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08/11/2018

Collaboration (s)

Rappel historique de Sylvain Fersztman qui a son importance, en effet ce fut un des arguments de nombreux collabos de gauche qui estimaient que collaborer avec l’Allemagne nazi était le moindre mal dans l’optique d’une Europe fédérale centrée autour de l’Allemagne.

Il faut aussi savoir que la France était très germanophile au sein de ses élites politiques contrairement au peuple français qui avait subi deux guerres qu’il avait payé de son sang.

« Il y a longtemps, je suis tombé sur un vieux dictionnaire français-allemand de 1942. En introduction, on faisait la promotion de la l'allemand en expliquant au lecteur que son apprentissage serait un gage de réussite et de bonne intégration dans la Nouvelle Europe.

En fait, l'idée de construction européenne et d'intégration de la France dans la Nouvelle Europe centrée sur Berlin faisait partie du discours de propagande du régime de Vichy. On retrouve l'idée dans l'exposition de 1941 sur "La France européenne" et sur son affiche qui fait référence à la "construction de l'Europe".

C'est un aspect de l'histoire du régime de Vichy sur lequel on ne s'étend pas trop, sans doute parce que les mêmes éléments de langage et le même progressisme dans le verbe se retrouvent dans le discours européiste de nos jours.»

Dans un post d’il y a quelques semaines, voici ce que je relatais:

« Malgré trois guerres destructrices contre l’Allemagne, la France était fascinée par l’Allemagne, du moins ses élites intellectuelles et une grande part de ses politiques étaient germanophiles, cela allait jusqu’à la francophobie, la haine de soi, pourvu qu’il y ait un ennemi puissant de la France à supporter.

Alors que la Grande Armée Napoléonienne règne sur l’Europe en général et sur l’Allemagne en particulier, Mme de Staël publie « De l’Allemagne» où elle fait l’apologie de ce pays et dénonce la France casquée, militariste, tyrannique, misogyne, la caserne des peuples d’Europe.
Toute la gauche progressiste et intellectuelle du XIXéme siècle, Michelet, Hugo, Lamartine, etc., vante les qualités de l’Allemagne et refusé de voir la guerre arriver avec Bismarck en 1870.
La veille de 1914, peu d’esprits de gauche admettent la menace de l’Allemagne.
Après la guerre, la gauche, traumatisée par l’horreur de la barbarie dans les tranchées, est acquise au pacifisme et refuse de voir en Hitler un futur agresseur.
Briand déclare la « guerre à la guerre » et affiche un célèbre « arrière les canons », il rêve même d’États Unis d’Europe!
Une autre gauche plus romantique et plus bohème pousse la germanophilie jusqu’à la francophobie, ainsi Aragon:
« ...mon pays, remarquez bien, que je déteste, où tout ce qui est français comme moi me révolte à proportion que c’est français »
Il criait ainsi vive l’Allemagne, puis cria vive l’URSS et encore vive la Chine!
Il était important d’être contre la France.

Nos élites de l’époque étaient amoureuses de l’Allemagne comme elles sont énamourées de l’islamisme aujourd’hui.

En 1920, des délégués de la gauche française, convertis au bolchevisme, assistent au congrès de Bakou avec les nouveaux maîtres de Moscou et après avoir condamnés la colonisation et la bourgeoisie, on mis en avant la figure du musulman colonisé comme nouveau prolétaire victime de l’impérialisme capitaliste.
Le FLN fut le premier à bénéficier de cette aura révolutionnaire, le moudjahid algérien était présenté comme un révolutionnaire marxiste pour ensuite se mêler aux kermesses alter mondialistes des non alignés entre Fidel Castro et les Black Panthers en passant par les dictateurs panafricains.
Cette lutte intersectionnelle se retrouve aujourd’hui dans nos universités et est représenté par la figure de projet du Parti des indigènes de la République.»

Noam Marianne
07 11 18
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