit souvent d'inculquer aux sujets une vision stratégique d'eux-mêmes et de leur environnement, qui leur permette de s'engager « efficacement » dans la résolution des problèmes concrets, d'identifier clairement « leurs » besoins, de dresser des plans d'action « réalistes » et, enfin, d'évaluer les diverses réponses du milieu afin d'effectuer la mise au point de leurs répertoires cognitifs et comportementaux.
La souplesse et le pragmatisme des répertoires cognitifs et comportementaux du sujet (ou tout simplement la capacité d'adaptation) deviennent bien entendu des atouts dans un environnement instable (familial, de travail, financier, etc.) comme celui qui caractérise à plusieurs égards les sociétés actuelles.

La présence chez le client (l’apprenant, le formé, l’usager)  de schémas cognitifs dysfonctionnels, le manque de motivation, l'établissement de stratégies inadaptées, l'absence de « perspective future » ou la formulation de buts « irréalistes », pour ne nommer que ceux-ci, sont couramment associés à des symptômes variés (anxiété, dépression, somatisations, stress, etc.).
En revanche, le choix de stratégies et de buts personnels « adéquats » ou « adaptés », et le fait d'avoir une perception « réaliste » de l'environnement et de soi-même, par exemple, constituent des facteurs de « santé mentale ».

Adaptation et santé mentale deviennent des termes interchangeables, ou plutôt, le premier est souvent présenté comme la condition de possibilité du deuxième, et ce, non seulement dans le jargon cognitiviste, mais également, comme on le verra ci-dessous, dans le jargon « communautaire ».

Dans l'univers des théories psychosociales cognitives, l'allusion aux facteurs économiques, sociaux ou politiques qui pourraient avoir une part de responsabilité en ce qui concerne les « difficultés » des personnes « en difficulté » ne semble ni nécessaire ni pertinente car ne relevant pas de son influence directe.

Le sujet auto-motivé est conçu comme le lieu d'ancrage d'un répertoire cognitivo-comportemental qui lui permettrait, s'il est convenablement adapté, d'évoluer sans heurts significatifs dans son environnement en passant successivement d'un équilibre à un autre.

Extrait de « Régulation, contrôle, remédiation » : mode de régulation des conduites des sujets.

Francis-claude Neri
NERI Francis @Iese67NERI
http://semanticien.blogspirit.com/

22 09 19

19/09/2019

Evolution et prédation

Quoi que l'on fasse, il nous faut trouver, en temps que prédateurs identifiés comme tels par les peuples « émergeants » (esclavagisme, colonisation etc.) des solutions de continuité et çà devient plutôt difficile.
Alors il y a "après moi le déluge".

Mais je considère pour ma part que nous sommes toujours en « compétition évolutionnelle » et que l’évolution commune ou coévolution passe par une sorte d’interdépendance entre le prédateur et ses proies.

Seule une forte pression de sélection favorisant les éléments progressistes –en éliminant la grande majorité des conservateurs qui s’attachent à la tradition – peut conduire à des modifications des comportements et attitudes des « peuples persécutés » …enfin ce qui en restera quand nous leur aurons fait prendre la pilule de force et limiter à un demi-enfant par femme la naissance des …Nigérians…entre autres.
Seule l’interaction dynamique – régulation, contrôle et remédiation- entre nos organismes évolués et l’environnement nous permettra de trouver ces « solutions de continuité » et, il n’y aura pas de place pour tout le monde.

Chaque individu devra apprendre à replacer ses aptitudes et ses performances dans le contexte de son environnement et de son époque …çà vaut pour le chamelier du désert comme pour nous et il se peut qu’à terme il s’en tire mieux que nous ; changement climatique oblige.

L’attitude et le comportement de l’individu, son gain individuel, son action sur les évènements ne jouent presque aucun rôle en la matière. Dans le fleuve du vivant, l’individu n’est qu’un maillon parmi tant d’autres.

La concurrence est donc un principe de conservation de la vie qui cherche le meilleur chemin à suivre et préfère à un profit immédiat maximal la réussite à long terme.

