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19/03/2018

Gouvernement mondial

"Dans un gouvernement mondial, démographie, finances et économies doivent être liées, régulées et contrôlées et les déviances sévèrement sanctionnées."

Francis-claude Neri

Malheureusement ce système de vote fondé sur le plus grand nombre sans aucun contrôle de compétence, nourri l’explosion démographique de la bêtise pour prendre le pouvoir.

Malheureusement ceux là même qui vivent de la finance en la gérant sont ceux qui produisent notre monnaie et décident des règles, je ne connais pas de plus grand conflit d’intérêt.


Malheureusement l’économie est fondée sur le profit, l’art de prélever une marge sur une vente, et la concurrence, celui qui fait le plus gros profit élimine les autres. Résultat la masse de toutes les marchandises produite est vendue bien plus cher que sa valeur réelle, et la somme de tous les salaires ne peut consommer cette production il faut alors passer par le crédit et la dette qui diminue encore la capacité des peuples à acheter leur propre production.


Malheureusement pour sanctionner une déviance, il faut une loi admise par tous d’où un minimum de constitution mondiale, un système d’enquête policière d’où un minimum de prélèvement sur les peuples pour la financer, et un système judiciaire indépendant capable d’imposer ses décisions, et un système de sanction confirmée par un minimum de gouvernement mondial qui empêche la protection d’une déviance par un état fort. D’autant plus fort qu’il profite économiquement de cette déviance !


Donc première étape proposer une forme minimale de constitution acceptable par tous les pays, rien que ça c’est une sacré utopie, mais quelle autre solution est-elle possible ?

Alain Persat

D'accord avec toi ...et la SORTIE est bien là sans nul doute...notre "travail" doit donc consister à en populariser le concept qui finalement est d'une grande simplicité puisqu’il "suit" tout simplement les lois naturelles qui sont celles de : l'auto catalyse, l'auto sélection et l'exclusion compétitive.
L’essentiel est de ne pas perdre de vue que si l'on décompose par l'analyse la complexité en éléments simples nous perdons en route les propriétés émergentes (donc nous n'abordons jamais le "tout".)

Je préconise la synthèse systémique seule capable de mettre en relation des phénomènes naturels répondant à des lois générales et des actions humaines individuelles et collectives ...

Faute de méthode, d'outils d'observation, de capacité d'évaluation, les politiques, qui sont persuadés être les seuls capables de faire avancer les sociétés dans une direction choisie, sont dépassés par les évènements, par les rétroactions positives (qui amplifient les problématiques) et sont à présent à court terme incapables d’imaginer et encore moins de mettre en œuvre une réponse cohérente.
Une réponse difficile à saisir car elle nécessite une connaissance de plusieurs disciplines et domaines différents. Leur spécialisation à outrance ... (pour ne pas dire leur incompétence) et leur vision binaire du monde les en rendent incapables.

Tu vois donc ce qu'il NOUS reste à faire si nous voulons rester dans le jeu encore un moment
Francis-claude Neri

19 03 18

12/12/2017

Le règne de l’Homme est fini ?

Depuis Darwin et Nietzsche (L’origine de espèces - 1859 et Ainsi parlait Zarathoustra (1862) nous « discutons « passionnément » sur la valeur des races et de cette force vitale poussant l’ être à s’accomplir dans tous les possibles en dehors de toute considération morale, judéo-chrétienne en particulier.

Une opinion, préparée à en découdre avec la religion, connue alors une audience immédiate et considérable.
Plus tard, Sartre et quelques autres en firent leur succès dans la lutte entre faibles et forts et sur les valeurs de la vie au dépend des valeurs de culture et du cultuel.

Il fut dit alors que l’éthique et l’esthétique devait remplacer la morale et, la raison du plus faible prise en compte systématiquement …par le plus fort.

Cette inversion des valeurs permettait au principe démocratique d’avoir tout l’avenir devant lui.
De Gaulle eut l’habileté de le corseter dans une constitution faites pour lui. Ce faisant il nous fit remarquer que la raison du plus faible (du plus nombreux en fait) suppléant à la charité chrétienne, n’est pas toujours la meilleure et que 51 % de « manipulés » peut légitimement nuire à 49 % d’individus « raisonnables » et donc à l’ensemble.

Ce ne fut pas suffisant à la compréhension du phénomène, ses successeurs retombèrent TOUS dans l’ornière du socialisme égalitaire et bien pensant qui ne vit pas revenir sous le masque animal de l’islamiste la force même de la religion qui bouscule les formes.

