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17/07/2008

L'ordre écologique

Notre construction de la réalité s’écroule chaque jour davantage et de plus en plus rapidement. Le point de non retour semble atteint. Chacun d’entre nous pressent plus ou moins confusément  que l’escalade et l’emballement symétrique entre les systèmes ont gravement compromis la stabilité et l’écologie du système général.   

A force de séparer le sujet de l’objet, les hommes ont rendu la « réalité » inaccessible. Ce n’est pas que l’objet se venge, il rétroagit et rétablit un ordre différent. Les hommes faute d’avoir été capables de conserver  celui qui convenait fort bien à leur nature vont devoir payer très cher un rééquilibrage qui se fera en leur défaveur et à celui de leurs frères du vivant, animaux et plantes.

Probablement qu’une terrible pression de nécessité fera s’écrouler notre construction de la réalité et nous constaterons qu’elle n’est pas celle que nous pensions. C’est donc à un nouvel ordre auquel nous aurons à nous adapter et à reconstruire : l’ordre écologique  !

Je considère qu’il est encore temps d’apprendre à construire de nouvelles réalités, mieux adaptées aux évolutions du monde que nous avons provoquées.

Nous avons à notre disposition un outil, un seul, l’écologie. Pas l’écologie que nous connaissons trop souvent comme compromise avec tous les extrêmes possibles et tous les bateleurs de foire, de droite, de gauche ou d’ailleurs.

Je dirai, à nouveau, avec vigueur que l’écologie n’est ni de droite, ni de gauche, ni confessionnelle, ni ethnique, ni quoi que soit d’autre mais qu’elle accueille chacun, y compris le Pape qui rappelle et se souvient, avec nous, que le Christ n’était pas le dernier des écologistes. L’écologie est une et indivisible, elle est radicale et totale, c’est de tout temps la seule alternative possible. Parler d’écologie politique est tout au plus un pléonasme et pour ma part, je dirais que cela n’a pas de sens de l’enfermer dans un parti !

Le véritable problème est ailleurs, l’Homme dans la minorité de son âme saura t-il se maîtriser, gérer, réguler, bref devenir adulte et responsable ?

Mettre systématiquement en cause l’homme en tant qu’individu, ou en temps que groupe, est une erreur si l’on veut avancer et une faute si l’on veut rassembler. L’ individu et les groupes sont à éduquer, socialiser, sensibiliser, former, punir s’il le faut ; mais ce sont les systèmes corrompus et les pratiques déviantes qui doivent faire l’objet de toutes nos entreprises de remédiation. Les individus doivent être mobilisés et rassemblés avec toutes leurs énergies fortes de leurs convictions mises autour d’un projet de société ou le concept d’écologie serait dominant.

Les hommes, qui au Liban, dans des temps lointains, ont dévasté les forêts de cèdres pour construire des cités et des navires avaient une excuse, ils ne savaient rien de l’écologie, le mot n’avait pas encore été inventé. Ils sont pourtant aussi responsables que nous du désastre qui se prépare

Les hommes, qui à Rome, jetaient leurs congénères aux fauves dans leurs arènes avaient, peut être, une excuse, ils ne savaient pas, encore, que l’esprit des Chrétiens invitaient hommes, nature et animaux à la réconciliation. Ils sont aussi responsables que nous qui avons oublié, voire dénaturé, cet enseignement et bien d’autres.

Depuis, nous avons tout de même fait des progrès, et je ne parle pas, bien évidemment, de progrès technologiques ou organisationnels nécessaires et essentiels, mais de progrès en terme d’humanisme puisque des hommes ( et j’entends en cela aussi des femmes) en sont encore porteurs.

Aujourd’hui, il faut aller plus loin, en commençant par dépasser nos différences, sans nécessairement s’en enrichir. Les attentes et les besoins fondamentaux des peuples sont encore assez loin du réchauffement climatique, de la crise financière ou de l’énergie nucléaire que même les écologistes allemands ne contestent plus véritablement, tant l’angoisse de tous est grande devant la menace d’une crise énergétique qui les priverait de leur confort quotidien.

« What counts is what works » Ce qui compte c’est ce qui marche disait Tony Blair

Pour la plupart de nos concitoyens, le second EPR de Nicolas Sarkozy apparaît comme un moindre mal, voire une nécessité. Pas d’idéologie, aucune référence au passé ni même au futur proche, seule compte l’angoisse du présent, la menace de « l’autre » et la peur de manquer.

La « vraie vie », c’est-à-dire la gestion quotidienne de leurs difficultés, emploi, pouvoir d’achat, logement, sécurité etc. intéresse plus les Français que les postures idéologiques liées à la mondialisation, à l’immigration, aux crises financières et énergétiques, au réchauffement climatique.

Même la liberté, précieuse et réelle dans notre république laïque est devenue dangereuse car elle est de moins en moins soutenue par la connaissance, l’information et la responsabilité.

