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  • Le changement

    En Europe, nous avons pu conserver, jusqu’à présent, notre homéostasie, notre équilibre, en augmentant considérablement notre dette. Mais nous n’avons pas encore payé le prix fort.

    Nous ne savons toujours pas comment faire pour réguler, contrôler et sanctionner les déviances d'un système que nous maîtrisons de moins en moins bien.

    En fait c’est un peu comme si au volant d’une voiture, nous restions sur une seule vitesse mais en jouant sur l’accélérateur.

    La pression de nécessité nous oblige à changer de vitesse.

    En Amérique, notre dangereux concurrent, ils ont des boites automatiques. En Europe et en France, un levier de vitesses. Je pense que c’est un avantage, à condition de bien vouloir s’en servir.

    Comme Jonathan Le Goéland, voulant apprendre à voler différemment, nous devons apprendre à changer en modifiant sans cesse, en permanence, nos moyens et la forme de notre  communication.

    Pour maintenir encore et toujours notre homéostasie, pour ne pas disparaître en temps que peuple et individu, nous devons apprendre à mieux communiquer, à repérer une communication qui souvent est devenue pathologique (je l’ai encore constaté aujourd’hui sur face de Bouc).

    Nous devons apprendre à nous libérer de certaines formes de savoir, de certaines certitudes.
    Nous devons nous confronter à d’autres formes de pensées, rencontrer d’autres concepts, d’autres certitudes, d’autres réalités, d’autres vérités.
    Nous devons comprendre ce qui nous modifie, et évaluer ce que nous modifions. Nous devons apprendre à reconstruire la réalité, reconsidérer nos hypothèses de base, nos présupposés, apprécier les prémices du changement, des évolutions irrémédiables, d’origine politique, économiques, financières, sociales, culturelles, cultuelles etc.

    Pour cela, le mieux est de nous plonger dans les contextes, les milieux et les lieux qui sont susceptibles de nous changer et que nous sommes susceptibles de changer (internet est super à cet effet)       

    Observer, comparer, appréhender nos attitudes, nos comportements, ainsi que les attitudes et les comportements des individus que nous pensons concernés par le ou les changements.

    Si nous voulons changer et nous adapter à un nouvel environnement, il nous faut reconsidérer notre communication.

    S’agit-il d’une communication pathologique ? Dans ce cas, la réponse est thérapeutique.

    S’agit-il d’apprentissage ? Dans ce cas elle est pédagogique.

    S’agit-il d’une communication professionnelle ? Dans ce cas, elle est managériale (organisationnelle)

    S’agit-il des trois à la fois (ce qui se généralise) dans ce cas elle est systémique.

    Mettre en œuvre une communication systémique pour la mise en chantier d’un changement adaptatif (un changement de milieu ou de contexte par exemple) nécessite que soit abandonné le modèle analytique. C'est-à-dire de cause à effet et d’évènements sans liens entre eux.

    Le changement à visée homéostatique ne suffit plus.  Il faut engager un changement dit dynamique qui conduit un système à se transformer et qui transforme ceux qui le « pratiquent ». 

