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23/09/2009

Lettre à un ami « de gauche »

Je suis bien aise de vous retrouver en ligne et j'ai apprécié votre dernière chronique. Puis, je me suis dis :"le revoilà parti" dans ses idéologies et sa vision en noir et blanc. Vous devriez vous libérer de vos conditionnements psycho-marxistes (je mets le trait d'union)

Que vient faire cette sortie sur Dieu et le capitalisme dans votre chronique sur la crise et ses conséquences ???

Exemple !

 

"Depuis l'esclavage du peuple Noir jusqu’au Nouvel Ordre mondial, soit de 1900 à l’aube du troisième millénaire, en passant par la guerre au Vietnam, le capitalisme porte à lui seul la responsabilité d'un bilan de quelque 100 millions de morts."

 

A lui seul...et bien !

 

Les problèmes sont ailleurs, le capitalisme, comme le reste, ne sont que des conséquences, pas besoin de vous mettre en colère, cela vous fait du mal, et n'empêche pas les capitalistes ou les socialistes, et tout le reste, de sabler le champagne à votre santé. En plus vous attirez des ennemis et  vos livres resteront confidentiels!

Je crois que vous faites ce que l’on appelle une identification.

La plupart des gens raisonnent de façon rétrospective, interprètent le présent uniquement en fonction du passé. D’autres esprits, ils sont encore rares, raisonnent de façon plus constructive. Ils interprètent le présent en fonction de ce qu’ils projettent ou prévoient. En quelque sorte ils construisent du futur, ils mettent du temps en conserve.

 

De tout temps, les Dieux par l’intermédiaire des hommes, leurs ont formulés  des règles impossibles à appliquer. Alors ils se font la guerre, et le sang des hommes et de Gaia coule en abondance.

De quelles illusions terrifiantes devrons nous encore souffrir avant que nous ne comprenions enfin que les Dieux sont tous issus de notre cerveau, de l’imagerie sanglante qui s’y trouve.

 

Cela n’enlève rien de la réalité des Dieux, car les hommes ont besoin d’eux. Ils ne peuvent supporter d’être seuls, libres et responsables. Ils fuient devant la réalité, et la réalité, c’est comme pour les Dieux, c’est l’idée que l’on s’en fait. Cette idée, celle d’un ou de plusieurs Dieux créateurs, bouscule toutes les autres, et finalement elle arrange tout le monde. Les fidèles, les prêtres et ceux qui se servent des deux, afin d’asseoir leur gloire, leur pouvoir et leur fortune.

 

J’aime bien la phrase de Marguerite Yourcenar dans je crois « l’oeuvre au noir » : « Les dieux n’étant plus et le Christ n’étant pas encore, il y eut de Cicéron à Marc Aurèle un moment unique ou l’homme seul a été. »

 

La question est posée, l’Homme est-il en mesure de cesser d’attendre un Dieu, le Père Noël qui lui ressemble, ou quelqu’un de sa famille pour lui servir de tuteur, lui offrir des cadeaux, lui dire ce qu’il faut faire ou ne pas faire ? Saura t-il enfin faire preuve de maturité et prendre en charge son destin ainsi que celui de la planète avec tout ce qu’elle contient. Bref sera-t-il un jour capable de liberté, c'est-à-dire de se discipliner lui-même, de se réguler, de se contrôler ? Après tout c’est peut être cela que ses Dieux attendent !

Rien à voir avec le capitalisme ou la religion qui ne sont, tout au plus, que des  "systèmes" comme les autres et qui a mon avis ont fait leur temps !

 

Amicalement 

 

Francis NERI 

Commentaires

Dans le Robert, pour Capital on lit : « Toute richesse qui ne sert pas à la consommation immédiate mais qui est destinée à la production d’un revenu ou de nouveaux biens ». C’est comme dans l’agriculture, il ne faut pas consommer tout ce qui est récolté pour avoir des semences à planter, et de nouvelles récoltes. Celui qui trouvera une autre façon de produire, soit des produits agricoles, soit des biens et des services... qu’il se montre !
C’est dire que le capitalisme est la seule façon de produire des biens et des services ; mais le cadre social dans lequel il s’exerce relève du politique qui doit créer les conditions pour que les fruits du système profitent à tous.
Cela suppose de répondre à des questions comme : Qui doit détenir le Capital ? Comment répartir les richesses produites ? Quid de l’utilisation des ressources naturelles, des pollutions ? Quelles règles sociales, fiscales et autres (sur la concurrence, le commerce etc.) ?
Ce mécanisme ne fonctionne pas sans crises, inhérentes à tout système qui relève des activités humaines, forcément imparfait.

Écrit par : Gérald Cursoux | 23/09/2009

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