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29/03/2016

Waterloo

Que peut on faire à Waterloo sinon regarder le spectacle des armées qui s’affrontent ...c'est beau !
La réponse ici et maintenant se trouve dans les besoins sans cesse croissant de l’espèce humaine se heurtant aux limites des ressources de la planète, phénomène sans exemple dans le cours de l'évolution naturelle depuis les origines.
Nous en sommes à la rupture inévitable et la réponse c'est une profonde transformation des conduites et des pratiques collectives …changer de système est un non sens total.
Même Zemmour nous dit que nous sommes victimes de nos trois insuffisances de régulation et de contrôle : au niveau individuel, au niveau des groupes sociaux au niveau de l'espèce.
C'est la dessus qu'il nous faut travailler.
La crise des subprimes en est un exemple éclatant démontrant à l'évidence que l'auto contrôle çà ne marche pas...alors pour quelles raisons insister ?

Francis NERI
29 03 16

27/03/2016

Les finalités de la politique

Depuis de nombreuses années (en gros 1974) je m’efforce de faire partager une conclusion brutale que je partage moi même avec d’autres « adeptes » de l’approche systémique, comme Joël de Rosnay, Edgar Morin, Henri Laborit, Jacques Lesourne et quelques autres moins connus … André Lebeau, Jared Diamond par exemple … moins connus en France bien évidemment !

Cette conclusion, la voici : Le danger pour l’humanité provient de l’interaction de trois insuffisances de contrôle, qui peuvent être à tout moment le point de départ de déséquilibres cumulatifs.

  • Au niveau de l’élément ultime de la vie sociale, l’individu, auto organisé depuis des millénaires et qui contrôle mal ses pulsions ancestrales, tout en mettant à leur service le pouvoir du langage et de la symbolisation.
  • La seconde source de déséquilibre, provient ensuite des systèmes politiques nationaux, construits au cours de l’histoire pour assurer l’intégration et la coordination des activités nationales. Ils ne possèdent tout au plus qu’une imparfaite capacité de régulation à court terme, sont impuissants à maitriser les trop rapides transformations à court terme, et n’arrivent pas à élaborer des fins à long terme.
    La plupart du temps d’ailleurs les élites, et pas seulement politiques, échappent au contrôle des citoyens et projettent sur eux l’ombre de leurs propres déséquilibres.
  • La concurrence entre des nations détentrices d’un pouvoir absolu de destruction est, au somment de la pyramide des systèmes sociaux, le siège de la troisième insuffisance de contrôle.
    Avec elles se manifestent le spectre de la guerre absolue de tous contre tous, le combat pour les matières premières, pour la conquête ou la reconquête de territoires, de la guerre civile et ethnique, culturelle et cultuelle, l’écrasement des minorités occidentales par les multitudes orientales, le heurt de la richesse et de la pauvreté etc.

Dans les guerres, les révolutions, les faillites des civilisations et des nations se retrouvent imbriquées ces trois insuffisances de contrôle.
C’est pour cela qu’il ne suffit pas de publier des rapports de prospective, de construire des « machins » internationaux, d’écrire des essais politiques que personne ne lit, de réélire les mêmes politiciens qui ne savent tout au plus que faire et refaire un peu plus de la même chose.

 La question ultime pour moi, ici et maintenant sera donc :

Comment rompre cet enfermement planétaire et mettre l’Homme (avec ou sans l'aide d'un Dieu) au contrôle car il est devenu responsable de sa vie et de sa mort ?

Et puisque ce sont des pratiques et des individus qui les mettent en œuvre au sein de nos « systèmes » politiques, économiques, financiers etc. « comment nettoyer ces systèmes et mettre en place des pratiques et des pratiquants que "NOUS" puissions réguler, contrôler et sanctionner ? »    

Le concept d’auto organisation, d’auto régulation et d’auto contrôle étant clairement « obsolète » depuis la crise des « subprimes » il est temps de passer et vite à autre chose et…que l’on ne vienne plus me dire qu’il est trop tard …je n’entre pas dans ces considérations :-) 

Francis NERI
27 03 16         

13/11/2015

Mémoire et Identité

« Mettons nos cerveaux en réseaux »

Le langage fait émerger des comportements collectifs. C’est un outil dont dispose l’espèce humaine pour développer les interactions entre les individus. Il est de ce fait un vecteur des comportements, il participe de la construction des attitudes.

Il infléchit ces attitudes et ces comportements. 

L’homme marque sa différence avec les animaux supérieurs, non par sa base génétique, mais par sa capacité à s’approprier des acquis culturels qui altèrent - inhibent ou renforcent- les mécanismes innés du comportement.
C’est là que nous voyons l’importance de nos acquis culturels qui à travers le langage se font ou se défont à partir des outils de communication que nous possédons.
Le WEB en est un, face de bouc par exemple, mon blog et mon email pour ce qui me concerne. Pour l’instant ils peuvent encore nous permettre, comme jamais il n’a été possible, de « mettre nos cerveaux en réseau » afin de se remettre en phase avec nos acquis culturels nés de la combinaison de l’inné et de l’acquis qui a fait de nous ce que nous sommes dans un territoire et un contexte donné.

Acquis culturels qu’il nous appartient de remettre en cause s’ils nous paraissent inadaptés.
Mais en aucun cas nous ne permettrons à des « remplacistes » de nous imposer leur culture de mort.
Il est encore utopique d’envisager de leur part des modifications techniques du patrimoine de l’espèce, mais cela va venir et plus tôt qu’on ne le pense à mon sens.
En revanche, j’observe que la technique permet une transformation très rapide des acquis culturels et nos ennemis ne s’en privent pas afin de nous réduire dans le chaudron d’une masse culturelle unique et interchangeable.
Notre seule chance c’est de lutter sur ce terrain et avec la même arme : la communication, celle qui organise, enseigne et soigne, pas celle du marketing de masse et des manipulateurs du comportement.

Les réseaux sociaux peuvent nous aider, à nous de savoir les utiliser à notre avantage : et pour commencer, « mettons nos cerveaux en réseaux » et en cohérence sur des objectifs communs.

 

Francis NERI

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