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09/08/2010

Les trois concepts

Jacques, un internaute attentif, analyse avec pertinence et sous un angle très différent du mien les trois concepts de bases d'E.Morin sur la complexité. Ma foi je partage entièrement l'idée que « rapprocher les faits, les idées, les éléments c'est possible, les voir dans leur complexité et leurs rapports c'est autre chose ». Le nœud du problème quoi !

Je dirais que nous touchons à l'idée même de complexité (l'histoire du papillon). Alors espérons qu'un jour lointain, peut-être par quelque manipulation génétique ou la cruelle nécessité, nous passions enfin « d'une société humaine à une société de cerveaux réfléchis », c'est-à-dire capables d'appréhender une part toujours plus grande de complexité.

Mais je vous laisse apprécier !

Francis NERI

§

" Ses idées forces sont les suivantes selon André Burguière :

. L'imaginaire de la culture populaire socialise les désirs et les peurs.
. La pensée sépare et oppose les phénomènes, alors qu'elle devrait les rapprocher et les envisager dans leur complexité.

. La mondialisation est porteuse d'une conscience mondiale.

Je suis d'accord avec ces trois concepts. "

Ce qu'en pense Jacques !

Ces prétendus concepts me paraissent abscons.

C'est quoi l'imaginaire de la culture populaire ? C'est conscient, subconscient, inconscient ?

C'est quoi une culture  populaire ?

C'est quoi la socialisation des désirs (lesquels), une voiture par personne ? et des peurs ? la panique ? peurs de quoi ?

La pensée analyse les données (voir Descartes), elle sait faire des croisements, synthèses, des conclusions partielles. Quoi d'autre ? Rapprocher les faits, les idées, les éléments,  c'est possible, les voir dans leur complexité et leurs rapports, c'est autre chose?

La pensée est isolée, avance par tâtonnements, par essais et erreurs, elle ne trouve jamais la bonne solution du premier coup.  La pensée humaine est individuelle, la foule est reptilienne (Laborit).

La pensée holiste est le lot d'un cerveau collectif oméga de Teilhard. L'humanité fait le contraire et pousse à l'individualisme et à l'anarchie plus qu'à la hiérarchie aussi suspecte que l'autorité.

Mais l'holarchie ne se décrète pas. Les essais d'autarcie dans le Larzac par les 68tards ont tous échoué.

La mondialisation s'arrêtera peut-être aux continents et leurs conflits seront pires qu'entre états.

La seule structure humaine capable d'intégrer les individus et les familles est la tribu ou le village de moins de 400 têtes, hommes, femmes et enfants, capable d'intégrer même ses psychotiques. Au-delà, la bête féroce fait surface. La conscience mondiale est un mot si ce n'est pas le cerveau collectif, l'organisme collectif dont les cerveaux sont les neurones. On sait ce qu'est une société d'insectes. Le passage d'une société humaine à une une société de cerveaux à pensée réfléchie serait un saut aussi important que celui de la conscience directe à la conscience réfléchie, de  l'unicellulaire au pluricellulaire.

Une démocratie à l'échelle mondiale sera comme la démocratie forcée en Irak, que des votes communautaires. On n'a pas besoin de voter, les compter suffit.

Teilhard croyait que le communisme était une marche vers  le cerveau collectif ! On fait la même erreur avec la mondialisation. Le choix est entre le Grand Frère ou la guerre de tous contre tous.

Ave.

JCA

J.Costagliola.over-blog.com

PS : Il est très possible que les Oumittes aient atteint le niveau d'organisation du superorganisme. Cela expliquerait qu'ils acceptent sans problème la main de fer des tétrarques et de l'Ordinateur Central.


Une hiérarchie est composée de niveaux. Les éléments d'un niveau ont une valeur supérieure à ceux des niveaux situés en dessous et un rôle dominant par rapport à eux.
Une holarchie est composée de holons organisés en niveaux. Un holon est quelque chose qui est un tout à un certain niveau et une partie au niveau situé au-dessus.

Ken Wilber - Wikipédia