Elle se laisse confisquer par des manipulations politiques, par l’arbitraire, par le mensonge, la mascarade et la confusion et, ce n’est pas la gauche idéale que nous décrivent les opposants à toute forme de libéralisme qui y portera remède, cette gauche là n’a probablement jamais existé et n’existera sans doute jamais.

La réalité de la « vraie vie » chacun de nous la fabrique et c’est ce qui fait nos différences, cela semble entendu, enfin tant que les « nouvelles barbaries » ne viennent pas nous démontrer le contraire. C’est avec ce concept que nous sommes censés nous enrichir.

Nous sommes quelques uns à « flairer » le piège, un restant de notre instinct de survie peut-être. Il est clair, pour nous, que le système ne fonctionne pas, ou plus, et ne peut fonctionner ainsi, même rafistolé.

Fabriquons ensemble des réalités nouvelles et faisons les exister. A quelques similitudes près, cela peut marcher. Dans le cas contraire, cela revient à chercher une aiguille qui ne s’y trouverait pas dans une meule de foin virtuelle.

J’ai pris pour habitude depuis de longues années de faire chaque semaine une recherche d’évènements et de les mettre en perspective en fabriquant la « réalité » actuelle et prévisible.

Pour conclure, je vous y invite à l’aide du petit jeu ci-dessous !      

Sommes nous tous d’accord ?

Pour vous, lesquels de ces évènements sont les « réalités » prioritaires du moment ? Les plus urgentes ? Lesquelles sont pérennes et consensuelles pour l’action ? Permettent-elles de rassembler le plus largement possible ? Eclairent-elles l’avenir ? etc.…. !

Vous pourriez ensuite les classer dans l’ordre des priorités que vous choisirez de leur donner en fonction de vos critères. 

Si vous le voulez bien nous rapprocherons ensuite nos choix et si nous nous rencontrons virtuellement ou concrètement un jour, nous tenterons de rapprocher aussi nos points de vue, puis de dire une stratégie, une méthode et de nous donner des moyens et des objectifs.

Recherches d’évènements

1) Le pape Benoît XVI est parti en Australie samedi pour assister aux 23e Journées mondiales de la Jeunesse (JMJ), souhaitant "réveiller les consciences" sur l'écologie, un thème qui sera très "présent" lors de ce rassemblement de milliers de jeunes catholiques.

2) GRIGNY (AFP) - Le leader altermondialiste José Bové a annoncé dimanche le lancement du mouvement des semeurs volontaires, en marge de l'Assemblée générale du collectif des faucheurs volontaires qui se déroule de samedi à lundi à Grigny (Rhône).

3) FARNBOROUGH (AFP) - Le canadien Bombardier a annoncé dimanche au salon de Farnborough, au Royaume-Uni, le lancement de sa CSeries, des avions moins polluants concurrents des plus petits Boeing et Airbus et qui intéressent déjà Lufthansa.

4) PARIS - Le ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner a ouvert dimanche la  rencontre interministérielle du Sommet fondateur de l'Union pour la Méditerranée (UPM) en appelant ses homologues à la coopération sur "de grands projets concrets" en matière de lutte contre la pollution ou d'amélioration des échanges entre les deux rives de la mer

5) WASHINGTON (AFP) - L'administration Bush, qui venait de faire un timide pas en faveur de la lutte contre le réchauffement climatique au sommet du G8, a décidé de reporter à plus tard toute régulation des émissions de gaz à effet de serre, attisant la colère des défenseurs de l'environnement

6) PARIS (Reuters) - Plusieurs milliers de personnes se sont rassemblées place de la République, à Paris, pour sensibiliser aux dangers du nucléaire et promouvoir les énergies renouvelables.

7) PARIS (AFP) - Pollution exponentielle, réchauffement climatique fragilisant la faune et la flore, salinité accrue: la Méditerranée nécessite un traitement en profondeur, qui pourrait bénéficier d'une impulsion nouvelle à l'occasion du sommet de l'Union pour la Méditerranée (UPM) dimanche à Paris.

8) PARIS (AFP) - L'ex candidate socialiste à l'élection présidentielle Ségolène Royal a affirmé jeudi après la mise à sac de son domicile, près de Paris être "sans doute suivie" ou "écoutée" et l'Union pour un Mouvement Populaire (UMP) lui a suggéré de se procurer, comme à toute victime d'un cambriolage, une "aide psychologique".

9) BRUXELLES (AFP) - La production industrielle a baissé en mai dans la zone euro de 1,9% comparé au mois précédent, enregistrant son plus fort recul mensuel depuis 16 ans, selon les données corrigées des variations saisonnières publiées lundi par l'Office européen des statistiques Eurostat

10) WASHINGTON (Reuters) - Les autorités américaines ont présenté dimanche un vaste plan d'aide à Fannie Mae et Freddie Mac, les deux géants du refinancement de crédit immobilier, pour tenter de leur rendre la confiance des marchés financiers et de prévenir une nouvelle escalade de la crise financière. Quatre mois après avoir volé au secours de la banque Bear Stearns, les autorités américaines ont de nouveau mis un mouchoir sur leurs convictions libérales, en dévoilant des mesures destinées à soutenir deux firmes de refinancement hypothécaire menacées d'implosion.

