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11/06/2013

Economie et systémique

 

Merci à Gidmoz  et ASSANI  qui posent un commentaire et une question qu’il est bon de partager.

Très bien votre définition du "système" Gidmoz , mais vous en faites une représentation et un usage limitée à l'économique et à la finance. Vous pourriez élargir, complexifier.

Je serai bref par nécessité et donc nécessairement réducteur, ce qu’il ne faut surtout pas faire en « systémique ». Vous voudrez bien me le pardonner.

Ce que vous exprimez ne me parait pas correspondre à ce que la nouvelle économie émergente aspire (réfléchir à la notion d'émergence Assani ! Notion qui avec l'organisation et le contexte est une des clés de l'approche systémique). 

L’application de l’approche systémique, en « nouvelle économie », ne peut se faire que dans un système ouvert dont les nœuds et la chaine des causalités essentielles sont orientés, régulés et contrôlés.

C’est un peu le principe de la prévision auto-réalisatrice que les spéculateurs ne se gênent pas d’utiliser.

Actuellement, notre système économique « Occidental » est basé sur l’auto-régulation et nous voyons bien que çà ne marche pas !

C’est un peu l’histoire du renard libre dans un poulailler libre. Et actuellement le renard libre est parfaitement représenté par la Chine et bientôt par quelques autres « zones » encore en gestation.

Les renards font des petits et ils ont faim !

La porte de sortie possible serait de fermer le système (sur un territoire, une culture, un contexte, une bulle temporelle) faute d’établir des règles communes et globales  (universelles) de régulation négatives qui compensent ou conduisent à l’équilibre.

Des règles qui organisent la production, l’utilisation et la juste répartition des richesses (si l’on veut se limiter à l’économie ce qui me semble réducteur).

Ce pourrait être le rôle de l’Organisation Mondiale de Commerce, mais nous voyons bien que ce « machin » n’a pas la moindre intention d’y procéder.

C’est la raison pour laquelle certains proposent de revenir au protectionnisme et à la fermeture des frontières. En France par exemple c’est le cas de Marine Le Pen qui ne fait que constater que l’Europe et la mondialisation sont en panne et que le dépanneur refuse d’intervenir car çà ne fait pas son affaire.

Il n’est pas nécessaire d’être grand clerc en "géopoliticoéconomie", de "modéliser", d’examiner les détails de la chaine des causalités économiques, sociales, écologiques, et je ne sais plus trop encore, pour savoir ce qui va se passer. La Chine qui peut réguler, contrôler et sanctionner comme bon lui semble, le Japon qui n’a pas une démographie galopante à nourrir se referment sur leur marché intérieur …et sur la planche à billets …en attendant que çà passe et que les « autres » suivent…

Mais suivre, c’est une autre histoire et elle ne se fera pas sans une vision globale, le sens de la complexité et la méthode systémique.

Pour cela, créons des réseaux interdépendants de compétences  dont les objectifs sont d’aider (par l’éducation et la socialisation si c’est encore possible)  à « s’élever pour mieux voir, relier pour mieux comprendre et situer pour mieux agir » (Joël De Rosnay)

Bref apprendre à penser et agir en Systémicien, ce que notre "système" scolaire et universitaire se garde bien de faire.

C’est l’objectif de l’Institut Européen de Systémique Expérimentale (IESE).       

 Francis NERI

 

 

 

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