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19/04/2014

Un monde multipolaire

Le monde est « multipolaire » ! Cela signifie, dans les faits que l’Empire Américain doit partager son influence sur le monde. 

Mais l’histoire récente, ou lointaine, nous enseigne que le puissant ne renonce pas facilement à ses privilèges, surtout lorsqu'il comprend que le monde n’est pas seulement un « système » multipôles mais que ses éléments interagissent entre eux et donc sont interdépendants. 

Mais il faudra nous dire en quoi le patrimoine de tous les hommes n’est pas la somme de ceux des individus et des Etats, mais qu’il est plus, fantastiquement plus ! 

On nous a déjà fait le coup avec la « mondialisation heureuse » les peuples en sont revenus !

Sinon ces interactions risquent fort de devenir violentes …voire destructrices. Elles devraient donc être contrôlées et régulées car elles recouvrent de formidables enjeux politiques, économiques, sociaux.

Le problème c’est : par qui et comment ?

Concrètement, cette interdépendance exige que ces pôles apprennent à gérer un patrimoine commun :

  • Pétrole et matières premières
  • Bancs de poissons des eaux territoriales
  • Cultures des terres agricoles

Mais pas seulement !

Le monde souffre de trois insuffisances de contrôle : au niveau de l’individu, au niveau des systèmes politiques, au niveau du système international [1]

  • La déficience individuelle nait des relations entre l’affectivité et les facultés intellectuelles.
  • La déficience des systèmes politiques prend à la fois la forme d’une impuissance dans la maitrise de ces systèmes et d’une insuffisance dans le processus d’élaboration de leurs objectifs tournés essentiellement vers leurs intérêts propres. Les « pratiquants » sont devenus incapables de gérer autre chose que leur survie.
  • La déficience du système international est la conséquence d’une absence de régulation globale, ce qui n’offre aucune protection contre la guerre.    

L’interaction  de ces trois déficiences de contrôle, aux niveaux individuel, national et global permet de comprendre que  l’humanité  ne maîtrise pas l’Histoire et qu’une poignée d’hommes peut la déterminer …à leur unique avantage.

Une nouvelle grille de lecture est elle possible ? L’interprétation du passé et du présent offre t’elle un fil conducteur pour décrire un avenir possible ? 

Probablement si nous savons apprendre de nos erreurs et de nos échecs aux trois niveaux de nos « insuffisances » : personnelles, de groupes, planétaires.

Nous devrons démontrer que nous savons apprendre du passé et acquérir de nouveaux comportements adaptés aux défis que nous nous adressons.

Nous devons apprendre à contrôler pour pouvoir réguler, outre notre patrimoine commun cité ci-dessus :

  • La finance internationale
  • L’Economie
  • La démographie
  • L’Education et la Socialisation

Et « inventer » une instance internationale capable de porter les sanctions appropriées en cas de mauvaises affectations et utilisations des richesses produites, de paupérisation des peuples 

et de conduites génocidaires par leurs dirigeants. 

Francis NERI

Président de l’IESE
Membre du collectif Racines

 

Le 19 04 14



[1] Lesourne « Les systèmes du destin » (Dalloz)