Notre comportement est adapté à la vie à l’intérieur de petits groupes, à notre échelle, et non pas à la société de masse d’individus anonymes avec lesquels nous n’avons dans le fond aucun rapport- en bien ou en mal, tout cela est connu depuis longtemps c’est la raison pour laquelle je prêche un retour au local, tout en ayant un œil acéré sur le global.          

Un ami me dit ceci : La vie nous a toujours été expliquée, et fort bien, par un processus causal, et tu voudrais lui conférer une intentionnalité ? Comme Aristote pour qui la nature avait horreur du vide ???

Il fait bien de me rappeler Aristote, mais je crois que pour ma part je n’interfère pas avec le processus causal linéaire.

Il y a bien longtemps, et bien avant que je lise Korzybsky, que je ne m’y fie plus sans souligner les rétroactions et que l’effet rétroagit sur la cause.

L'évolution s'est faite rapidement et elle ne concerne qu'un petit groupe. NOS ancêtres ne se perdent pas dans la nuit des temps préhistoriques. On retrouve leur chemin.
Seulement ce chemin ne va pas en ligne droite. Il faudrait plutôt le comparer avec à un tortueux sentier qui s'écarte à plusieurs reprises du courant principal de l'évolution.
Cela devrait suffire pour ne pas y voir une intentionnalité.
Pour quelles raisons en effet s'égarer si souvent dans des chemins ou des impasses si on peut y aller tout droit ?

Si on veut expliquer des processus d'évolution y compris politiques, économiques, sociaux, il nous faut mettre en lumières des liens d'interaction, établir des relations de cause à effets, des rétroactions (positives et négatives).

Alors l'hominisation n'est elle qu'une série de hasards ? Jacques Monod posait dans les années 60 la question dans son livre : Le hasard et la nécessité.
Mais l'autre solution ne me parait pas être la prédestination.

De toutes façon, il apparait que le local ne contredit jamais le global. Les solutions locales doivent toujours être en cohérence avec le global (la totalité de l'organisme).

Francis-claude Neri
19 09 19

 

 

06/08/2018

Effondrement 2030

L’effondrement, c’est la convergence de toutes les crises : climatiques, écologiques, bio-géophysiques, économiques…

« C’est le processus à l’issue duquel les besoins de base (eau, alimentation, logement, habillement, énergie, etc.) ne sont plus fournis (à un coût raisonnable) à une majorité de la population par des services encadrés par la loi ».

Dès 1972, le rapport Meadows intitulé The Limits To Growth, rédigé par des chercheurs du MIT pour le Club de Rome, alertait déjà sur les dangers d’une croissance économique et démographique exponentielle dans un monde fini. Le rapport prévoyait l’effondrement pour 2030. Dans une dizaine d’années, donc.

L’effondrement ne prend pas la même forme selon les pays, il recoupe plusieurs réalités différentes. « C’est un enchaînement de catastrophes qu’on ne peut plus arrêter et qui a des conséquences irréversibles sur la société

On ne peut pas savoir ce qui le déclenchera : un krach boursier, une catastrophe naturelle, l’effondrement de la biodiversité… « Ce qu’on peut affirmer, c’est que toutes ces crises sont interconnectées et qu’elles peuvent, comme un effet de domino, se déclencher les unes les autres »

Il faut imaginer une vie où il n’y a plus rien dans les distributeurs automatiques, où l’essence est rationnée, où l’eau potable n’arrive pas souvent, où il y a de grandes sécheresses et de grandes inondations.

Il faut se préparer à vivre ces tempêtes.

Laure Beaudonnet

Publié le 06/08/18

Oui, il faut se préparer à vivre ces tempêtes. Avoir une approche systémique des évènements : S'élever pour mieux voir, relier pour mieux comprendre,  situer pour mieux agir.
Oui le processus est enclenché et il semble irréversible, mais les prospectivistes se trompent souvent. La réalité c’est qu’il existe des périodes de « destruction créatrices ». Nous sommes en train d’en vivre une. On ne peut pas l’arrêter, on ne peut pas reculer. Tout ce que nous pouvons faire, sur le plan individuel et de groupe, c’est comprendre ce qui se passe, puis nous positionner pour nous protéger ainsi que les nôtres.

06 08 18

Francis-claude Neri

http://semanticien.blogspirit.com/