    Francis NERI

    11 03 14

  • Le casus belli

    Autrement dit comment créer les conditions d'une guerre acceptée par tous. Que l'on se réfère à l'origine de la plupart des guerres et plus particulièrement les guerres modernes on ne peut qu’être frappé par ce qui a toujours précédé et qui procède en fait du même scénario : une déstabilisation d'un territoire ou d'une gouvernance déjà affaiblie. La crise des territoires de l'Empire Habsbourg a conduit vers les événements de Sarajevo et déclenché un cataclysme mondial par une surenchère verbale. La volonté d'Hitler d'élargir l'espace vital a conduit ce dernier à provoquer la crise des sudètes avant de voir en 1939 la guerre se déclarer par suite de provocations venues du territoire polonais. En fait des groupes issus des corps francs allemands avaient parfaitement monté la provocation en tirant contre des allemands et donné à Hitler l'occasion qu'il attendait pour déclencher la guerre. L'utilisation de commandos n'a jamais cessé d'être employée pour provoquer des guerres mais ce n'est pas le seul moyen au service des états pour justifier de leur action. On ne saura jamais la vérité en ce qui concerne l'attaque de Pearl Harbor en 1941 car il est assez troublant de constater que les services spéciaux américains possédaient les codes japonais, savaient que les japonais se préparaient à attaquer, que la flotte n'était plus dans ses bases et tout fut fait comme si la présidence voulait cette attaque pour justifier la mobilisation américaine et qu'elle avait laissé faire. Toutefois les porte-avions étaient partis avant l'attaque et mis hors de portée. Les attentats du 11 septembre sont aussi mystérieux car on s'imagine bien difficilement que les services US aient laissé pénétrer des individus suspects, prendre des leçons de vol et nous ne saurons pas plus quel était le degré de collaboration avec ben Laden qui a échappé si longtemps aux frappes et aux opérations jusqu'au moment où on l'a trouvé et fait taire définitivement, ce qui évitait peut-être un procès et des révélations. Bref beaucoup de points sont mystérieux comme l'affirmation de soldats français, ayant parait il, cerné Ben Laden et ayant reçu l'ordre de se taire et de décrocher. Canular, affabulation ou vérité? Lorsque l'idée fut venue de se débarrasser de Saddam, allié encombrant dans la guerre Iran-Irak, l'ambassadrice U.S sembla donner le feu vert à ce dernier pour envahir le Koweit. On imagine mal un ambassadeur prendre seul une telle initiative. Toujours est-il qu'on avait l'excuse d'attaquer ce qui fut fait et limité par suite de l'opposition des militaires qui ne voulaient pas éliminer Saddam, restant assez fort pour éviter un basculement de la région. La deuxième guerre fut préparée par une série d'infos dignes de confiance sur un arsenal chimique dont disposerait Saddam et malgré les enquêtes sur place on ne découvrit rien mais la guerre fut déclenchée, totale et meurtrière avec la situation que l'on connait aujourd'hui d'un pays déchiré, divisé et instable. Le scénario se répéta en Lybie, puis dans les pays arabes et pour finir en Syrie où on monta l'affaire des obus chimiques donnant un nouveau prétexte à une intervention stoppée par la fermeté russe et la mobilisation contre la guerre. Cette fois c'est le maillon faible, l'Ukraine qui a été choisie comme détonateur et il semble probable que des éléments de forces spéciales étrangères aient été introduits pour causer les nombreux morts de part et d'autres. Mais nous savons tous que les preuves sont difficiles et c'est bien pour cela que les états déstabilisateurs emploient des techniciens parfaitement formés. Je ferai un petit retour en arrière dans notre beau pays, en mai 68. Pour ceux qui ont connu cette époque, on parlait des fameux katangais, ces mystérieux agitateurs qui étaient en pointe de la contestation, insaisissables et non identifiés. D'où venaient-ils, du Katanga, certainement pas mais d'un pays qui avait tout intérêt à faire tomber de Gaulle et sa politique de non alignement. Vous remarquerez que je n'ai accusé personne mais je dirai que ce n'étaient pas les Russes qui actionnaient ces para- militaires, rompus à la technique de guérilla. Peu de pays à l'époque disposaient d'éléments capables de faire ce travail. Dès la fin des événements ces mystérieux individus se sont évanouis dans la nature. Il est donc vraisemblable comme l'indique un spécialiste russe que dans les jours à venir des petits groupes créent des incidents en Crimée pour créer en Europe et aux Etats Unis un choc psychologique qui amènerait les populations à souhaiter une intervention contre les Russes. Tout ceci est cousu de fil blanc et le silence de ceux qui ne veulent pas de guerre assez inquiétant pour justifier une fois de plus un embrasement. Ce qui va se passer dans les jours à venir sera à suivre de près et pour ma part je souhaiterais me tromper.
     
    Malgré tout ce tumulte, bonne semaine à vous toutes et tous

    Ivan Smolenski

    10 03 14