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10/11/2011

Martine Aubry fait appel ! Pourquoi ?

Probablement poussée par François Hollande, qui ne veut sans doute pas d’un premier Ministre qui ne soit parfaitement « clean » médiatiquement parlant, Martine Aubry fait donc appel.

Mon sentiment, c’est qu’en posant cet acte elle le place au niveau de ses intérêts politique et de ceux de François Hollande. Compte tenu du contexte actuel, je ne vois vraiment pas l’avantage qu’ils peuvent tous deux en retirer, car l’argument principal de ce procès qui tenait à la préservation de la vie privée ne tient plus. Madame Aubry ne peut pas avoir « le beurre et l’argent du beurre » si elle expose à nouveau sa vie privée à la curiosité des médias.

Dés le début de cette affaire j’ai proposé à Madame Aubry de retirer sa plainte afin que je fasse « médiatiquement » amende honorable puis qu’on n’en parle plus. Un ami lillois qui connaît bien Monsieur Brochen s’était même proposé comme médiateur et fait une première démarche. Peine perdue, Martine est restée intraitable allant, parait-il, jusqu’à dire « qu’elle ne s’abaisserait pas à discuter avec moi ».

Les « conseils » de Madame Aubry semblent n’avoir toujours pas compris qu’une cause entraîne toujours des effets et que l’effet se retourne sur la cause.

Nous sommes loin à présent, bien loin, d’une simple affaire de diffamation ou de vie privée. Compte tenu du contexte, l’enjeu devient d’une toute autre nature. L’équipe de campagne de François Hollande et Martine Aubry, qui compte nombre d’avocats, s’est probablement mise en ordre de bataille.

S’ils gagnent ce procès, alors que de nombreuses « affaires » touchent la gauche, à Lille en particulier, c’est tout simplement un appel d’air et l’accès facilité à François pour la Présidence et Martine pour le poste de Premier.    

A mon avis, ceci explique les atermoiements actuels de « François II », son indécision et sa difficulté à  concilier les différentes tendances du parti que Martine tient d’une main de fer.

Sans elle il n’a pas « l’appareil ». Sans lui elle n’aura pas le pouvoir. Cruel dilemme pour des individus de « caractère » qui ne s’apprécient pas trop, selon les apparences. 

Tous deux doivent penser qu’il est vital pour leur avenir de gagner au moins ce procès contre le petit « blogueur strasbourgeois ». A ce niveau là, il n’y a pas de petites victoires et çà cache les autres « affaires » sur lesquelles ils ne peuvent intervenir sous peine d’y être impliqués. DSK en Amérique, puis Lille, et Guérini à Marseille par exemple. En fait, cela peut dynamiser une campagne qui peine à imaginer des réponses crédibles à la crise et qui tarde à trouver une cohérence.

Pour les citoyens de notre pays et même au-delà cela change tout et nous oblige à choisir notre camp. La France, l’Europe et le monde ne seront pas pareil selon que ce soit François, Nicolas ou Marine qui la préside.

Pour ce qui me concerne, j’ai enfin compris l’importance de l’enjeu.

Sur les conseils de mes amis, je pensais envoyer une simple lettre au tribunal, expliquant que je n’avais pas les moyens de m’engager sur un nouveau procès et que je m’en remettais à sa sagesse.

Mon avocat qui m’a soutenu pour presque rien en première instance hésitait à me suivre. En plus il fallait trouver un avoué parisien et ce n’est pas simple. Et puis ils pratiquent des tarifs qui sont au dessus de mes possibilités.

Mais j’ai réfléchi, me suis mis « volontairement » en colère et j’ai décidé de faire face à ces nouvelles responsabilités qui m’obligent à ne pas cautionner des pratiques politiques que je réprouve. 

Pour ma part, je n’entends pas suivre Martine et François sur ce terrain. Aussi, je me défendrai sur celui du droit. Les juges n’ont que faire de ces considérations de stratégie politicienne, ils jugeront sur le fond et sur la forme, et je leur fait confiance une nouvelle fois pour dire le droit et rien que le droit.

Je ferai face, et je compte sur votre assistance pour m’y aider.

Francis NERI

10/11/11

Ps: Je vous confirme que malheureusement je suis bloqué au niveau des commentaires. J'aimerai bien vous répondre, mais hélas ! En plus un énorme "monstre" rouge à l'accés de mon blog averti les internautes qu'il EST dangereux et qu'il est conseillé de s'en écarter. Rien à faire pour l'éffacer ! Je suis bien sur Blogspirit j'en suis un des premiers abonnés, mais si vous ne me voyez plus, rejoignez moi sur Overblog, je tiendrai compagnie à Gérard Brazon :-)) 

14/09/2011

Le mépris

« La carte n’est pas le territoire qu’elle représente »

Ce postulat d’Alfred Korzybsky (sémantique générale) dit que notre perception est subjective, elle est une représentation (carte ou modèle) de la réalité et non la réalité elle-même. 

En écoutant lundi l’avocat des époux Brochen, j’ai compris à quel point lui et ses clients étaient dépassés, englués dans leurs représentations d’un monde qui n’existe plus. Ou plus exactement qui n’a jamais existé ailleurs que dans leurs cerveaux de bobos soixantehuitards. 

En écoutant cet avocat (avec difficulté car il était pratiquement inaudible et qu’il a « plaidé » plus d’une heure et demie en répétant inlassablement les mêmes arguments) je me suis mis douloureusement à la place de Jean Jaurès. Il a du se retourner dans sa tombe au cas où il se donnerait encore la peine d’écouter ce que disent ses descendants. 

