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29/05/2007

Rompre avec le chiraquisme.

J’ai déjà écrit sur cette chronique mon indignation et mon rejet à l'endroit du personnage que le Canard Enchaîné avait, il y a si longtemps, qualifié de « Château Chirac » en référence à son « château »  acquis dans des conditions qualifiées de douteuses.  Je supporte depuis trop longtemps  sa clique et  sa politique et je veux redire ici combien j'accueille ce départ avec soulagement. Rien, mais vraiment rien de ce Monsieur ne trouve grâce à mes yeux depuis qu’il a permis à la gauche et à François Mitterrand de conquérir en 1981 un pouvoir que la « droite la plus bête du monde » n’aurait jamais dû perdre.

Auparavant, il fut responsable avec VGE de l’immigration massive et du regroupement familial échangés pour quelques barils de pétrole.

Il n’eut de cesse de brader nos valeurs républicaines et de nier les racines de cet Occident qu’il n’aime pas.

Son antiaméricanisme primaire et son parti pris envers Israël et les Juifs, sa complaisance envers le pouvoir Algérien et son goût pour la repentance ne nous ont pas pour autant évité la haine islamiste et la révolte des communautarismes.

Un homme qui trahit son camp au point de conseiller à Yasser Arafat en juillet 2000 de ne pas s’engager dans la paix négociée à Camp David sous l’autorité de Bill Clinton n’est pas un Président digne de la France  des Lumières. Cette France engagée dans une guerre sans merci contre le totalitarisme islamiste et qui lutte pour conserver sa place sur l’échiquier mondial n’avait que faire d’un Président en connivence avec tous les despotes de la planète pour peu qu’ils soient du Moyen Orient.

Sa réticence à se montrer solidaire de l’Occident a largement contribué au malaise identitaire des Français et a transformé un nécessaire devoir de mémoire en une honteuse repentance a sens unique, que les ennemis de la France se sont empressés d’utiliser à nos dépens.

Cette crise qui dure depuis de trop nombreuses années  illustre un homme qui n'a, semble-t-il, rien compris aux réalités des XXe et XXIe siècles. Chacun, et lui le premier, savait en France ce qu’il fallait faire pour redresser notre pays (et non pas « ce » pays)  économiquement, socialement et culturellement.

C’est pourquoi la majorité d’entre nous était prête à entendre l’appel de Nicolas Sarkozy vers notre nature profonde dont le modèle d’intégration à sa civilisation n’a jamais été aussi vivace : la laïcité, la séparation entre la religion et l’Etat, la liberté de conscience et de penser, l’état de droit, le marché et la démocratie.

Un vent nouveau souffle sur la France, les digues du politiquement correct sont prêtes à rompre, les extrêmes sont hors jeu et les démagogues de gauche en état de refondation.

Merci Nicolas Sarkozy !  Vous nous démontrez qu’il est à nouveau possible de croire en l’avenir et espérer que nous saurons répondre, ensemble, à la crise économique et sociale qui reste la principale préoccupation des Français. Avec le départ de Jacques CHIRAC, c'est une société faite de rigidités qui disparaît. Certains pensent même qu’il devrait rendre des comptes et il n’est pas exclu qu’il doive se présenter devant un juge d’instruction. Le mieux pourtant serait de l’oublier le plus rapidement possible, de tourner la page de cette sombre période de l’histoire de France, dépasser nos déceptions, nos rancunes et nos colères.

Faisons confiance à ce jeune  Président que nous avons donné à la France. Accordons lui la majorité et le soutien qu’il nous demande et qui lui est nécessaire pour conduire les réformes auxquelles il s’est engagé. Nous jugerons son action sur pièces et, malheur à nous s’il nous trompe ou s’il échoue.

Francis NERI

27 mai 2007

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