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12/12/2017

Le règne de l’Homme est fini ?

Depuis Darwin et Nietzsche (L’origine de espèces - 1859 et Ainsi parlait Zarathoustra (1862) nous « discutons « passionnément » sur la valeur des races et de cette force vitale poussant l’ être à s’accomplir dans tous les possibles en dehors de toute considération morale, judéo-chrétienne en particulier.

Une opinion, préparée à en découdre avec la religion, connue alors une audience immédiate et considérable.
Plus tard, Sartre et quelques autres en firent leur succès dans la lutte entre faibles et forts et sur les valeurs de la vie au dépend des valeurs de culture et du cultuel.

Il fut dit alors que l’éthique et l’esthétique devait remplacer la morale et, la raison du plus faible prise en compte systématiquement …par le plus fort.

Cette inversion des valeurs permettait au principe démocratique d’avoir tout l’avenir devant lui.
De Gaulle eut l’habileté de le corseter dans une constitution faites pour lui. Ce faisant il nous fit remarquer que la raison du plus faible (du plus nombreux en fait) suppléant à la charité chrétienne, n’est pas toujours la meilleure et que 51 % de « manipulés » peut légitimement nuire à 49 % d’individus « raisonnables » et donc à l’ensemble.

Ce ne fut pas suffisant à la compréhension du phénomène, ses successeurs retombèrent TOUS dans l’ornière du socialisme égalitaire et bien pensant qui ne vit pas revenir sous le masque animal de l’islamiste la force même de la religion qui bouscule les formes.

Alors fleurit le créationnisme, le retour de la légende et du religieux sous toutes ses formes, le contrôle de la volonté d’autrui et la manipulation du peuple par le « pain et les jeux » ne fit que s’accentuer.

L’Opium du peuple est de retour mais curieusement il ne part pas en croisade. Je le soupçonne au moins d’ambigüité sinon de complicité.
Il n’est d’ailleurs pas le seul ; même Marine le PEN affirme que l’Islam est compatible avec la démocratie…il est vrai qu’elle se dit chrétienne et croyante et …entre croyants …..

Alors méfiance les ami(e)s et continuons à rêver « évolutionnisme » et à « être » nécessairement moins nombreux si nous voulons être encore présent demain sur la planète qui nous façonne et que nous façonnons en retour.
Le tout est de se prendre en charge car il nous appartient de dire comment quelle que soit l’initiative première, Dieu, le hasard ou la nécessité.

Cuvier déjà faisait l’hypothèse catastrophique selon laquelle l’enchainement des espèces correspond à une succession de déluges et de (re)créations.
Hypothèse reprise de nos jours sous l’expression « Théorie du chaos ».
Songeons également à Maupassant et à ce que je considère comme un chef d’œuvre : « Le Horla » ou il écrit : « Le règne de l’Homme est fini. Il est venu celui que redoutaient les premières terreurs des peuples naïfs, celui qu’exorcisaient les prêtres inquiets, que les sorciers évoquaient par les nuits sombres ….le Horla !

L’Histoire n’est pas achevée !

Francis-claude Neri

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27/03/2016

Les finalités de la politique

Depuis de nombreuses années (en gros 1974) je m’efforce de faire partager une conclusion brutale que je partage moi même avec d’autres « adeptes » de l’approche systémique, comme Joël de Rosnay, Edgar Morin, Henri Laborit, Jacques Lesourne et quelques autres moins connus … André Lebeau, Jared Diamond par exemple … moins connus en France bien évidemment !

Cette conclusion, la voici : Le danger pour l’humanité provient de l’interaction de trois insuffisances de contrôle, qui peuvent être à tout moment le point de départ de déséquilibres cumulatifs.

  • Au niveau de l’élément ultime de la vie sociale, l’individu, auto organisé depuis des millénaires et qui contrôle mal ses pulsions ancestrales, tout en mettant à leur service le pouvoir du langage et de la symbolisation.
  • La seconde source de déséquilibre, provient ensuite des systèmes politiques nationaux, construits au cours de l’histoire pour assurer l’intégration et la coordination des activités nationales. Ils ne possèdent tout au plus qu’une imparfaite capacité de régulation à court terme, sont impuissants à maitriser les trop rapides transformations à court terme, et n’arrivent pas à élaborer des fins à long terme.
    La plupart du temps d’ailleurs les élites, et pas seulement politiques, échappent au contrôle des citoyens et projettent sur eux l’ombre de leurs propres déséquilibres.
  • La concurrence entre des nations détentrices d’un pouvoir absolu de destruction est, au somment de la pyramide des systèmes sociaux, le siège de la troisième insuffisance de contrôle.
    Avec elles se manifestent le spectre de la guerre absolue de tous contre tous, le combat pour les matières premières, pour la conquête ou la reconquête de territoires, de la guerre civile et ethnique, culturelle et cultuelle, l’écrasement des minorités occidentales par les multitudes orientales, le heurt de la richesse et de la pauvreté etc.

