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18/12/2005

Faut-il respecter la différence ?

La différence flagrante que l’on observe entre l’adolescent à risque et la majorité des jeunes qui s’adaptent plutôt bien aux contraintes et problématiques sociétales résulte t-il de leur statut et de leur rôle au sein de notre monde d’adultes ?

Alors que les premiers évoluent le plus souvent au sein de cités, que les bonnes âmes pétries de bonnes intentions et de certitudes psychanalytiques bien arrêtées qualifient d’infernales ; qu’ils sont, toujours selon les mêmes, les victimes d’exclusion, de racisme, des conditions épouvantables que leur font la mondialisation libérale, les médias, la société de consommation, la police, les CRS, l’école, les riches des beaux quartiers, les « blancs » et plus généralement l’Institution, les seconds sont supposés bénéficier tout naturellement de la complaisance que leur procure leur position sociale ou celle de leurs parents. Ils n’ont donc que peu d’intérêt, l’adaptation sociale n’a pas d’histoire !

Certes, la vie de nos jeunes des banlieues n’est pas rose, ils sont pour la plupart issus d’une immigration qui revendique de plus en plus sa différence et supporte de moins en moins les frustrations générées par les adaptations comportementales nécessaire à une bonne intégration, dans  un pays qui lui, revendique de plus en plus, et enfin, ses appartenances, sa culture et ses origines.

La charge émotionnelle pèse de plus en plus fort entre ces communautés que plus rien ne semble vouloir rapprocher. Tout incident risque à présent de dégénérer en crise ouverte et en affrontements intercommunautaires.

En effet, dans une  société où les plus jeunes ne sont plus des héritiers, car les adultes s’exonèrent de leurs devoirs de transmission de valeurs, de savoirs, de connaissance et de compétences, dans une société où des trois pôles de l’éducation que sont la famille, l’école et le social, il ne reste que la rue qui, le plus souvent, ne propose plus que des contre cultures et rejette les pôles traditionnels qui s’effondrent sans résistance aucune.

Faut-il, et comment, combler les attentes conscientes et inconscientes de ces populations à risques, jeunes et moins jeunes  qui n’ont trop souvent qu’une lointaine perception de ce qui pourrait ressembler à la recherche d’un emploi et d’un logement, de fonder une famille et d’envisager un vivre ensemble apaisé ?

Si l’on en croit la plupart de nos éminents psychiatres et autres psychanalystes, il n’y a que l’approche clinique, c'est-à-dire les soins du psychisme, avec éventuellement une forte dose de pharmacologie, qui puisse résoudre les malaises sociaux. Oser parler de vouloir intervenir sur les comportements antisociaux et vouloir les réguler vous met instantanément au ban de la « bien-pensance »  et soulève immédiatement l’indignation de ce monde savant qui met en scène la clinique éducative et sociale.

Point n’est besoin pourtant d’être grand clerc pour constater que depuis une trentaine d’années cette approche est un échec dans le contexte général d’absence totale de « culture sociale commune ».

La théorie psychanalytique contrarie le plus souvent le projet social et éducatif et, le drame, c’est que les éducateurs eux-mêmes, cherchant des réponses à leur angoisses, acceptent comme argent comptant cette incitation à l’impuissance de l’agir. Celle-ci  débouche alors sur une inefficacité que les pouvoirs publics ne sont plus en mesure d’accepter, compte tenu des coûts considérables qu’elle génère.

L’humain disparaît progressivement dans les discours savants de la psychanalyse qui n’a qu’incompréhension devant les conditions matérielles de la pratique sociale et les conditions subjectives d’engagement des acteurs.

Enfin, si l’on parle beaucoup d’une approche psychanalytique des malaises sociaux, les immenses progrès des sciences cognitives (neurosciences) qui ont trait à notre cerveau en tant qu’ensemble biologique déterminant également nos comportements, sont rejetés par la plupart de ces doctes savants. Un exemple récent en fait foi.  A Strasbourg lors du Congrès Européen Sciences de l’Homme et Sociétés, en aucun moment il n’a été question des déterminismes biologiques qui interviennent dans le comportement des individus en situation sociale. Je n’y ai d’ailleurs trouvé aucun des ouvrages qui y font généralement référence.

Les intervenants sociaux, en recherche d'enrichissement de leur pratique, peuvent partir sereins, la psychanalyse est bien la seule voie possible pour prévenir et remédier aux troubles sociaux actuels, il est vrai qu’au delà il reste la bonne vielle répression, les CRS et les matraques, cela même que nos intellectuels bien pensants reprochent à l’Institution.

