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15/04/2014

Insuffisance de régulation et de contrôle

Nous sommes confrontés aux déficiences de régulation et de contrôle du système international.

Ce constat, fait depuis un certain nombre d’années par des analystes systémiciens, entre de plus en plus dans la pratique du plus grand nombre.

Cette prise de conscience inquiète une élite mondialisée et à juste titre. C’est son véritable pouvoir qui est en cause.

Les peuples en prennent  conscience et s’interrogent sur les conséquences des interdépendances d’un monde multipolaire aux choix imprévisibles.
Un monde qui est redevenu celui des interactions fortes entre les nations, entre les domaines d’activité et entre les pratiques.

« Rien ne se fera plus que le monde entier ne s’en mêle » prédisait déjà Paul Valéry  

Il est temps effectivement que les peuples s’en mêlent.  Le Système mondial n’est plus régulé naturellement. Les élites le savent et sont consciemment responsables de ce déséquilibre.

Nous sommes devant un choix historique : soit nous nous chargeons de réguler et de contrôler le système mondial, soit nous laissons la « nature le faire »

Si nous ne voulons pas subir le sort des Dinosaures et survivre en tant qu’espèce. Il nous faut réguler le système et pour cela, le contrôler, c'est-à-dire en  appréhender (comprendre) le fonctionnement.

L’indépendance dans l’interdépendance définie, pour la France, les Européens et le monde, l’objectif à atteindre. C'est-à-dire la faculté de choisir dans le domaine des possibles.

Nous voyons bien que les systèmes auto-organisés engendrent des déficiences de contrôle qui les rendent incapables de surmonter les défis qu’ils ont eux-mêmes engendrés (la finance avec la crise des subprimes par exemple )

Les réponses aux défis deviennent incohérentes car ces systèmes sont incapables d’apprendre des nouveaux comportements qui seraient plus efficaces.

Cette inaptitude au changement se résume à une seule hypothèse, celle d’une triple déficience de contrôle : au niveau de l’individu, au niveau des systèmes politiques, au niveau du système international.

Je considère que c’est au niveau de l’individu et de ses pratiques que nous pouvons intervenir en particulier à partir des attitudes et des comportements.

Il nous faut d’abord envisager et accepter que la plupart des gens ne soient pas prêts à être débranchés de la « Matrice » qui leur sert la soupe. Beaucoup d’entre eux sont étroitement dépendant du système et ils vont se battre pour le protéger.

Donc, pas question de leur dire qu’il faut abattre le système, mais leur démontrer que ce sont les pratiquants actuels et leurs pratiques qu’il faut remplacer. Ceux  qui l’utilisent à leur profit exclusif, qui le dévoient, et qui nous empêchent de le faire évoluer.
Nous devons inventer d’autres pratiques et confier leur mise en œuvre aux pratiquants qui les ont « inventés ».

L’individu une fois en position de « changement » dans ses attitudes, ses comportements et ses pratiques, changera les politiques, et les politiques changeront alors les pratiques au sein  Système.

 Je ne vois pas d’autre méthode possible qui permette à l’espèce humaine de prendre en charge son avenir, sinon la guerre et l’auto-destruction des individus, des groupes et probablement de l’espèce        

15 01 14

Francis NERI

Président de l’IESE

Membre du Collectif Racines 

08/09/2013

Le survivalisme

Le survivalisme, une déclaration d’indépendance

Posted: 07 Sep 2013 09:47 AM PDT

C’est avec un grand plaisir et un honneur plus grand encore que j’ai accepté l’invitation de Nouvelles de France à rédiger une colonne dans ses pages. Je suis Vic Survivaliste, 47 ans, marié et père de deux très jeunes enfants. Je suis de ces Français d’Amérique qu’on appelle aussi Québécois et je tiens une tribune sur le survivalisme et la prévoyance. Qu’est-ce que le survivalisme/la prévoyance en fait ? C’est fort simplement une démarche qui consiste à développer et maintenir notre autonomie fondamentale dans toutes les situations et dans toutes les circonstances, que ça aille bien ou mal, que ce soit sur le plan personnel ou mondial.… Lire la suite !

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Mon commentaire :

« Toutes choses sont liées. Tout ce qui survient à la terre, survient aux fils de la terre. L’Homme n’a pas tissé la toile de la vie. Il en est à peine un fil. Tout ce qu’il fait à la toile, il le fait à lui même. »

Chef Seattle.

Il y a, dans cet article, des éléments intéressants qui rejoignent l’approche systémique, le mot employé, « écosystémique », qui relie écologie et systémique, n’étant qu’un pléonasme.