Dans les guerres, les révolutions, les faillites des civilisations et des nations se retrouvent imbriquées ces trois insuffisances de contrôle.
C’est pour cela qu’il ne suffit pas de publier des rapports de prospective, de construire des « machins » internationaux, d’écrire des essais politiques que personne ne lit, de réélire les mêmes politiciens qui ne savent tout au plus que faire et refaire un peu plus de la même chose.

 La question ultime pour moi, ici et maintenant sera donc :

Comment rompre cet enfermement planétaire et mettre l’Homme (avec ou sans l'aide d'un Dieu) au contrôle car il est devenu responsable de sa vie et de sa mort ?

Et puisque ce sont des pratiques et des individus qui les mettent en œuvre au sein de nos « systèmes » politiques, économiques, financiers etc. « comment nettoyer ces systèmes et mettre en place des pratiques et des pratiquants que "NOUS" puissions réguler, contrôler et sanctionner ? »    

Le concept d’auto organisation, d’auto régulation et d’auto contrôle étant clairement « obsolète » depuis la crise des « subprimes » il est temps de passer et vite à autre chose et…que l’on ne vienne plus me dire qu’il est trop tard …je n’entre pas dans ces considérations :-) 

Francis NERI
27 03 16         

22/06/2015

Le pourquoi et le comment

  • Pour quelles raisons les sociétés développées, malgré les extraordinaires succès de la science se sont elles jusqu’à présent montrées si peu capables de maîtriser leur histoire ?
  • Comment l’humanité peut elle surmonter les périls du futur et mieux contrôler son avenir ? 

Répondons à ces deux questions et nous aurons la méthode de résolution du "problème" posé.

Encore faudra t’il accepter de remettre en cause le catéchisme politique élémentaire, qui nous impose son choix, sans penser une seconde que nous n’avons plus à nous résigner à l’une ou l’autre de ses alternatives :

Le libéralisme qui assure la liberté par une large décentralisation, est égalitaire dans une certaine mesure, atteint une grande efficacité grâce à la concurrence, lorsqu’il n’est pas détournée au profit exclusif de quelques uns.
La démocratie populaire qui devrait garantir la participation par la suppression des classes sociales et si possible la dominance et qui n’a pas à s’adapter puisqu’elle constitue le dernier système avant l’âge d’or du communisme.  
La dictature dont l’efficacité serait permise par la disparition des vains palabres de la démocratie, améliorerait le sort des plus défavorisés, de la communauté concernée, et assure la pérennité du pouvoir.

La méthode nous l’avons bien évidemment et c’est à l’épistémologie scientifique que nous demanderons les modes de pensée et les concepts permettant utilement de résoudre la problématique.

En effet, en dehors par exemple de la science économique, de l’écologie, de l’informatique, de  la sociologie etc. il se dégage un concept majeur destiné à jouer un rôle fondamental dans l’évolution de la pensée et de l‘organisation humaine c’est la notion de système et la méthode  systémique dans son approche de la complexité : interaction, rétroaction, auto-organisation, mémoire,  régulation, contrôle etc.

En systémiciens éclairés, il nous faudra faire face aux trois insuffisances de régulation et de contrôle qui s’inscrivent à trois niveaux.

Celui de l’individu, noyau insécable de la collectivité humaine dont le néo cortex ne régule pas toujours l’affectivité et les pulsions premières.      

Celui du groupe et des systèmes politiques nationaux qui doivent assurer l’intégration et la coordination des activités nationales

Celui d’un système politique international, cadre de la paix et de la guerre, avec des nations détentrices d’un pouvoir absolu de destruction.

Dans les guerres, les révolutions, les effondrements de civilisations, se retrouvent d’une part, toujours une  seule forme de gouvernance : libéralisme, démocratie populaire ou dictature et d’autre part, toujours imbriquées les trois insuffisances de régulation et de contrôle.

J’ai souvent constaté que nous évitons tous de nous poser la question de la « finalité » de la politique et la raison en est simple, c’est que nous nous heurtons à la divergence des systèmes de valeur et que celles ci ne sont universelles que pour ceux qui, veulent bien y croire.

Il y a donc les tenants d’une idéologie, qui énoncent des critères de choix entre les évolutions possibles et se placent au dessus de la communauté humaine et, d'autre part, ceux qui ne veulent que créer les conditions de construire par eux mêmes, par le jeu de leurs interactions les évolutions qu’ils trouvent acceptables.

C’est à partir, de là que se fait le choix de la gouvernance : libéralisme, démocratie populaire, Etat fort et souverain (il est temps en effet d’oublier la dictature, tout au moins au sein du Monde Occidental).

C’est le moment, probablement historique, de faire ce choix consciemment, et il ne sera pas le même selon le contexte économique, culturel, cultuel, démographique etc.

Et dans bien des cas il faudra faire un mixte !

Francis NERI
21 06 15