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26/10/2009

Manière de voir

Quand le cartographe invente la réalité, la « carte » mentale est le territoire qu’elle représente.

Comment rendre compte du monde nouveau qui naît et se recompose sans cesse sous nos yeux ?

Comment en dégager les principales tendances, les courants et contre-courants ?

Dans ce magma en ébullition, on pense souvent que la cartographie offre une copie objective, une juste représentation.

Il n’en est rien : le cartographe invente une vision du monde. Ce qui ne veut pas dire que son rôle n’est pas important et que sa représentation ne va pas devenir réalité.

Un ami, Pierre Karli, disait récemment, à l’occasion de la parution de son dernier ouvrage « Devenir un homme » qu’il n’avait pas l’ambition de « changer le monde », contrairement à ce qu’affirmait son éditeur dans la plaquette de présentation.

Pierre Karli est trop modeste et il doit avoir un instant oublié la complexité, celle du battement d’ailes du papillon qui, par action et rétroaction dans l’environnement, change le monde.

C’est la multiplicité des actes quotidiens, des évènements reliés les uns aux autres, des interactions qui nous transforment ainsi que notre environnement. Et ma foi ! Il y a des actes et des évènements qui nous changent plus que d’autres.

Pierre Karli et quelques autres inventent une vision du monde et leur rôle est décisif. Je pense avec eux que la raison et la connaissance ne sont pas suffisantes pour changer les comportements, il faut y ajouter la qualité de nos émotions et, si nous savons les organiser, les rendre cohérentes avec la raison et la connaissance, et bien oui, nous pouvons changer le monde !