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09/04/2012

La crise dite systémique

La crise de 2008 aurait dû permettre à Nicolas Sarkozy de mettre en œuvre les réformes structurelles et les promesses sociales sur lesquelles il s’était engagé, sans difficulté ni opposition sérieuse à gauche.

Or, malgré cette opportunité il n’a pas pu ou voulu faire…ou si peu que c’en est dérisoire et démontre, pour le moins, que le politique n’a plus la main. Le pouvoir est détenu par le marché et les financiers.

C’est compréhensible et préfigure ce qui nous attend, à l’image de ce que nous avons déjà subi. Car enfin, il aurait fallu, pour tenir ses promesses à la France et aux Français, s’en prendre à la grande distribution et à la spéculation internationale. À l’universalisme de la pensée unique chère à la gauche, mais aussi à une certaine droite Européiste et à l’islam wahhabite.      

Convergents, cohérents, et unis dans la défense de leurs privilèges, les puissants de ce monde ont bien compris la notion de globalisation, de complexité, de systèmes et d’ensembles à réguler, d’interactions et de rétroactions, de thermostats qu’il faut poser aux endroits voulus pour prévenir les explosions sociales.

Mais aller plus loin et mettre en œuvre une approche systémique pour résoudre les problèmes qu’ils ont créés relèverait de l’idée qu’ils seraient disposés à se tirer une balle dans le pied, voire dans leur crâne précieux.

Y a t-il une issue ? Peut-on compter sur leur prévoyance, sur leur raison, sur leur sens des réalités ? Je ne le pense plus ! Ils iront au bout de leur frénésie de possession et de pouvoir. « Toujours plus » comme disait François De Closet, il n’y a pas de fin à leur boulimie.

Peut-on alors compter sur la sagesse ou la colère des peuples pour qu’ils entendent raison ?      

Je suis sceptique, donc incrédule, car l’histoire se termine souvent très mal pour le peuple. Sa colère est toujours récupérée.

Pour mettre fin au pouvoir absolu et au servage, certains ont fait la révolution, n’hésitant pas à couper la tête d’un roi.

Pour quel résultat ? Ils ont mis un empereur à la place ! Ensuite, au cours de l’histoire récente, çà ne s’est pas arrangé. Le peuple ne gagne jamais rien à trucider les puissants, d’autre émergent encore plus vite, sont plus rapaces et plus violents !

La lutte pour l’égalité est un leurre. Il semble qu’il n’y ait pas d’autre combat que celui de l’accès à la dominance du « barbare » qui veut, dès qu’il en à l’occasion et la possibilité,  prendre la place de celui qui « possède ». Il veut l’argent, le territoire, la terre et imposer ses règles, ses codes, ses valeurs, ses certitudes.

Pour tempérer ces ardeurs revendicatrices, que Nicolas Sarkozy et ses complices à gauche et en islam, ont parfaitement intégré dans leur stratégie, il leur faut admettre que la paupérisation absolue du lumpenprolétariat et de la racaille que dénonçaient déjà Karl Marx et Engel, n’était plus de mise, et qu’ils ne pouvaient plus pourrir la vie des pauvres et des classes moyennes sans un peu de « redistribution »…mais pas trop !

Le problème c’est que çà ne marche plus car il n’y a plus rien à redistribuer, le CAC 40 prend tout…les imbéciles !

Comme d’habitude, ils vont faire en sorte que les peuples s’entretuent pour le profit du complexe militaro-industriel, mais au nom de l’égalité, la liberté et pourquoi pas de la fraternité entre les peuples…ou encore de leurs prophètes … «  mon Dieu est plus fort que le tien » disait Conan le barbare.

Certains idéalistes rêvent encore d’une gouvernance mondiale associée à une avancée technologique majeure qui réglerait tous nos problèmes. Mais elle n’est pas réalisable sans consensus entre Etats. C’est flagrant, quand par exemple la Chine et la Russie pour défendre leur idée de la géopolitique mondiale et surtout leurs intérêts, s’opposent au conseil de sécurité à une intervention en Syrie. Or, l’approche systémique de résolution des problèmes globaux et complexes, demande de mettre en œuvre des « modélisations » qui vont dans le sens de l’intérêt du monde primant l’intérêt de l’Etat qui, lui même, prime sur celui des communautés puis des individus. 

L’éthique, l’empathie, l’altruisme, la sauvegarde du monde dépendent de l’ordre dans lequel nous inscrivons nos priorités. L’individu doit-il survivre au groupe et le groupe à l’espèce ? 

Tout cela n’est-il pas dans les gènes ? Serait-ce un produit de l’éducation et de la socialisation ? Aujourd’hui nous voulons survivre en tant qu’individu. La raison du plus fort, du mieux organisé, du plus savant sera donc la meilleure ! Rien de changé dans le vaste monde sauf que nous sommes à l’heure 24 !

Francis NERI

09 04 2012

http://semanticien.blogspirit.com

15/07/2011

Rester un Français mort ?

