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30/12/2009

Le monde change

Vous n'avez pas remarqué ? Le monde décélère. Les analystes... les économistes... et les politiciens bavards ralentissent leur débit. Le flot de nouvelles se tarit, se fait dérisoire. Le bruit de fond s'apaise. Même les prédicateurs de l'apocalypse style 2012, mettent une sourdine à leur sens divinatoire. Il ne manquerait plus que la réalité leur donne raison. Gare à la prédiction qui se réalise, justement parce qu'on la prédit. 

Il semble se passer quelque chose qui nous échappe, que nous ne savons pas ou ne pouvons pas correctement appréhender. Cela dit, il se passe toujours beaucoup de choses que nous ne comprenons pas. Cela, un systémicien le sait. La « totalité » et la « signification globale » d'un évènement nous seront probablement à jamais inaccessibles quelles que soient nos capacités d'analyse.

Mais là, c'est autre chose ! Il semble que chacun retienne son souffle, attend, et fait des provisions d'énergie, pas seulement de boîtes de conserves.

Les économistes nous disaient que la crise est passée, d'autres que le climat après tout ce n'est pas « aussi pire », les politiques que la relance est là, que les terroristes sont en prison et que la paix est pour demain au Moyen Orient.

Et pourtant, c'est quoi ce silence soudain, juste après Copenhague, cette angoisse qui nous prend brusquement lorsque l'on entend le rire de son enfant et que son regard confiant plonge dans le nôtre ?

Qu'entendons-nous, que devinons-nous, derrière les mots convenus et les paroles prudentes des uns et des autres ?

Et je ne parle pas de ces rumeurs et théories du « complot » qui agitent les médias, elles ont toujours existé et ne se matérialisent dans la « réalité » que fort rarement.

Non, je fais allusion à cette inquiétude qui, peu à peu, se transforme en angoisse et bientôt en peur irraisonnée et irraisonnable.

Attention à la peur, celle qui vient de nos entrailles, qui ne connaît pas la raison, qui obscurcit notre intelligence et qui se livre à la passion.

Si nous sommes au cœur de la tourmente, dans l'œil du cyclone, si le monde doit changer et subir de sombres bouleversements qu'on nous le dise et que l'on s'y prépare. Mieux vaut un changement attendu, compris et accepté que d'attendre des lendemains qui chantent et subir un tsunami en maillot de bain sur une plage ensoleillée.

Les grands schémas sont devenus incompréhensibles, plusieurs évènements sont en train de se produire au même moment  et ce ne sont pas de petits défis. Chacun d'entre eux provoquerait une crise digne de ce nom. Associez-les, mettez-les en cohérence, cherchez leur point de convergence et vous avez tous les ingrédients pour décrire le désastre possible.

Vous me direz, le pire n'est jamais certain, mais tout de même, si notre intuition était bonne, que se passerait-il ? Nous n'en savons rien. Nous aimerions bien le savoir.

Je ne sais pas vraiment ce qui m'attend, mais je fais mien le « principe de précaution » et je me prépare au pire, psychologiquement, socialement et, ma foi, matériellement.

 Comme je ne suis pas Cassandre, je vous souhaite une bonne, une excellente année 2010, 2011, 2012 et même au-delà !