Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

31/05/2018

Que veulent les créationnistes ?

Savoir si l'homme a été "créé" d'argile d'un coup, comme ça, en même temps que les dinosaures, ou s'il est l'un des stades actuels de l'évolution des espèces animales, au fond quelle importance ? Si les créationnistes se focalisent sur cette question de culture scientifique, que veulent-ils vraiment ? On peut vivre très heureux en croyant fermement à la création biblique ou en considérant l'évolution comme une évidence, ça n'empêche pas de dormir.

Alors les créationnistes et les Haroun Yaya de tous poils ils veulent quoi ? Ce qu'ils veulent, c'est faire taire la voix de la raison, faire disparaître toute forme de réflexion et d'esprit critique. La science (la vraie) c'est la liberté de penser, et de n'admettre une chose comme vraie que lorsqu'on en est intimement convaincu au terme d'une réflexion personnelle que n'est venu brider aucun tabou. Si le darwinisme est aujourd'hui reconnu comme une vérité établie, c'est que tous ses détracteurs ont eu le droit de le remettre en question, et ont fini par reconnaître que c'était bien la vérité.

Vouloir imposer la croyance aveugle à la lettre d'un texte présenté comme "divin", "sacré", c'est soumettre la liberté de penser à l'autorité d'un dogme qui n'a pas de comptes à rendre. On tente de soumettre les hommes en deux phases.

- étape I : exiger le "respect" des croyances. C'est à dire imposer à ceux qui n'y croient pas qu'au nom du "respect des convictions religieuses des croyants" ils ont l'obligation de présenter la version biblique ou coranique à égalité avec les vraies connaissances scientifiques. Donc mort de l'esprit critique.

- étape II : exiger le "respect" des religions. C'est à dire interdire la critique et la remise en question des "livres saints" et des "prophètes". On a vu l'étape II à l'œuvre lors des manifestations violentes contre les caricatures de Mahomet, et un groupe de pression tente de faire voter à l'ONU une résolution interdisant formellement la "diffamation des religions", c'est à dire l'expression de leur critique ou de la contradiction de leurs dogmes. Donc mort de la liberté de pensée et d'expression.

Cette étape est déjà atteinte dans les pays musulmans, ou la loi interdit toute expression publique qui contredirait l'islam. En Suisse les islamistes ont obtenu l'interdiction d'une pièce de Voltaire "jugée offensante pour l'islam".

Quand ces deux étapes auront été atteintes, le pouvoir des leaders religieux sera établi sur l'humanité. Peu leur importe que les gens croient ou pas, dans le secret de leur cœur, à leurs affirmations gratuites, puisqu'il leur sera interdit de s'y opposer tant en actes qu'en paroles.

Même dans les pays démocratiques il sera légal d'exiger que l'on expurge les bibliothèques de tous les livres "jugés offensants" pour les religions. Ça va faire de la place... La science ne sera tolérée que dans les limites fixées par les religieux. En poussant les choses à l'extrême Juifs et musulmans intégristes auront le droit de faire interdire le cinéma, la peinture figurative, la photo, sous prétexte que c'est une offense à leur religion. Les musulmans intégristes, même minoritaires, auront le droit en principe d'exiger que toutes les femmes soient voilées car sinon c'est une offense à leur foi, et il sera interdit de les contredire.

Au fond, est-ce cela le but ?

Fritz Helmut Dabber

31 05 2018

 

19/03/2018

Gouvernement mondial

"Dans un gouvernement mondial, démographie, finances et économies doivent être liées, régulées et contrôlées et les déviances sévèrement sanctionnées."

Francis-claude Neri

Malheureusement ce système de vote fondé sur le plus grand nombre sans aucun contrôle de compétence, nourri l’explosion démographique de la bêtise pour prendre le pouvoir.

Malheureusement ceux là même qui vivent de la finance en la gérant sont ceux qui produisent notre monnaie et décident des règles, je ne connais pas de plus grand conflit d’intérêt.


Malheureusement l’économie est fondée sur le profit, l’art de prélever une marge sur une vente, et la concurrence, celui qui fait le plus gros profit élimine les autres. Résultat la masse de toutes les marchandises produite est vendue bien plus cher que sa valeur réelle, et la somme de tous les salaires ne peut consommer cette production il faut alors passer par le crédit et la dette qui diminue encore la capacité des peuples à acheter leur propre production.


Malheureusement pour sanctionner une déviance, il faut une loi admise par tous d’où un minimum de constitution mondiale, un système d’enquête policière d’où un minimum de prélèvement sur les peuples pour la financer, et un système judiciaire indépendant capable d’imposer ses décisions, et un système de sanction confirmée par un minimum de gouvernement mondial qui empêche la protection d’une déviance par un état fort. D’autant plus fort qu’il profite économiquement de cette déviance !


