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Les guerres religieuses

L’étude des facteurs économiques et sociaux sont à l’arrière fond de presque tous les conflits religieux.
Au début des années 1560 la poussée protestante s’accompagne d’une vague de refus des dîmes qui dépasse largement les adeptes de la nouvelle religion et qui prennent les armes pour la cause protestante.
Sans prétendre identifier affrontements religieux et lutte des classes, il va de soi que les rapports sociaux ont pesé à tous les stades des conflits allumés sous des bannières religieuses.
Bien entendu, la religion à partout introduit une passion qu’on n’eût pas trouvée si les enjeux eussent été seulement politiques.

De nos jours, quels que soient les facteurs économiques, sociaux, démographiques, racistes, ethniques etc.,  ce sont bien des « guerriers de Dieu » qui s’affrontent aux frontières de l’Europe et en son sein.

L’Islam est le grand adversaire depuis des siècles. A l’ouest il a été refoulé d’Espagne par la Reconquista qui s’achève en 1492, avec la prise de Grenade ; mais la Méditerranée occidentale est infectée de pirates musulmans basés sur les côtes du Maghreb, qui ne cessent de faire des incursions sur les rivages de l’Europe pour y prélever des esclaves et du butin.
A l’est, la Chrétienté subit les assauts du Turc ottoman. Après la chute de Constantinople en 1453, la poussée est double : en Méditerranée, où les Turcs s’emparent de Rhodes en 1522, obligeant les chevaliers de Saint Jean de Jérusalem à se replier sur Malte ; et sur le Danube, où Belgrade tombe en 1521, après quoi la défaite de Mohács, en 1526 entraine la chute de presque toute la Hongrie ; en 1529 les Turcs seront devant Vienne.

Les juifs, depuis des siècles présents parmi les chrétiens sont considérés comme « ennemis » car héritiers de ceux qui ont mis à mort le Christ. Ils sont l’objet d’une violente hostilité populaire attisée par des prédicateurs, aussi bien du coté chrétien que Musulman.

Rien de changé de nos jours ? Il faut croire que non, l’actualité le prouve quotidiennement en Irak, Syrie, Afghanistan Lybie etc., sans oublier l’Europe avec ses Balkans, ses cités communautarisées et islamisées.

A nouveau, le religieux s’imbrique avec d’autres facteurs nationaux, linguistiques, économiques, démographiques pour produire ensemble une idéologie et une pensée politique de combat.
Aucune civilisation, aucun courant de pensée ne peut être épargné par des dérives religieuses de ce type, cela conduit toujours à l’intolérance et au fanatisme.

Je dis ici mon pessimisme…On tue si facilement au nom de Dieu !

Francis-claude Neri
NERI Francis @Iese67NERI
http://semanticien.blogspirit.com/

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