La survie individuelle n’est possible que si le groupe et l’espèce survivent à l’individu, et au delà, au « système » global. En particulier dans les grandes catastrophes naturelles, guerres etc. Si l’individu survit au détriment du groupe ou de l’espèce c’est la fin de l’humanité, ce qui ne veut pas dire fin de la vie. Point barre !

Aujourd’hui, notre tâche la plus urgente est d’apprendre à penser autrement. C’est à dire en termes de relations, d’interactions, de rétroactions et d’interdépendances. Il nous faut apprendre à donner sens aux évènements, à les interpréter correctement car l’efficacité personnelle et surtout collective à l’agir sur le monde ne dépend pas seulement de nos "savoirs", y compris de nos « savoirs survivre », mais de nos représentations, de nos attitudes et de nos comportements…individuels et collectifs.

Cela dit si nous ratons le côche, le "survivalisme" peut être un bon moyen de survivre par petits groupes, si nous reculons de quelques siècles dans l’Histoire du monde à venir. Notre premier impératif si nous ne voulons pas en arriver là, c’est de restreindre la fécondité de l’espèce humaine. Le reste est affaire de gestion globale, de régulation, de contrôle, de sanctions et d’une meilleure affectation des richesses produites.

Francis NERI

8 sept 2013 à 11:59 at 11 h 59 min

11/06/2013

Economie et systémique

 

Merci à Gidmoz  et ASSANI  qui posent un commentaire et une question qu’il est bon de partager.

Très bien votre définition du "système" Gidmoz , mais vous en faites une représentation et un usage limitée à l'économique et à la finance. Vous pourriez élargir, complexifier.

Je serai bref par nécessité et donc nécessairement réducteur, ce qu’il ne faut surtout pas faire en « systémique ». Vous voudrez bien me le pardonner.

Ce que vous exprimez ne me parait pas correspondre à ce que la nouvelle économie émergente aspire (réfléchir à la notion d'émergence Assani ! Notion qui avec l'organisation et le contexte est une des clés de l'approche systémique). 

L’application de l’approche systémique, en « nouvelle économie », ne peut se faire que dans un système ouvert dont les nœuds et la chaine des causalités essentielles sont orientés, régulés et contrôlés.

C’est un peu le principe de la prévision auto-réalisatrice que les spéculateurs ne se gênent pas d’utiliser.

Actuellement, notre système économique « Occidental » est basé sur l’auto-régulation et nous voyons bien que çà ne marche pas !

C’est un peu l’histoire du renard libre dans un poulailler libre. Et actuellement le renard libre est parfaitement représenté par la Chine et bientôt par quelques autres « zones » encore en gestation.

Les renards font des petits et ils ont faim !

La porte de sortie possible serait de fermer le système (sur un territoire, une culture, un contexte, une bulle temporelle) faute d’établir des règles communes et globales  (universelles) de régulation négatives qui compensent ou conduisent à l’équilibre.

Des règles qui organisent la production, l’utilisation et la juste répartition des richesses (si l’on veut se limiter à l’économie ce qui me semble réducteur).

Ce pourrait être le rôle de l’Organisation Mondiale de Commerce, mais nous voyons bien que ce « machin » n’a pas la moindre intention d’y procéder.

C’est la raison pour laquelle certains proposent de revenir au protectionnisme et à la fermeture des frontières. En France par exemple c’est le cas de Marine Le Pen qui ne fait que constater que l’Europe et la mondialisation sont en panne et que le dépanneur refuse d’intervenir car çà ne fait pas son affaire.

Il n’est pas nécessaire d’être grand clerc en "géopoliticoéconomie", de "modéliser", d’examiner les détails de la chaine des causalités économiques, sociales, écologiques, et je ne sais plus trop encore, pour savoir ce qui va se passer. La Chine qui peut réguler, contrôler et sanctionner comme bon lui semble, le Japon qui n’a pas une démographie galopante à nourrir se referment sur leur marché intérieur …et sur la planche à billets …en attendant que çà passe et que les « autres » suivent…

Mais suivre, c’est une autre histoire et elle ne se fera pas sans une vision globale, le sens de la complexité et la méthode systémique.

Pour cela, créons des réseaux interdépendants de compétences  dont les objectifs sont d’aider (par l’éducation et la socialisation si c’est encore possible)  à « s’élever pour mieux voir, relier pour mieux comprendre et situer pour mieux agir » (Joël De Rosnay)

Bref apprendre à penser et agir en Systémicien, ce que notre "système" scolaire et universitaire se garde bien de faire.

C’est l’objectif de l’Institut Européen de Systémique Expérimentale (IESE).       

 Francis NERI