11) NEW YORK (AFP) - Etats-Unis: la crise du subprime provoque la plus grosse faillite bancaire en 24 ans La banque californienne Indymac, l'un des plus gros prêteurs hypothécaires américains, a été mise vendredi sous tutelle des autorités fédérales, devenant le plus important établissement bancaire à faire faillite aux Etats-Unis depuis 24 ans. Les autorités de régulation des caisses d'épargne, l'OTS, ont placé Indymac, aux actifs évalués à 32 milliards de dollars, sous le contrôle de l'institution fédérale garantissant les dépôts bancaires, la FDIC. La crise ne s'est pas arrêtée aux spécialistes du crédit immobilier: la banque d'investissement Bear Stearns s'est elle faite racheter cette année par sa concurrente JPMorgan Chase. Plus tôt dans la journée, les organismes de refinancement hypothécaire Freddie Mac et Fannie Mae ont connu une déroute boursière devant une montée des inquiétudes des marchés sur leur capacité à faire face à leurs engagements. Pour l'ensemble du secteur bancaire, la crise financière s'est soldée par plus de 300 milliards de dollars de pertes et dépréciations à ce jour.

12) WASHINGTON (AFP) - Le candidat démocrate à la présidentielle américaine Barack Obama s'est prononcé lundi pour le retrait du plus gros des troupes américaines d'Irak à l'été 2010, tout en indiquant vouloir le maintien pour une période indéterminée d'"une force résiduelle" pour combattre Al-Qaïda dans ce pays. Il a également promis qu'il ne chercherait pas à maintenir des bases militaires permanentes en Irak s'il était élu président en novembre.

13) PERTH (Reuters) - Le prix du pétrole reste stable aux alentours de 145 dollars pour un baril lundi avant l'ouverture des marchés européens, les craintes sur l'approvisionnement restant la principale inquiétude des marchés.

14) TEHERAN (AFP) - Téhéran et le géant russe Gazprom ont conclu dimanche un accord de coopération pour le développement des champs gaziers et pétroliers iraniens, quelques jours après que le groupe français Total eut jugé trop risqué politiquement d'investir en Iran.

15) PARIS (AFP) - Douze militants de Greenpeace ont été arrêtés après avoir déployé dimanche matin une banderole sur la Tour Eiffel pour fustiger la politique nucléaire de la France, au moment où s'ouvrait le sommet de lancement de l'Union pour la Méditerranée, a annoncé la police à Paris.

16) PARIS (AFP) - La Bourse de Paris a de nouveau fortement chuté de 3,09% vendredi, affichant une perte d'un quart de sa valeur depuis le début de l'année, dans un marché miné par la crise financière venant des Etats-Unis, le pétrole cher sur fond de tensions avec l'Iran.

17) YALTA (Ukraine) - L'économie mondiale reste coincée "entre la glace de la récession et le feu de l'inflation", déclare Dominique Strauss-Kahn, directeur général du Fonds monétaire international. Les économies émergentes vivent une croissance confortable bien que l'inflation, liée à la hausse des prix du pétrole et de l'alimentation, demeure un sujet d'inquiétude, a-t-il dit. Dominique Strauss-Kahn a relevé que les pays émergents réagissaient plutôt bien à la crise.

La bonne nouvelle, c'est qu'après des décennies de cycles en dents de scie, les économies émergentes émergent vraiment, évoquant l'Inde, la Chine ou l'Afrique du sud. L'inflation demeure un "vaste problème", une "question de vie ou de mort", qu'il impute aux importations de produits pétroliers et alimentaires.

18) PARIS (AFP) - Un parterre sans précédent de dirigeants étrangers, dont le controversé président syrien Bachar al-Assad, a assisté lundi sur les Champs-Elysées à un défilé du 14 juillet hors normes,

19) BERLIN (AFP) - La chancelière allemande Angela Merkel a estimé que l'Allemagne ne pouvait renoncer "totalement" à l'énergie nucléaire, alors que le pays s'est engagé dans la fermeture de ses centrales, dans une interview au journal dominical Bild am Sonntag (BAMS). Nous n'allons pas pouvoir garantir notre approvisionnement (énergétique, ndlr) dans le respect de nos engagements climatiques dans un délai prévisible sans recourir du tout à l'énergie nucléaire", a dit la chancelière conservatrice. Néanmoins, "je ne crois pas que nous pouvons régler les problèmes climatiques avec la seule énergie nucléaire, aussi nous devons continuer à développer intensément les énergies alternatives".

20) TOYAKO, Japon (Reuters) - A l'occasion des discussions élargies du G8 sur le climat, les plus gros pollueurs de la planète sont convenus de la nécessité de fortes réductions des émissions de gaz à effet de serre (GES) mais les divergences entre pays développés et émergents les ont empêchés de fixer des objectifs précis.

Francis NERI

14 juillet 08

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