Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

20/12/2009

Exercice d'analyse systémique

Bonjour,

Ci-dessous, transmise par Michel A., la réponse à l'une de mes chroniques  Il me parait avoir établi la connexion entre approche, analyse systémique et écologie, la vraie, celle de l'esprit (Grégory Bateson)

A le lire, l'on se rend compte que l'approche écosystémique si elle est complexe, n'est en rien compliquée.

Il y a l'essentiel : La notion de perception non refoulée et assumée, de représentation, la chronologie remise en ordre, la situation des évènements (temps, espace, contexte), le refus « d'identifier » une situation ancienne avec une toute nouvelle, la mise en relation, l'analyse, l'interprétation et enfin la proposition : ce qu'il conviendrait de faire pour résoudre la crise !

Si ce texte et cette vidéo vous inspirent des réflexions, n'hésitez pas, je transmettrai

Merci Michel et bravo !

PS : Les caractères gras et soulignés le sont de mon fait 

Ce que vous avez toujours voulu savoir sur l'esclavage arabo-musulman

Ecoutez cette vidéo. http://www.youtube.com/watch?v=jcIcd3T2BMw&feature=re...

Et ne croyez pas qu'il s'agit seulement d'histoire passée, cela continue!

Voyez le Darfour au Soudan, mais aussi la Mauritanie... 

Pourquoi cette histoire et ces faits restent-ils quasi-tabous?

POURQUOI ?
Sans répondre à cette dernière question très politique qui reflète notre perception très tendancieuse de l'esclavage, de ses agents et de ses effets, j'aimerais exprimer quelques idées.

Ces  idées ne répondent donc pas au pourquoi essentiellement politique (dans le sens où le politique est de l'économique concentré) du refoulement de la perception selon laquelle l'esclavage pratiqué par d'autres que les européens/américains a été au moins équivalent dans sa barbarie et ses conséquences inhumaines à celui que des livres et des séries comme Racines ont assez largement popularisé...

J'ai tendance à penser qu'il y a un rapport entre anthropocentrisme, dont le(s) monothéisme(s) prosélyte(s) est(sont) la forme la plus achevée, entre domination et/ou esclavage de la Nature, entre invention de l'Animal en tant que substance essentiellement opposée à une autre invention (l'humain en tant que non-animal), entre transformation des animaux-non humains en choses ou en êtres exploitables et animalisation de certaines femmes et hommes. En l'occurrence les peuples noirs, parce que bon nombre d'entre eux vivaient sans complexe de la chasse et de la cueillette, étant ce faisant presque parfaitement intégrés au sein de la communauté du vivant (l'ensemble des espèces).

Exprimant cela, loin de moi de vouloir remettre en cause l'impérative nécessité actuelle du progrès face à la barbarie, l'obscurantisme, les préjugés, l'oppression des femmes, le racisme et l'antisémitisme (1), l'oppression des animaux non-humains et de la Nature, la crise écologique, etc.

Non, il s'agit de contribuer à remettre les choses à leur place. Leur place étant leur ordre d'apparition dans le temps, mais aussi leur emplacement dans l'ensemble des faits, tels qu'ils découlent les uns des autres. Ce n'est pas chose aisée. Il faut se départager des influences idéologiques qui imprègnent notre inconscient et donc s'efforcer de décrypter l'origine des mots et images qui peuvent nous aveugler.

Une fois parvenu à remettre (plus ou moins) les choses à leur juste place, juste parce que réelle et non fantasmée, il devient plus facile de définir ce que doit être le progrès loin de toute idéologie du progrès, laquelle menacerait de prendre une dimension religieuse, mais aussi loin de tout passéisme dangereux tendant à faire la promotion pure et simple des traditions. Surtout pas !

Le progrès actuellement doit se décliner de plusieurs manières pouvant sembler parfois opposées. Il s'agit de sortir de l'obscurantisme et lutter contre ses effets, là où il se fait ressentir, tout en mettant le cap vers une société mondiale ou plus exactement un ensemble mondial de sociétés qui sauront retrouver leur place au sein de la communauté des espèces.

Par exemple, il s'agit de défendre et étendre les acquis de la libération des femmes (qui n'est pas terminée), de défendre et étendre les acquis de la libération de l'individu face aux poids des interdits, tabous, etc., de communautés oppressantes, TOUT EN permettant aux individus de former des communautés libres permettant aux individus de ne pas se retrouver seuls, isolés, affaiblis, exploités et de développer leurs potentialités créatrices. C'est un vrai défi!  En même temps, et la défense et le développement des libertés fondamentales (point qui reste à redéfinir...) en est le moyen principal, il s'agit de passer à un tout autre type de civilisation ou plutôt d'accéder enfin à la civilisation. Ceci ne peut se faire de manière linéaire et progressive, comme s'il s'agissait seulement de faire progresser quantitativement les libertés exposées ci-dessus. Il s'agit d'aller le plus consciemment possible, donc en s'appuyant et en développant qualitativement ces libertés chèrement conquises, vers une rupture universelle de notre rapport désastreux envers les autres espèces, les différents écosystèmes et en général ce qu'on peut appeler la Nature...

En ce sens les libertés en sont la condition, le moyen, mais aussi le but.

Mais, et j'en terminerai là, si nous ne prenons garde à la stratégie de forces réactionnaires qui tentent d'exploiter les acquis démocratiques pour à terme les anéantir après les avoir aménagés à leur profit, le but ne pourra être atteint.

Vous avez peut-être votre petite idée sur ces forces ou vous vous demandez à quelles forces je fais allusion?

Il y en a plusieurs, mais il en est une qui me semble ne pas être qualifiée pour ce qu'elle est (ultra-réactionnaire et fascisante, voire fasciste) par les milieux qui se devraient - ce qu'ils ne font pas - historiquement, socialement, politiquement de la combattre frontalement. Je vous laisse le soin de réfléchir à quoi je pense.

(1) Je perçois l'antisémitisme comme étant d'une nature en partie différente du racisme en ce sens qu'il ajoute à ce dernier  une autre dimension. Il est souvent l'expression de la réaction des forces conservatrices qui ne supportent pas l'esprit critique et dialectique, la critique, la critique de la critique, la philosophie, la libre discussion de toAute question,  l'effort vers le dépassement de tous les tabous, en d'autres termes ce qu'on peut appeler des conditions du progrès. Les juifs étant fréquemment  des citadins porteurs d'une culture citadine aux racines profondes face à des ruraux ou des cultures largement imprégnées de ruralité et partant largement conservatrices...