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18/09/2010

Liberté j'écris ton nom !

Je reviens sur cette journée du 4 septembre où, pour moi tout au moins, le monde a basculé, avec une carte mentale désormais périmée. Christine TASIN et la plupart d'entre nous avions anticipé l'idée d'un rassemblement de toutes les forces capables de mettre en adéquation l'émotion, la raison et la connaissance objective des faits.

Quelle cruelle désillusion si l'on pense aux conséquences de ce fantastique appel au dialogue, à la concertation , manqué une fois de plus.

C'était un appel, un dernier cri avant que ne s'abattent la tourmente, le désespoir voire la guerre civile sur notre beau pays de France.

Un appel à la raison, à la recherche non pas de la vérité, car chacun à la sienne, mais de la réalité des faits.

Nous autres, les désespérés, ceux qui portent nos valeurs gréco-latine, judéo-chrétiennes et républicaines comme une solide colonne vertébrale nous tenant debout, nous avons voulu tenter une dernière démarche, stopper au bord de l'abîme l'infernale chute.

Nous avons voulu alerter pacifiquement les communautés qui se dressent les unes contre les autres du danger mortel que représente l'Islam intégriste et politique.

Que voulions nous ? Tout simplement être entendu : faire entendre notre parole, que l'on comprenne notre angoisse.

Nous voulions que l'on sache que nous n'étions pas contre les musulmans de France, mais pour une profonde évolution de leur religion. Une religion qui saurait s'adapter à notre siècle, qui rejetterait la Charia et toutes ses règles qui s'opposent à nos codes sociaux et nos lois républicaines.

Depuis quelques mois, un nombre grandissant de Français de toutes origines se rassemblent et entendent faire usage de leur liberté d'expression, ils nous y poussent, ils s'expriment, malgré la peur de ceux qui veulent les faire taire.

A Résistance Républicaine, nous avons compris, avant d'autres, que ces mères, ces pères de famille tranquilles, ces jeunes inquiets pour leur avenir étaient prêts à se mobiliser pour lancer un dernier appel.

Alors, le 4 septembre, nous l'avons fait.

Courageusement, ils sont venus. Peu nombreux, c'est vrai la peur, encore la peur ! Et pour voir quoi ? Un déchaînement de violence médiatique, voire physique comme à Toulon par exemple.

A Strasbourg, lorsque nous avons voulu dresser le drapeau Français, nous avons dû le replier, sous l'injonction de la police, pour ne pas « offenser » un mariage musulman qui se tenait non loin de là.

Certains élus, tous de gauche,  et représentants du culte musulman nous ont condamnés avant même de nous avoir entendus. Les journaux ont déformés nos propos, accusés d'être racistes, islamophobes. Des amalgames ont été fait avec les nazis, Vichy, que sais-je encore ?

Profondément blessés, nous nous sommes repliés, contemplant notre drapeau couché, humilié sur la photo d'un journal local.

Pour ma part, j'ai compris : l'islam de France, personne n'en veut, à commencer par les musulmans eux mêmes.

Que va-il se passer à présent ?

Je vous le laisse imaginer mes amis. Pour ma part, je pense que si notre parole ne peut s'exprimer, alors oui, nous pouvons être inquiets pour notre liberté; et si les musulmans ne comprennent pas cela très vite, et ne mettent pas un peu de vin dans leur eau et un peu de cochon dans leurs assiettes, le monde deviendra pour eux comme pour nous très très dangereux.

 

 

17/09/2010

Le territoire défie la carte

Quel talent ce Lucien ! Un vrai systémicien. Lisez et s'il vous plait faites lui part de votre ressenti. Le territoire qui défie la carte ! Quand je pense que je n'ai pas inventé la formule, j'en deviendrais jaloux si.....

Petite remarque: J'ai "causé" avec le bloc identitaire. Ce n'est pas exact que ce mouvement croit impossible l'intégration. Il va seulement plus loin, il parle d'assimilation, mais à mon sens, il lui faudra lui aussi accepter l'intégration "individuelle". C'est trop tard pour l'assimilation; il aurait fallut éduquer et socialiser autour de nos coutumes, nos lois et nos codes sociaux dès 1973 au moment de l'incroyable "regroupement familial ".

