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02/05/2005

Le Projet.

Sympathisants ou sceptiques, fidèles ou infidèles, amis ou ennemis pourront adhérer, s’offusquer ou s’indigner, s’inquiéter, fuir, se révolter, ou s’en moquer, ils ne pourront rien changer à l’absolue nécessité du Projet. Il vient toujours un moment ou il faudra se trouver avec le projet, contre le projet ou sans le projet. Le projet ne laissera pas d’espaces aux tièdes, aux mous, aux contestataires. Le projet est déterminé par des évènements qui font que toujours, dans la culture d’une organisation ou dans l’esprit d’un Homme, s’installe le sentiment impérieux qu’il faut se projeter ou accepter de ne plus être. Un tel concept peut paraître contradictoire avec la Sémantique Générale pour qui il n’y a pas de raisonnement binaire, bien ou mal, beau ou laid et qui semblerait se situer dans ce que certains pourraient qualifier d’indécision centriste ! Je pense qu’il n’en est rien. Prenons conscience qu’il n’y a pas de culture sans projet. Quand disparaît l’adhésion à un projet, qu’il soit personnel, d’activité ou de société, l’égoïsme, le repliement sur soi, le renoncement aux valeurs prennent le dessus et, par conséquent, les barbaries, les violences portées par des idéologies totalitaires ne peuvent plus être combattues avec les « armes » de la raison. Les projets sociaux et moraux, entre autres, doivent, et sont le plus souvent, porteurs de finalités éthiques, encrées dans l’humanisme laïc ou religieux. Pour ma part, c’est plus volontiers dans un humanisme laïc que s’inscrit ma représentation du Projet. Toutefois, dans une direction ou l’autre, j’appréhende l’absolu qui est, pour moi, dans la minorité de l’âme humaine, la source de nombre de nos maux. Bref, il n’est plus guère de place à cet angélisme qui peut nous conduire passivement à accepter avec le sourire notre disparition programmée et peut-être projetée. Rappelons, pour mémoire, l’idée qui domine le concept de projet : « La notion de projet oscille entre la satisfaction des besoins subjectifs de l’individu et celle des besoins objectifs de l’Institution, dans la tentative de jonction des deux ordres de nécessité. Il est le produit d’une négociation en vue de produire une activité d’ensemble qui puisse satisfaire les désirs individuels tout en remplissant des buts sociaux. » La notion de projet est bien Non Aristotélicienne et le Sémanticien un « Chef de Projet »

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