Allez parler du respect de la différence après çà ! Du courage, chers éducateurs !     

Francis NERI

18 décembre 2005      

Commentaires

mes educ sont toujour tres fiere de moi car jai bien evoluer
vuss que sa commencait tres mal pour moi.avec de la volonter et un partage de chances,quelques jeunes s'emencipe et redonne un espoir a d autres...sinon voilas:
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Mes commentaire:sur les déclarations de mr sarkozi a l'encontre de mr kassovitz._-Donc apres tous ses mots assumer,dans leurs tonalite direct et franche "vous accepterez donc de la meme maniere" que les citoyens ne croient plus,en la politique du menssonge car vous ete des menteurs,hypocrites,et oui tres manicheen pour briguer un poste plus grand via les presidentiel.-C'est toujours aux pied du mur"niveau sociale" que les gouvernements reagissentexemple:le réchaufement de la planete,la représentation des peuples a la télé,ou la
commémoration de l esclavage et autres dérrives horrible dans l histoire"que d ailleurs vous "mr"vous avez remis en question".-(Car la france c'est effectivement enrichie sur divers plans materiel ect..en echanges de vie et de mort d hetres humains)ont ne peut donc pas parler de roles positif ? car sinon tout est possible.....-Pour ce qui est des fonds et des efforts politiques,ils ont toujours ete repressifs.-Maintenant la discrimination positive et jen suisun pt exemple: est que l ont embauche du noir et autres...pour ce justifier aux regard du grand publics (moi je suis pas raciste j ai un antilais qui travail pour moi) mais derriere la boutique les insultes fuses.-Mais voila j ai un travail alors chaque jours je mit attend et fait se que
l'ont attend de moi,avec tout de meme quelques fois un coups de gueule bien placer pour ne pas etre virer sous un faux pretexte.-C'est le prix a payer pour etre en partis tolerer mais non accepter dans ce pays qui est aussi le mien!-J'ai donc demenager des hlm (mais je n oublie pas d'ou je viens)"mr suite a vos propos a l encontre de mr turam".-Comme beaucoup,je suis aller m inscrire pour vous contrer dans cette vision de"repretions"qui risque d' engranger une mauvaise"revolution".-Car les ecoles,gymnase,voiture bruler ou agressions de pompier ou medecin par des populations (pas FORCEMENT immigrer ils y a aussi des Guillaume,Stephane,Jean,PARMI SES CASSEURS)qui vive auxcartier,j etait le 1er a dire non, et a etre exasperer,mais forcer de constater malgré moi que
ces faits helas ont reveiller se gouvernements qui dejas une fois aurait pus eviter tout cela exit le 21 avril en"reunissant tous les divers partis gauche/droite ect car y en a tellement maintenant,mais tous a votre image sont rester sur leurs positions.-Sinons sur les tournantes:un seul cartier ne fait pas l'unanimite,en generalisant a toute les citer et mettant cette pratique inhumaine en 1er lieux mais sans bien sur la nier,tout comme les trafiques de toute sorte.-Pour finir les policier s'engagent dans un metier qu'il savent a risque d'ou leurs prime a (defaut des
pompiers)aux niveau des crs ils sont pas la pour jouer au billes et pour la gendarmerie/police le fait de s engager dans le public ne veux pas dire la planque derriere un bureau ou faire la circulation et autres balades.-Ont reflechis a son engagement car ont peut avoir a faire aux vrais(grand banditisme) et non partir en depression suite a quelques jeunes munit de bouteille enflammer ou paver,donc oui ils sont hommes de lois et pas de non-droit car il y a eu des dysfonctionnements de la part,de ces"CALMES PROFESSIONNELS,quel honneur?de faire pression juste par delit de facies. -Suite a vos propos sur(la mosquee filmer et attaquer)par des crs ce qui a mener les tires de flashball et autre ...-Quelle belle discipline que les plus jeunes aprennent en voyant ca!- Pour moi malgré le fait d etre responsable,honnete,et integre en allant travailler a 3h du matin,j ai encore cette apprehension d'insecurité d'etre interpelé et molesté juste par delit de facies,d'autre exemple existe:magasin,banque,centre d'impots,ect..mais ceci et un quotidiens qui vous est suremment acceptable mr le 1er ministre.-"A votre avis pourquoi ya t'il un sursaut de
nationalisme depuis un petit moments,suite a des propos regretable".-Voila ayant fait mon service et par politesse je vous dit"mes respects"enfin plus ou moins a l etre humain,mais pas aux politicien,et encore...

Écrit par : nemesis | 26/12/2005

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