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14/04/2020

Confinement

Nous avons atteint un mois de confinement en France et à ce jour, en faisant une projection à partir de tous les cas supposés de toutes les formes de la maladie, sévères ou non, nous avons au mieux 9% de personnes immunisées.

Le calcul le plus optimiste, c’est à dire en supposant que nous continuons à rester confinés et à respecter ce confinement, en ayant toujours les lits de réanimation au taux de remplissage maximum et en considérant qu’il suffirait d’atteindre 60% de personnes immunisées, débouche sur une durée de 7 mois ! Un calcul moins optimiste mais plus réaliste de 83% de personnes immunisées, en partant d’un chiffre actuel inférieur à 9%, donne une atteinte de l’objectif en 2 ans.

Si on envisageait ce scénario de 2 ans, il faudrait prévoir un temps de récupération pour nos soignants. Il est illusoire d’imaginer que nos soignants ne s’effondreraient pas avant l’arrivée du marathon nécessaire pour obtenir cette fameuse immunité de horde, hors d’atteinte aujourd’hui.

Se pose par ailleurs la question de la qualité de l’immunité car s’il semble qu’elle s’acquière bien dans les formes sévères de la maladie, la réponse est moins claire pour les cas bénins. Ce qui signifie qu’il ne suffirait pas d’« avoir eu » le Covid-19 pour être immunisé, et le taux actuel d’immunisation protégeant la population serait en réalité très inférieur aux 9% censément atteints aujourd’hui. Souvenons-nous que le Covid-19 est un coronavirus, autrement dit est de la famille des rhumes, or chacun sait que l’on n’est pas immunisé à vie pour avoir déjà eu un rhume : on en ré-attrape régulièrement.

Plutôt qu’imaginer donc un dé-confinement dangereux car il s’accompagnerait d’une seconde vague qui nous submergerait à nouveau, tout en nous ayant fait perdre un temps précieux, ne serait-il pas plus sage (en attendant la découverte d’un traitement ou la mise au point d’un vaccin), d’adopter un confinement plus strict, des règles de distanciation sociale plus rigoureuses, et un véritable suivi des personnes ayant été atteintes, en prenant davantage exemple sur les stratégies chinoises ou asiatiques, qui visent une éradication du virus au moins temporaire.

Une telle politique s’avèrerait beaucoup moins coûteuse en temps, même si elle exigeait bien sûr un effort et une privation de liberté à la limite du tolérable : elle prendrait 3 mois au lieu de deux ans, serait à l’origine d’un nombre beaucoup plus faible de décès qu’aujourd’hui, et n’exercerait pas une pression inhumaine sur nos soignants.

 

13 04 20

Paul JORION
Francis-claude Neri
http://semanticien.blogspirit.com/

31/03/2020

Pour régler les problèmes

La règle de base, c’est le fonctionnement comme un réseau neuronal. C’est une multitude d’individus agissant en parallèle et de manière simultanée à partir de règles simples pour faire émerger un comportement COLLECTIF « intelligent » c’est à dire à la hauteur des défis qui nous sont adressés.

Une approche à la fois locale et globale est seule susceptible de régler les problèmes locaux et globaux qui se posent à la communauté.

Ce fut l’idée centrale de la création d’infogroupes à partir de NOS réseaux sociaux.

Deux principes à appliquer :

Une organisation fractale, c’est à dire construite sur des éléments simples et répétitifs, se réorganisant à des niveaux différents pour produire une forme conservant une structure de base pouvant se reproduire à l’infini. A l’exemple des poupées gigognes !

Le principe de subsidiarité, c’est à dire l’application d’une maxime politique et sociale selon laquelle la responsabilité d'une action publique, lorsqu'elle est nécessaire, revient à l'entité compétente la plus proche de ceux qui sont directement concernés par cette action. Ainsi, lorsque des situations excèdent les compétences d'une entité donnée responsable de l'action publique, cette compétence est transmise à l'entité d'un échelon hiérarchique supérieur et ainsi de suite. Le principe de subsidiarité veille à ne pas déconnecter la prise de décision publique de ceux qui devront la respecter. C'est en somme la recherche du niveau hiérarchique pertinent auquel doit être conçue une action publique.