Comme vous le savez, la crise systémique globale est une conséquence. Depuis six longues années, sur ce blog je tente d’en démêler les ingrédients et l’écheveau d’une extrême complexité, mais surtout de proposer des pistes qui soient crédibles et susceptibles de nous faire progresser sur le chemin de l’avenir souvent trop mal fréquenté.

Je suis toujours très étonné de constater que malgré de faibles moyens conceptuels et matériels, la simple « intuition », la mise en cohérence de la connaissance, l’émotion et la raison, l’application de modèles simples à réaliser, permettent d’appréhender au plus près quelques structures possibles de l’avenir et de faire des choix qui ont une bonne chance de se réaliser si l’on considère que la « prédiction » est très souvent auto-réalisatrice.

Prenons l’exemple de « l’affaire Lybienne » ! Il ne fallait pas être grand clerc pour imaginer ce qui allait se passer. Pourtant les erreurs d’analyse sur cette guerre sont nombreuses et incompréhensibles. Je cite, pour l’exemple, Patrick Haimzadeh, ancien diplomate en poste à Tripoli : "surestimation de la capacité militaire des insurgés, sous estimation de la base sociale réelle du régime et de la capacité de Khadafi à mobiliser des soutiens à l’intérieur, méconnaissance de la psychologie du dictateur qui ne quittera jamais son pays, illusion que l’armée aérienne puisse contribuer à la chute du régime par la victoire militaire des insurgés, le délitement de l’appareil d’Etat et de l’armée, le « lâchage »  du premier cercle de fidèles ou une insurrection générale dans la capitale. L’entretien des insurgés dans l’illusion qu’une victoire rapide était possible et la diffusion de cette illusion par Bernard Henri LEVY, ne pouvaient que conduire aux déconvenues actuelles".

Qu’allions-nous faire dans cette galère et pour quelles raisons si comme il faut l’espérer pour eux les « experts » avaient correctement analysés la situation ?

Et je ne parle pas des « printemps arabes » qui tournent à l’hiver islamiste ! 

Oui, la crise systémique mondiale et globale est une conséquence. Conséquence d’une absence de modélisation, de régulation et de contrôle, de maîtrise des évènements qui percutent un avenir qui nous est, à présent compté, se déroulent sur des plans différents, dans des bulles temporelles antagonistes et produisent des évènements que nos experts et gouvernants ont semble-t-il un mal fou à appréhender et à situer dans leur contexte.

Il est clair pourtant que la conjonction des crises entrant en cohérence est la résultante d’un conflit premier entre les besoins sans cesse croissants de l’espèce humaine et les ressources de l’environnement planétaire où elle se trouve confinée. 

L’homme n’a pas la perception de la finalité de son univers. Il est déterminé par son héritage génétique et culturel.

La détermination génétique nous incite à protéger notre descendance afin de perpétuer l’espèce et de préférence notre « race ».

La détermination culturelle nous propose de faire en sorte que notre descendance et notre culture déterminent l’avenir, et nous sommes prêts à lutter pour qu’il en soit ainsi. 

L’analyse systémique qui s’attache à discerner les futurs possibles, propose une vision globale et un agir local.

Vision globale de l’évolution technique et de ses effets qui n’exclurait pas une vision éthique afin de la contrôler. 

Agir local qui prend en compte le quotidien et la souffrance des individus.

Et l’on voit bien le point d’achoppement. Par effet de rétroaction des causes sur les effets et rétroactivement des effets sur les causes, une vision éthique ou morale n’est pas la même que l’on soit Africain ou Européen, Musulman ou Juif.

L’universalité des cultures est un doux rêve, que même Darwin n’envisagerait pas avant un bon million d’années d’évolution du cerveau humain. Du moins tant que l’individu s’entête à vouloir survivre au détriment de son groupe d’appartenance et le groupe au détriment de l’espèce. Le coefficient d’altruisme de chacun étant encore largement insuffisant. 

L’universalité biologique et culturelle n’étant pas encore, et nous espérons qu'elle ne le sera jamais volontairement,  dans les possibilités techniques actuelles de nos brillants techniciens, nos attitudes et nos comportements seront en opposition selon que l’on soit « l’un » ou « l’autre », et l’émotion des masses aveugles et conditionnées submergera la connaissance objective des faits et la froide raison.

En conséquence, l’implacable pression de nécessité, démographique en particulier, me fait penser à ce que la raison du plus fort et du « plus nombreux » sera celle qui prévaudra encore longtemps. 

Alors, amis occidentaux, préparez-vous à succomber en tant qu’individu et groupe si vous renoncez à lutter avec énergie pour préserver l’avenir de vos enfants, leur sécurité et leur autorité sur le monde.

Après tout c’est encore une question de représentation. Certains ne disaient-ils pas dans les années quarante : « Mieux vaut devenir un Allemand vivant que rester un Français mort ! »

Francis NERI