Donc première étape proposer une forme minimale de constitution acceptable par tous les pays, rien que ça c’est une sacré utopie, mais quelle autre solution est-elle possible ?

Alain Persat

D'accord avec toi ...et la SORTIE est bien là sans nul doute...notre "travail" doit donc consister à en populariser le concept qui finalement est d'une grande simplicité puisqu’il "suit" tout simplement les lois naturelles qui sont celles de : l'auto catalyse, l'auto sélection et l'exclusion compétitive.
L’essentiel est de ne pas perdre de vue que si l'on décompose par l'analyse la complexité en éléments simples nous perdons en route les propriétés émergentes (donc nous n'abordons jamais le "tout".)

Je préconise la synthèse systémique seule capable de mettre en relation des phénomènes naturels répondant à des lois générales et des actions humaines individuelles et collectives ...

Faute de méthode, d'outils d'observation, de capacité d'évaluation, les politiques, qui sont persuadés être les seuls capables de faire avancer les sociétés dans une direction choisie, sont dépassés par les évènements, par les rétroactions positives (qui amplifient les problématiques) et sont à présent à court terme incapables d’imaginer et encore moins de mettre en œuvre une réponse cohérente.
Une réponse difficile à saisir car elle nécessite une connaissance de plusieurs disciplines et domaines différents. Leur spécialisation à outrance ... (pour ne pas dire leur incompétence) et leur vision binaire du monde les en rendent incapables.

Tu vois donc ce qu'il NOUS reste à faire si nous voulons rester dans le jeu encore un moment
Francis-claude Neri

19 03 18

12/12/2017

Le règne de l’Homme est fini ?

Depuis Darwin et Nietzsche (L’origine de espèces - 1859 et Ainsi parlait Zarathoustra (1862) nous « discutons « passionnément » sur la valeur des races et de cette force vitale poussant l’ être à s’accomplir dans tous les possibles en dehors de toute considération morale, judéo-chrétienne en particulier.

Une opinion, préparée à en découdre avec la religion, connue alors une audience immédiate et considérable.
Plus tard, Sartre et quelques autres en firent leur succès dans la lutte entre faibles et forts et sur les valeurs de la vie au dépend des valeurs de culture et du cultuel.

Il fut dit alors que l’éthique et l’esthétique devait remplacer la morale et, la raison du plus faible prise en compte systématiquement …par le plus fort.

Cette inversion des valeurs permettait au principe démocratique d’avoir tout l’avenir devant lui.
De Gaulle eut l’habileté de le corseter dans une constitution faites pour lui. Ce faisant il nous fit remarquer que la raison du plus faible (du plus nombreux en fait) suppléant à la charité chrétienne, n’est pas toujours la meilleure et que 51 % de « manipulés » peut légitimement nuire à 49 % d’individus « raisonnables » et donc à l’ensemble.

Ce ne fut pas suffisant à la compréhension du phénomène, ses successeurs retombèrent TOUS dans l’ornière du socialisme égalitaire et bien pensant qui ne vit pas revenir sous le masque animal de l’islamiste la force même de la religion qui bouscule les formes.

Alors fleurit le créationnisme, le retour de la légende et du religieux sous toutes ses formes, le contrôle de la volonté d’autrui et la manipulation du peuple par le « pain et les jeux » ne fit que s’accentuer.

L’Opium du peuple est de retour mais curieusement il ne part pas en croisade. Je le soupçonne au moins d’ambigüité sinon de complicité.
Il n’est d’ailleurs pas le seul ; même Marine le PEN affirme que l’Islam est compatible avec la démocratie…il est vrai qu’elle se dit chrétienne et croyante et …entre croyants …..

Alors méfiance les ami(e)s et continuons à rêver « évolutionnisme » et à « être » nécessairement moins nombreux si nous voulons être encore présent demain sur la planète qui nous façonne et que nous façonnons en retour.
Le tout est de se prendre en charge car il nous appartient de dire comment quelle que soit l’initiative première, Dieu, le hasard ou la nécessité.

Cuvier déjà faisait l’hypothèse catastrophique selon laquelle l’enchainement des espèces correspond à une succession de déluges et de (re)créations.
Hypothèse reprise de nos jours sous l’expression « Théorie du chaos ».
Songeons également à Maupassant et à ce que je considère comme un chef d’œuvre : « Le Horla » ou il écrit : « Le règne de l’Homme est fini. Il est venu celui que redoutaient les premières terreurs des peuples naïfs, celui qu’exorcisaient les prêtres inquiets, que les sorciers évoquaient par les nuits sombres ….le Horla !

L’Histoire n’est pas achevée !

Francis-claude Neri

12 12 17