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front républicain

  • La radicalisation des excédés

    Je viens de recevoir un très beau document de mon député préféré : Jean-Philippe Maurer. Papier glacé, photo avantageuse d’un homme jeune et plein d’avenir. Je m’attendais à des prises de position fortes, compte tenu de l’urgence à agir face à la destruction programmée de tout ce qui fait notre histoire. J’espérais y trouver de quoi construire notre avenir, au moins l’esquisse d’une approche, une identification  des défis qui nous sont adressés.

    Je n’ai rien vu de tel dans cette déclaration de « bonnes intentions ». 

    Avant l'élection de Nicolas Sarkozy, Mr Maurer et ses amis avaient exactement le même discours, en plus engagé. Je le sais, je l’ai soutenu et voté pour lui. Comme j’ai voté pour Nicolas Sarkozy à qui je garde toute ma confiance.

    Rien n’a changé, le « discours » de mon député s’est fait simplement un peu plus « politiquement correct » et il fait comme les autres, il « parle » de l’Europe, de la France et de l’Alsace.

    Le seul moment où je le retrouve un peu, c’est lorsqu’il met en avant l’identité nationale et les valeurs. Mais pas question de dire quelle identité, et quelles valeurs ! Attention aux tenants du multiculturalisme.

    Il n’est plus question de débattre des vrais problèmes à attaquer d’urgence: l'immigration, l'insécurité, le choc des cultures, la perte de nos repères, de nos codes, de l’islamisation de nos cités, de notre impuissance à stopper l’immigration. Il n’est pas opportun, également, d’évoquer le  laxisme et la peur du pouvoir politique envers le  monde  associatif, de l’éducation et des médias, de plus en plus pénétrés par les « islamos gauchistes ».

    Ces thèmes sont explosifs et il ne faut pas choquer l’électorat des extrêmes, qu’ils soient de gauche ou de droite, centriste ou écologiste. Il faut rassembler, mais autour de quoi ? 

    Il n’y a pas si longtemps, on fustigeait Jacques Chirac le "gauchiste" Président de "la droite la plus bête du monde". A t-elle vraiment changé ?

    La dite "droite" devrait réagir en attaquant une bonne fois pour toute les problèmes de « L'ensauvagement, la déculturation, le panurgisme qui sont les symptômes autrement plus préoccupants d'une société vulnérable. Je suis de ces Français qui ne comprennent pas la lâche indifférence des politiques sur, notamment, l'état de l'école, des cités, du "vivre ensemble" et qui redoutent une radicalisation des excédés. »[1]

    Je suis choqué que la droite ait participé à Hénin-Beaumont au "Front Républicain" contre un autre front, national celui là. Je  trouve  inadmissible d’être venu au secours d’élus de gauche pris la main dans le sac. Rien ne justifiait une alliance avec les socialistes et l'extrême gauche. L'UMP s'est tirée une balle dans le pied pour rien et, nombre de leurs électeurs s'en souviendront.

    Mon cher député, dans le cas qui nous intéresse, celui de la survie de la France en tant que telle, traiter les symptômes, ou si vous préférez les conséquences, ne sert à rien.

    Si on veut guérir, on traite la maladie elle-même, pas ses symptômes...Vous dites vouloir vous attaquer aux problèmes de fond et pourtant, vous n’en citez aucun de ceux qui font le quotidien des cités de votre circonscription.

    Peut-être pensez-vous faire œuvre de consensus, rapprocher les points de vue comme vous le relatez. Vous êtes dans l’erreur ; ce temps là est passé, et vous devez le savoir. Nos ennemis sont des irréductibles et vous y perdez votre énergie, votre talent et si vous persistez, vous y perdrez aussi votre statut de député.

    J’ai toujours pensé que vous étiez un homme de compétence et que vous voyez juste. Mais êtes-vous bien entouré ? Au sein de votre famille politique, à Strasbourg, trouvez-vous les appuis auxquels vous pouvez prétendre ? Demandez plutôt conseil à Yves Bur, votre collègue, il sait  ce qu’ils valent !

    Je suis excédé, Monsieur le Député, je ne suis pas le seul. Je sens aussi que je me radicalise, je ne suis pas le seul et je commence à regarder Marine le Pen avec indulgence, je ne suis pas le seul !

    Vous avez sollicité mon avis de citoyen, c’est fait. Pardonnez-moi d’avoir été direct. Songez que nombre de vos amis pensent ainsi, mais comme vous dites « ils ne savent pas toujours comment l’exprimer ». C’est fait !

     

    Bien amicalement



    [1] Yvan Rioufol