Des descendants qui osent dire qu’ils m’ont assigné « pour l’exemple ». Qui ont attaqué un de ceux que Jaurès aurait soutenu, pas un de ceux de leur caste de privilégiés, pour qui 500 euros doit tout au plus représenter le meilleur prix pour une paire de chaussures sur les Champs Elysées. (Rappelez-vous les « pompes » de Roland Dumas faites sur mesure pour 11.000 Francs)     

Des descendants qui sont si loin de la « réalité » d'un peuple qui leur est si étranger, qu’ils trouvent « modérés » les indemnités demandées alors que ça représente presque quatre fois le montant mensuel de ma pension de retraite, sans parler des indemnités de 1000 euros par jour si je ne retirais pas le texte incriminé. 

Des descendants si ignorants et indifférents à l’histoire douloureuse des Français qu’ils osent me traiter d’islamophobe alors que je rappelais  sur mon blog à un descendant d’Algérien me sommant « d’aimer la France nouvelle ou de la quitter »  que ses parents avaient tenu des propos semblables aux « pieds noirs » en leur disant : « ce sera la valise ou le cercueil ».

Nos amis pieds noirs et harkis apprécieront ! 

Des descendants qui n’hésitent pas à mentir pour tenter de masquer la perfidie de leur assignation en prétextant m’avoir avisé en temps utile de leur intention si je ne retirais pas le texte « la Martine de Lille »

Ils produisent une lettre recommandée, que bien sûr, je n’ai jamais reçue car elle ne m’est jamais parvenue. De plus elle est datée du jour même où ils m’envoient leur assignation, que j’ai reçue, c'est-à-dire le 21 juillet. 

Des descendants qui ne peuvent imaginer que l’on n’ait pas de portable, pas de voiture, que l’on n’aille que rarement au cinéma et encore moins au restaurant. Mais que l’on donne du prix à la nature en s’y promenant, que l’on s’entoure de livres et que l’on débatte sur cet outil merveilleux qu’est Internet. Un « lieu »,  véritable « café du commerce » que l’on peut visiter ou pas, participer aux discussions ou pas, comme l’exprime si bien mon avocat. Café du commerce, point de rencontre, fabrique de lien social, qui est pour nombre d’entre nous une véritable « soupape » qui soulage bien des tensions sociales qui s’exprimeraient plus violemment sans cela ! 

Des descendants qui de ce fait, comme dit encore mon avocat, risquent d’ouvrir la boite de Pandore si la liberté d’expression était à ce point muselée sur Internet et ailleurs.    

Ils mettent de ce fait les juges de ce tribunal devant une très lourde responsabilité. Mais de cela, ils n’en ont cure du moment qu’ils peuvent étayer leur représentation erronée du monde. 

Le jugement a été mis en délibéré au 17 octobre. Il fera immanquablement jurisprudence en France et ailleurs. 

Francis NERI

14 septembre 2011 

28/08/2011

Un outil d’intégration des points de vue

Faisons une pause si vous le voulez bien avec Martine Aubry et revenons un moment avec l’objet de ce blog : l’approche systémique.

Vous êtes nombreux à me poser des questions et à me dire que le contenu de mon blog est « obscur ». Qu’ils ne voient pas bien le rapport entre l’approche systémique et l’économique, le politique, le social et encore moins avec La Martine de Lille.

J’en conviens car si vous le dites c’est que c’est vrai :-) !

Alors, j’ai fait un petit tour dans ses tréfonds et j’en ai tiré des éléments qui peuvent vous être utiles pour « appréhender » (c’est ainsi qu’un systémicien qualifie la « compréhension ») la réalité de mes rapports avec l’évènement : Brochen/Néri.  

§

La systémique comme outil d'intégration de points de vue : Elle représente une nouvelle vision du monde et de l'homme dans son environnement 

C’est un concept intégrateur dont nous avons en ce moment le plus grand besoin : d'un mode de pensée dépassant les extrémismes unilatéraux, crispés et focalisés, dégénérant trop souvent en émotions territoriales primaires, alors que ces dialogiques devraient nous conduire, démocratiquement, vers des ouvertures émancipatrices.

La systémique est souvent associée à l’écologie, mais au delà d'une écologie matérielle, c'est bien d'une écologie des esprits (cf. Bateson) dont il s'agit : apprendre à penser, apprendre à apprendre, harmoniser la respiration, aujourd'hui fortement biaisés, entre la théorie, les représentations, les abstractions (intellectuelles et sociales) et leurs indispensables ancrages pratiques, voir praxiques ; retisser la résille entre le "je", le "nous" et l'"autre", l'intégrité entre dire, penser et faire.

N'est-ce pas aussi la condition indispensable du grand buzz de la "blogosphère" et du "web 2.0" : l'intelligence collective peut-elle vraiment émerger d'autre chose que des intelligences individuelles collaboratives ?! Le problème, à mon sens, ce n'est pas l'individualisme, mais bien plutôt l'égoïsme et l'avidité, sous toutes leurs formes, et chacun d’entre nous en sait quelque chose.

Ce que j'apprécie chez les penseurs systémiciens, qui nous apportent ces idées précieuses, c'est dans un sens très simple et très fraternel, leur humanisme, quand bien même ce terme serait galvaudé.

Quelques références :

 " Le Macroscope" de Joël de Rosnay (amazon.fr).

Et du même auteur : Education, Ecologie et approche systémique

D’autres encore comme :

Les systèmes du destin (Jacques Lesourne)

La systémique de Daniel Durand

La nouvelle grille d’Henri Laborit

Et pour ceux qui veulent pratiquer « la gestion de la relation et l’art de l’influence » : Du désir au plaisir de changer (comprendre et provoquer le changement) de Françoise Kourislsky.

Enfin, si vous voulez relier le passé, le présent et l’avenir : Les chemins de l’avenir de Francis Néri, votre serviteur :-)) !

Bonne lecture !