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Macron gagnant ?

La période qui s’ouvre pour les ministres et pour les députés est précaire. Ils sont sous la menace permanente d'une épée de Damoclès suspendue au-dessus de leur tête : La dissolution.

De quoi assurer la soumission totale chez les uns et la recherche du compromis chez les autres.

Si le gouvernement n’avance pas, et l’opposition crie trop fort, le président pourra menacer de procéder à une dissolution. Une telle hypothèse fera deux types de victimes : des victimes gouvernementales et des victimes parlementaires. Ces deux groupes d’élus n’ont aucun intérêt à une dissolution ce qui laisse la voie du consensus envisageable sur plusieurs sujets y compris par exemple sur les retraites.

Le profil des nouveaux élus d'opposition (essentiellement Nupes et RN) seront un atout pour la majorité. Les primo-arrivants au Palais Bourbon, qu’ils soient jeunes ou non, pourraient être tentés de défendre leur siège âprement, faute de pouvoir un jour espérer gagner autant dans le privé ou dans le public qu'avec leur siège de député, plus que pour les convictions au nom desquelles ils furent élus.

Le rôle de la société civile et de l’écosystème associatif est de les rappeler à leurs devoirs et d’user des outils de pression nécessaires pour qu’ils accomplissent leur tâche. Mais faire gagner demain un député qui partage nos idées - en particulier celles d’Eric Zemmour-  est hautement improbable, en revanche faire plier celui qui est en place en faisant signer des pétitions locales ou en mobilisant ses électeurs est possible. Agir local est un impératif premier.

Enfin, demain, il sera toujours temps de faire perdre le député "de votre camp" qui n’a pas respecté sa feuille de route. En parvenant à maintenir une pression forte sur les élus, l’épée de Damoclès n’est plus seulement la dissolution présidentielle mais la rue et le risque de défaite.

Conclusion : Macron ne court, pour l’instant, aucun risque ! Nul ministre, nul député ne voudra perdre sa place.

FCN

06 07 22

 

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