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La défaite et la soumission

La mairie de Paris a été occupée plusieurs heures, vendredi, par des migrants et leurs accompagnants membres d’associations.
Ce n’est bien sûr pas la même échelle, les circonstances sont différentes, les personnages aussi, mais ce petit événement renvoie irrésistiblement aux grandes pages de l'Histoire, à la prise de Rome par les Goths d’Alaric en 410.
Evénement traumatisant pour les Romains contemporains qui vécurent les pillages, les destructions, les viols et les vols comme une forme de fin du monde. Ils en accusèrent d’ailleurs les chrétiens, coupables selon eux d’avoir dissous et affaibli les structures de l’Ancien Monde. Pour les réconforter, saint Augustin écrira dans son maître livre, La Cité de Dieu, ces mots fatalistes : « Tout ce que l’homme fait est perdu et la chute des civilisations dépasse la capacité de compréhension humaine, elle est inévitable. »
On songe aux grandes batailles perdues de l’Égypte, de la Perse, de la 3/3 Grèce antique, au sac de Constantinople, au sac du palais d’Été des empereurs chinois près de Pékin en 1860, à ces effondrements qui marquèrent la fin d’un monde qu’on croyait insubmersible.
 
On n'en est pas là ? La perspective se dégage jour après jour.
 
Pourtant, la soumission et la défaite n’ont rien d’inévitable car l’Histoire n’est pas écrite. L’invasion anglaise était inévitable lorsque Jehanne d’Arc lança l’assaut. La victoire allemande était inévitable en 1940 ; la défaite suivit cinq ans plus tard.
 
9 octobre 2022
Mairie de Paris Migrants
bvoltaire.fr
Migrants - Boulevard Voltaire

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