Rédiger une nouvelle constitution à partir de ces bases devrait nous intéresser …mais pour cela il faut parvenir au pouvoir et çà c’est une autre histoire certains n’en veulent surtout pas !

Il va peut être devoir et falloir le leur arracher …le pouvoir !

Francis-claude Neri

30 03 18

La crise des subprimes, de 2008, qui était DÉJÀ une crise systémique et globale, nous avait pourtant durement avertis ...bien entendu NOUS n'avons en rien modifié NOS attitudes et NOS comportements !

Nous allons GLOBALEMENT en payer le prix et il sera élevé…

Francis-claude Neri

31 03 20

 

01/01/2017

Effondrement, comment l’éviter ?

«  Tout ce qu’on sait aujourd’hui, c’est qu’on est face à une redoutable et destructrice boucle de rétroaction positive « globale », qui s’alimente à partir de sous-systèmes eux mêmes soumis à des boucles de rétroactions positives allant dans le même sens »
Francis NERI

Si nous voulons faire de la prospective afin d’introduire de la remédiation, de la régulation et du contrôle sur le système global,  il convient donc de penser, puis d’établir un modèle global, planétaire, d’analyse systémique intégrant, pour le moins, les sous systèmes suivants : l’économie et la finance, l’écologie, le climat, la démographie, la production et l’affectation des ressources énergétiques et alimentaires, la consommation.

Le défi de la « complexité » que ce projet illustre consiste tout d’accord à admettre que nous ne pourrons pas nous débarrasser de la complexité apparente des phénomènes humains et, que l’incertitude, le désordre, la contradiction, la pluralité, la complication font partie de la problématique générale et donc de la solution.

La méthode de l’analyse cartésienne de réduction de la complexité à des composants élémentaires est adaptée à l’étude des systèmes stables constitués par un nombre limité d’éléments en interactions linéaires décrites par des lois mathématiques proportionnelles, additives. Mais elle ne convient pas pour l’étude des systèmes,  passé un certain niveau de complexité, d’incertitude et de logique émergente, comme c’est le cas en biologie, en économie ou dans les systèmes sociaux.
Une autre approche est requise l’approche systémique  fondée sur de nouvelles représentations de la réalité prenant en compte la complexité du cosmos, des organismes vivants, des sociétés humaines, et des systèmes artificiels conçus par les hommes.
La systémique nécessite l’appréhension concrète de concepts qui lui sont propres : vision globale, système, niveau d’organisation, interaction, rétroaction, régulation, finalité, évolution.
Elle prend forme dans des processus de modélisation, qui utilise le langage graphique et permet l’élaboration de modèles qualitatifs (en forme de « cartes » ) et la construction de modèles dynamiques simples et simplement quantifiés ( algorithmes).

La démarche systémique actuelle, grâce aux réseaux sociaux et les immenses possibilités d’interactions qu’ils permettent, ne doit plus être réservée à quelques têtes pensantes de la mondialisation qui l’utilisent afin d’assurer leur domination oligarchique qui nous conduit à l’abime.
L’approche systémique peut être utilisée par chacun d’entre nous en tant que comportement de la personne qui agit pour PENSER le système, mais aussi pour élaborer ensemble le comportement à mettre en œuvre par les acteurs qui veulent utiliser ce « nouveau savoir ».

Quitte à l’imposer à nos « acteurs » politiques qui font semblant de l’ignorer pour mieux nous en imposer les aléas !

C’est l’objectif  et la « finalité » que je vous propose et pour cela, formons CE système : « Un ensemble d’éléments en interaction dynamique, orienté en fonction d’un but, d’une finalité »


Francis-claude Neri


01 01 17