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21/03/2007

Liberté

Le prix du malentendu est toujours élevé pour qui proclame sa liberté. Il est exorbitant pour celui qui prétend libérer les autres de leurs conditionnements, leurs préjugés, leurs jugements de valeur.

Malgré tout, il appartient à un homme, c’est même précieux et vital,  d’être lui même, de porter sur les choses et les autres son regard et sa main et de faire partager le résultat de ses recherches. Tout ce qui entrave cette liberté doit être rejeté, qu’il s’agisse d’un rite, d’une superstition ou d’un quelconque interdit. La liberté c’est d’être libre d’aller où bon nous semble et d’être ce que nous sommes.

Les seules lois dignes de ce nom sont celles que l’on comprend, à laquelle on adhère ou que l’on se donne et qui n’entravent pas notre liberté.

La différence entre un homme libre et un prisonnier de ses déterminismes c’est que le premier a compris ce qu’il est vraiment et a commencé à mettre en œuvre les moyens à sa disposition pour réaliser l’image et l’idée de ce qu’il pourrait être. Plus peut être en nous.

Bien sur, ce n’est pas une mince affaire d’inscrire cette idée dans la réalité mais il n’est pas nécessaire de croire en la réussite pour entreprendre. Il suffit de se dire que l’on peut le faire car c’est dans la nature même de notre être.

Pour être libre, il faut apprendre à maîtriser les moyens qui nous sont octroyés, le temps, l’espace, la distance et quelques autres.

Le temps qu’il nous faut apprendre à occuper et à savourer. L’espace qui nous apaise et nous emporte. La distance, qui nous donne du recul par rapport aux contraintes que nous avons fait notre et aux clameurs du monde.

Cette recherche de la manière d’être est là, à portée de nous, il suffit de l’apprendre comme l’on apprend à marcher, à jouer au badminton ou à nager.

La méthode, c’est celle classique de l’apprentissage. Avant de transcender ses limites, il faut patiemment les approcher l’une après l’autre mais dans leur globalité et l’une avec l’autre dans leur totalité.

Prendre du recul, s’élever par la connaissance puis transmettre ses compétences à ceux qui trébuchent dans la nuit de leur solitude à la recherche de leur vérité.

Comprendre que pour exercer sa liberté, il faut de l’espace, en soi et dans le monde et prendre  l’habitude et l’assurance que rien ne viendra la limiter.

Détecter ce qui nous limite et l’éliminer. Pour cela, il faut admettre que l’élévation spirituelle peut avoir pour base la recherche des limites et de la perfection  dans le modèle d’expression  choisi, le sport, la musique, etc. En effet, tout en nous est limites à vaincre car la perfection n’a pas de bornes.

Comment faire émerger la conscience et l’intentionnalité ?

Savoir observer les objets, qui nous environnent et nous habitent, d’un œil neuf avec son expérience personnelle n’est ni présomptueux ni condamnable même si nous savons que d’autres supposés plus expérimentés l’ont déjà fait avant nous.

L’important c’est de regarder avec son esprit et mieux encore avec son cœur.

Le plus complexe est de passer d’un niveau de connaissance, de compétence et de conscience à un autre. Cela peut prendre toute une vie, voire ne jamais se réaliser.

Le plus urgent est de se débarrasser de ses frustrations, de ses amertumes, de l’ennui et de la colère puis de se forger son propre univers et enfin d’y inviter des amis.

Le plus simple est de ne pas se fier à ses yeux. Tout ce qu’ils montrent ce sont nos limites.

Le plus triste, serait qu’au soir de sa vie nous nous disions : « je n’ai rien compris et rien appris » et que nous n’ayons qu’une certitude, celle d’avoir à recommencer.

Francis NERI

19 03 07

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