Alors fleurit le créationnisme, le retour de la légende et du religieux sous toutes ses formes, le contrôle de la volonté d’autrui et la manipulation du peuple par le « pain et les jeux » ne fit que s’accentuer.

L’Opium du peuple est de retour mais curieusement il ne part pas en croisade. Je le soupçonne au moins d’ambigüité sinon de complicité.
Il n’est d’ailleurs pas le seul ; même Marine le PEN affirme que l’Islam est compatible avec la démocratie…il est vrai qu’elle se dit chrétienne et croyante et …entre croyants …..

Alors méfiance les ami(e)s et continuons à rêver « évolutionnisme » et à « être » nécessairement moins nombreux si nous voulons être encore présent demain sur la planète qui nous façonne et que nous façonnons en retour.
Le tout est de se prendre en charge car il nous appartient de dire comment quelle que soit l’initiative première, Dieu, le hasard ou la nécessité.

Cuvier déjà faisait l’hypothèse catastrophique selon laquelle l’enchainement des espèces correspond à une succession de déluges et de (re)créations.
Hypothèse reprise de nos jours sous l’expression « Théorie du chaos ».
Songeons également à Maupassant et à ce que je considère comme un chef d’œuvre : « Le Horla » ou il écrit : « Le règne de l’Homme est fini. Il est venu celui que redoutaient les premières terreurs des peuples naïfs, celui qu’exorcisaient les prêtres inquiets, que les sorciers évoquaient par les nuits sombres ….le Horla !

L’Histoire n’est pas achevée !

Francis-claude Neri

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27/03/2016

Les finalités de la politique

Depuis de nombreuses années (en gros 1974) je m’efforce de faire partager une conclusion brutale que je partage moi même avec d’autres « adeptes » de l’approche systémique, comme Joël de Rosnay, Edgar Morin, Henri Laborit, Jacques Lesourne et quelques autres moins connus … André Lebeau, Jared Diamond par exemple … moins connus en France bien évidemment !

Cette conclusion, la voici : Le danger pour l’humanité provient de l’interaction de trois insuffisances de contrôle, qui peuvent être à tout moment le point de départ de déséquilibres cumulatifs.

  • Au niveau de l’élément ultime de la vie sociale, l’individu, auto organisé depuis des millénaires et qui contrôle mal ses pulsions ancestrales, tout en mettant à leur service le pouvoir du langage et de la symbolisation.
  • La seconde source de déséquilibre, provient ensuite des systèmes politiques nationaux, construits au cours de l’histoire pour assurer l’intégration et la coordination des activités nationales. Ils ne possèdent tout au plus qu’une imparfaite capacité de régulation à court terme, sont impuissants à maitriser les trop rapides transformations à court terme, et n’arrivent pas à élaborer des fins à long terme.
    La plupart du temps d’ailleurs les élites, et pas seulement politiques, échappent au contrôle des citoyens et projettent sur eux l’ombre de leurs propres déséquilibres.
  • La concurrence entre des nations détentrices d’un pouvoir absolu de destruction est, au somment de la pyramide des systèmes sociaux, le siège de la troisième insuffisance de contrôle.
    Avec elles se manifestent le spectre de la guerre absolue de tous contre tous, le combat pour les matières premières, pour la conquête ou la reconquête de territoires, de la guerre civile et ethnique, culturelle et cultuelle, l’écrasement des minorités occidentales par les multitudes orientales, le heurt de la richesse et de la pauvreté etc.

Dans les guerres, les révolutions, les faillites des civilisations et des nations se retrouvent imbriquées ces trois insuffisances de contrôle.
C’est pour cela qu’il ne suffit pas de publier des rapports de prospective, de construire des « machins » internationaux, d’écrire des essais politiques que personne ne lit, de réélire les mêmes politiciens qui ne savent tout au plus que faire et refaire un peu plus de la même chose.

 La question ultime pour moi, ici et maintenant sera donc :

Comment rompre cet enfermement planétaire et mettre l’Homme (avec ou sans l'aide d'un Dieu) au contrôle car il est devenu responsable de sa vie et de sa mort ?

Et puisque ce sont des pratiques et des individus qui les mettent en œuvre au sein de nos « systèmes » politiques, économiques, financiers etc. « comment nettoyer ces systèmes et mettre en place des pratiques et des pratiquants que "NOUS" puissions réguler, contrôler et sanctionner ? »    

Le concept d’auto organisation, d’auto régulation et d’auto contrôle étant clairement « obsolète » depuis la crise des « subprimes » il est temps de passer et vite à autre chose et…que l’on ne vienne plus me dire qu’il est trop tard …je n’entre pas dans ces considérations :-) 

Francis NERI
27 03 16