L'évolution de notre carte mentale, de nos représentations du territoire,  et l'adaptation aux réalités construites du terrain, sont une nécessité si nous voulons rassembler sur l'essentiel. S'enrichir de ses différences, surtout si elles préservent un essentiel commun, ce n'est pas renoncer à ce que l'on est, bien au contraire.

C'est nécessaire si nous ne voulons pas que la "carte islamiste" devienne un jour notre territoire. Tel est l'enjeu, à ne pas perdre de vue une seule seconde !

§

Nous assistons à un tel surge moral et politique en Belgique, aux USA, en Hollande, aujourd'hui en France, qu'il commence à faire peur à certaines grosses huiles ; même un ex-conseiller de Bush, Karl Rove, hurle avec les loups, moules bien accrochées à leur rocher de moins en moins haut placé tant le désir de tourner la page des discours niais devient irrésistible. Nos élites sont si écoeurées de voir le territoire défier la carte, entrer en résilience alors que le peuple a toujours été déclaré dominé, manipulé (les caves se rebiffent) qu'elles se hâtent de classer à "l'ultra droite" tout discours refusant d'avaliser le leur, qu'elles chantent sur tous les tons, tel Néron, du haut des tribunes médiatiques tandis que Rome brûle.

Classent-elles d'ultra droite les mêmes refus en matière de moeurs, ou en matière de comportements "culinaires", lorsqu'ils sont musulmans ? Non, bien sûr, de tels refus seront respectés car mis immédiatement sur le compte de la différence de culture, que l'on se gardera bien de classifier comme rétrograde (sauf s'il s'agit de lapidation néanmoins), ce qui est là proprement méprisant en réalité puisque nos élites préfèrent s'en prendre aux personnes qu'elles pensent toucher, culpabiliser, avec leur sermon,  ces personnes étant de même culture, alors que "l'autre", le musulman, sera celui avec qui l'on ne polémique pas; pourtant, il pourrait lui aussi "progresser" grâce à la critique, sauf que son discours ne compte pas. Il se comptabilise seulement comme auxiliaire potentiel.

Mais oublions ceux qui s'effacent déjà du sable du temps.

Observons que si certains Flamands de plus en plus nombreux veulent entrer en scission c'est bien parce qu'ils refusent de croire qu'ils doivent être les seuls à "progresser" alors que certains musulmans ont le droit, eux, de régresser vers l'islam des débuts. Laissez-nous tranquilles clament-ils, pourquoi les monuments seraient les seuls à être protégés ? Il est vrai néanmoins qu'ils le sont de plus en plus difficilement tant l'idée de brassage éclectique veut s'imposer y compris au Château de Versailles en empêchant que celui-ci soit appréhendé en tant que tel comme cisèlement et joyau d'un moment du monde au lieu d'être ravalé à l'état de décorum pour des ego en mal de turpitude.

Nos élites ne comprennent pas que malgré l'insulte (réac, néoréac, raciste, phobique) qu'il s'agit réellement d'un mouvement de fond secouant des populations occidentales cherchant non pas à s'enfermer mais à rectifier la trajectoire des années 60 accaparée par les pirates nihilistes du post léninisme soixante-huitard, il ne faut pas confondre 60 et 68, voire mai et juin 68, tout comme l'on ne peut confondre le 4 août 1789 et le 10 août 1792. De même ne confondons pas intégration pluraliste et assimilation jacobine. Car, et ce contrairement à ce que pense le Bloc Identitaire, il est possible d'intégrer des populations diverses, même extra-européenne, à partir du moment où celles-ci ne sont pas acceptées en tant qu'ethnies mais individus qui cherchent à s'insérer dans le particulier sans amoindrir leur singularité.

