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26/12/2005

Discrimination et ségrégation.

Quelques questions que je me pose et auxquelles je vous invite à répondre !
Trois qui me sont  essentielles :
La religion est-elle au cœur d’une identité à construire ?
Y a t-il une voie entre assimilation et vie séparée ?
Faut-il placer le droit à la différence et à la diversité avant l’identité de la France ?
Et d’autres :
L’exclusion est-elle un fait culturel ou racial, une représentation, ou la conséquence d’un déficit d’intégration par le travail et les pannes de l’ascenseur social ?
La transgression est-elle socialisante ?
La transgression peut-elle participer d’une société nouvelle et laquelle ?
Les conséquences de nos actes sont-elles toujours appréhendées selon les principes de causalité et de non contradiction ?
Les communautarismes et les replis identitaires sont-ils une chance ou un danger pour les Français, la France et son identité ?  
L’immigration subie ou voulue est-elle une chance ou un danger pour la France et les Français ?
Faut-il :
Demander l’abrogation de la loi sur le regroupement familial ?
Demander la suppression de la double nationalité ?
Prendre les empreintes digitales de tout étranger entrant en France ?
Ne plus accorder le moindre avantage social (CMU comprise) à ceux qui s’installent sur le territoire national et n’y exercent aucun travail ?
Rendre responsables les familles accueillantes du non-retour dans leur pays d’origine des personnes qu’elles reçoivent ?
Et encore :
La politique de reconduite est-elle effectivement souhaitable et réalisable et si oui, comment ?
Est-il souhaitable et possible de lutter contre les mariages de complaisance et les regroupements familiaux illégaux et si oui, comment ?
Peut-on véritablement dissocier ce qui est du statut de réfugié politique de celui d’immigrant économique ?
Les jeunes que l’on voit incendier les voitures sont Français en droit, mais leur naturalisation sociale s’est-elle faite ?
Ces jeunes se revendiquent-ils comme appartenant à la communauté nationale et sont-ils reconnus comme tels ?
L’échec de la politique de la ville est–il la cause ou la conséquence de l’échec de la politique d’intégration ?
Pour quelles raisons la machine à intégrer s’est-elle enrayée ?
La porte du travail étant verrouillée, est–il encore possible de pratiquer ou de subir une immigration de peuplement ?
Peut on espérer la victoire des forces s’opposant au nihilisme majoritaire dans la nébuleuse de l’immigration et la reconquête de l’estime de soi par la reconnaissance de l’utilité sociale de ces immigrés et de leurs enfants ?
Que faut-il placer au premier plan, le rattrapage culturel ou le rattrapage socialisant et éducatif ?
En matière de médiation sociale, doit-on demander à la religion de participer au règlement de la vie dans la cité ?
Un recadrage politique est-il aujourd’hui possible au plan de la sécurité, de l’économie, du social, de l’égalité des chances ?
La « crise »  et la cause des violences urbaines se réduisent-elles à la dépression économique et sociale ?
Est-il encore possible de trouver des valeurs, des repères et des normes communément acceptées, qui puissent  structurer notre vie collective ?
Comment redonner un contenu à notre vouloir vivre ensemble ?
Sommes nous prêts à consentir de nouveaux efforts pour la « remise à niveau » de nos cités et de nos concitoyens en difficulté ?
Accepterons nous les règles de mixité sociale, en particulier en matière de scolarisation, de logement et d’urbanisme ?
Voulons nous nous donner les moyens d’assumer l’égalité des chances quelle que soit l’origine, le nom, le quartier et le pourrons nous ?
Une politique d’immigration sans contrôle n’a-t-elle pas pour conséquence de saturer les politiques d’intégration ?
Les vagues d’immigration familiales se transforment-elles en immigration d’ayants droits (allocations familiales, RMI, AME) ? 
Le contrat d’intégration et la formation linguistique des étrangers est-il en vigueur et s’il l’est combien de ceux-ci l’ont suivi ?
Les étrangers et leurs enfants de première ou de deuxième génération souhaitent-ils véritablement l’intégration ou un développement séparé ?
Pour quelles raisons trop de jeunes, nés en France, titulaires d’une carte d’identité nationale se sentent étrangers à notre pays ?
Faut-il encore et toujours opposer les tenants de la prévention aux tenants de l’ordre public ?
La « politique de la ville » a t-elle vraiment les moyens de changer la société ?
Supposons le problème de l’immigration résolue que faut-il faire ensuite ?
Dans le cas ou l’on puisse reprendre l’ouvrage de l’intégration, par quel bout commencer : fermeté, prévention, éducation, socialisation, formation, emploi, habitat ?
L’exemplarité de nos élites et la justice sociale sont-elles suffisamment établies auprès de l’opinion publique pour que les citoyens fassent confiance à un projet de société, encore largement à élaborer, et dont ils ont tout lieu de penser qu’ils en seront, sinon les bénéficiaires, du moins les seuls payeurs ainsi que leurs enfants ?
Les expériences culturelles et éducatives excluant toute forme d’autorité et de contraintes ont semble-t–il vécues. Faut-il pour autant renoncer à l’éducation, la régulation des conduites,  la socialisation,  la formation et à la promotion de nos valeurs sociétales au bénéfice de la seule répression ?
Le laxisme apparaît comme un encouragement à passer à l’acte avec le sentiment de l’impunité. Le temps n’est-il pas venu pour notre démocratie de rappeler la force du droit et le sens des devoirs ?
L’immigration arabo-africaine entend t-elle conserver ses spécificités culturelles et religieuses, ses normes sociales et ainsi élaborer et consolider des « ghétos » identitaires ?
Pour peu qu’ils en aient la volonté, les jeunes n’ont-ils pas le choix entre leur insertion dans la société et un monde de délinquance, de marginalisation et de guérilla urbaine de groupe communautarisés ?
Si le droit de vote des immigrés résidants depuis 10 ans en France était accordé, les jeunes Français des banlieues voteraient-ils pour des Français ?
Au lieu de mettre nos jeunes délinquants en prison, d’où ils ressortent plus radicaux et marginaux que jamais, ne devrions nous pas leur imposer un service public national d’où ils reviendraient grandis pour être des citoyens responsables ?
Peut on  lutter contre la violence dont les principales victimes sont les pauvres, les femmes et les immigrés ou les personnes issues de l’immigration, sinon par un équilibre nécessaire entre la prévention et la répression ?
Peut on faire cesser l’immigration massive autrement qu’en aidant les peuples à construire un avenir meilleur où ils se trouvent, en faisant, s’il le faut, acte d’ingérence humanitaire pour éviter la corruption et le détournement des aides au profit d’élites corrompues ?
Peut on refuser plus longtemps de voir que la solution à nos problèmes sociaux est avant tout une économie plus libre, qui peut donner plus de croissance et plus d’emploi, mais aussi que la croissance a une limite, celle de la démographie des peuples en développement.
Comme il ne sera jamais possible d’accueillir et de nourrir tous les enfants du monde, ne  faut-il pas également mettre un frein à l’explosion démographique ?
En attendant, doit-on ?
Eradiquer les bandes de voyous dans les quartiers ?
Développer l’emploi d’utilité publique ?
Doper le logement social ?
Lancer un « plan Orsec » de la prévention par l’éducation, la formation, la remédiation, la socialisation ?
Maîtriser l’immigration et la démographie ?

Francis NERI

Président de l'Institut Européen de Socialisation et d'Education

Strasbourg le 22 Décembre 2005

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