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08/02/2016

2017 "L'Election"

L’élection du président de la république au suffrage universel.

Le général De Gaulle, en l'inscrivant dans la Constitution en 1962, n'avait-il pas voulu en finir avec le régime tout puissant des partis ?
Assurément, les partis continuaient de jouer leur rôle, mais dans l'esprit des réformateurs de 1962, leur jeu se trouvait raisonné, voire neutralisé par une élection qui inscrivait dans la politique nationale la prééminence de la continuité de l'Etat et du Bien commun, incarnés par un président « au-dessus des partis », sur le jeu des intérêts particuliers et des groupes de pression.
La crise algérienne et le danger passés, le général redevient le simple porte-parole d'une majorité politique, voire politicienne.
La médiocrité croissante de ses successeurs atteste à quel point le président de la république n'est que le chef d'un clan et, entre l'ambition personnelle du candidat et l'intérêt du ou des partis - et des lobbies, souvent étrangers - qui le soutiennent, s'instaure une dialectique savante, où chacun doit trouver son compte, le peuple français étant le grand perdant d'un régime qui non seulement demeure, mais réussit le tour de force d'être chaque jour davantage à la fois celui des partis et de l'étranger - la soumission à l'ordre européen allant aujourd'hui de pair avec une politique migratoire visant à la dissolution du peuple français.
La réduction à cinq ans du mandat présidentiel n'aura fait qu'aggraver les défauts de ce qui n'est plus le dialogue d'un homme avec ses concitoyens.
Avec François Hollande nous avons vu que même avec tous les pouvoirs à sa disposition un Président peut n’être qu’un pantin aux mains des multinationales et des banques.
Le spectacle offert par la classe politique depuis le second tour des régionales, qui ont lancé la campagne pour 2017, est, de ce point de vue, aussi révélateur qu'affligeant.
La généralisation des primaires montre combien le candidat est devenu l'homme d'un parti et ne cherche plus à se revendiquer l'homme de la nation.
La question qui se pose alors est la suivante : faut il changer de système ou nettoyer au karcher celui de la cinquième et lui redonner son sens original ?

Francis NERI
08 02 16

Commentaires

N 'est-il pas permis de penser que le Général de Gaulle commit une erreur politique ?
En effet , sans ce mode d'élection, la France aurait échappé au régime socialiste, qui, je le rappelle, a sévi durant quatorze années, et continue de sévir....

Écrit par : Aaron | 08/02/2016

la4ieme republique,c'etait le parlement qui decidait,le president etait un homme de paille,sans pouvoir,sauf celui de gracier un condamne a mort ,il representait notre pays,avec l'election du president au suffrage universel,depuis Le General qui ,lui etait au dessus des partis a laisse un vide derriere lui,depuis nous n'avons eu que des ploucs,des chefs de partis,retrouver un Homme integre ,qui ne bosse que pour son pays je vois bien un de nos valeureux generaux,Mr Didier Tauzin.Le FN bien sur serait un changement mais la encore on retourne a un parti,et de nouveau cycle

Écrit par : raymond | 08/02/2016

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