En ce sens la force des tea parties tient précisément dans leur attachement viscéral à la Constitution américaine cette carte devenue territoire, au lieu de s'en tenir seulement à la terre et aux morts. L'erreur fondamentale du barressisme, tout comme du nazisme et du communisme fut de croire qu'il s'agit de purifier ou de préserver celle-ci jusqu'au plus profond de la sensibilité en écartant ce qui ne sent pas comme soi (dans tous les sens du terme sentir).

Il faut lire alors ainsi la façon dont un Heidegger à la suite de Lénine s'oppose violemment à toute pensée distinguant théologie et politique parce qu'il prétend créer un même corps organiquement homogène et susceptible de fonctionner comme une phalange spartiate et ce au plus profond du corps propre. Le mouvement des tea parties n'a rien à voir avec cette métaphysique de la finitude volontaire puisque cette dernière n'est que temporelle alors que l'énergie de l'esprit humain reste infinie, néguentropique, c'est la bonne nouvelle, ce qui implique de pouvoir peser sur le cours du monde, tout n'est pas encore joué, même si la carte façonnée par nos élites (non seulement en perte de vitesse mais qui sont en train de s'effondrer sur nous) prétend être la seule jouable.

Résistance Républicaine pourrait jouer ce rôle de catalyseur brassant divers courants mais unis par le même souffle celui de l'âme française, conscience universelle d'une telle tâche faramineuse. Organisons des banquets, mais dans lesquels le vin et le whisky (la vodka aussi) auront toute leur place au lieu du seul thé. Il est, après tout, peut-être encore temps.

lucien.oulahbib@free.fr

0664944909

http://lucien.samir.free.fr/biographie/index.html

 

 

 

28/08/2010

Humeur

Stop aux critiques destructives qui font le jeu de l'adversaire !

C'est bien beau de cartonner sur le Président, de se répandre sur les blogs en diatribes incendiaires...c'est même très bien , mais à part çà, que faisons nous ?

Voulez vous un exemple ?

J'ai décidé de donner un coup de main à Christine Tasin et organiser à Strasbourg un apéro républicain le 4 septembre. Vous savez la IIIe, la loi sur la laïcité !

Je reçois à longueur d'année pour information et faire suivre, de la part de nombreux amis Alsaciens, des attaques virulentes qui dénoncent, pas toujours dans des termes choisis, l'Islam, les cités, les voyous, Sarkozy et j'en passe.

Plein d'espoir je les ai invité à me donner un coup de main. Voulez vous connaitre le résultat ? Un seul, il est de Colmar. Je crois qu'il se reconnaîtra. Il n'est même pas adhérent de RR !

Ne parlons pas des officiels des différentes "communautés": silence radio. Ni même des assos participantes !

Alors s'il vous plait cessons de "parler" : agissons. Je ne suis pas très tendre avec le Président, il m'a assez déçu,  mais ici et maintenant comme disait l'autre, sur ce coup, s'il ne sent pas le peuple derrière lui, que voulez vous qu'il fasse. C'est maintenant où jamais, le tournant quoi ! Après nous pourrons toujours régler nos comptes en 2012 et en interne et même revoter pour lui si enfin il réalise ses promesses !

Vous savez, nous vivons dans un monde de signes, de symboles et là je crois qu'il faut donner un signe fort, un marqueur comme disent les sociologues.

Que vais je faire seul avec mon Colmarien pour organiser un truc pareil sachant que l'autorisation me sera accordée ? Sachant que je n'ai aucune expérience de ce genre d'action ? Où vais je trouver  les 20 personnes pour le service d'ordre? La sono ? Les Talkies ? Qui va m'aider à tracter dans les boites aux lettres ?

Vous savez je pense à Kennedy : Arrêtez de vous dire ce que Sarkozy peut faire pour vous....! Et puis dégager vous un peu de votre PC, sortez. Prenez l'air Alsaciens et Lorrains, venez faire un tour à l'Orangerie, le 4 septembre à 18 h vous ne pourrez pas vous tromper c'est en face du Parlement Européen et surtout, n'hésitez pas, engagez vous, donnez nous un coup de main !

Allez à plus !

Francis NERI