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Le systémicien - Page 399

  • Multi-kulti

    Un « petit » mot aujourd’hui pour mes amis Alsaciens. Ce qui n’exclut pas qu’il soit « profitable » aux nombreux autres amis, dont par l’aimable participation de Martine Aubry, le nombre a été multiplié par dix.   

    Selon Roger Siffert, si Strasbourg est capitale de l’Europe, c’est parce que nous serions des « bâtards ». Il enchaîne en concluant que pour cette étonnante raison nous devrions avoir une mosquée…une grande, avec un minaret et il conclu : « Pourvu que ça dure ».

    Je suppose qu’il prévoit le fleurissement de mosquées annexes, le plus grand nombre possible, avec pleins de petits ou grands minarets.

    Bon, à chacun sa représentation du monde. Je suppose que Roger Siffert s’accommode de la présence grandissante des islamistes du Parti des Musulmans de France à Strasbourg. Cela ne doit pas le gêner qu’ils veulent l’application de la Charia. Il voit peut-être le coté ludique et divers du multiculturalisme. Il est probablement pour le vote des étrangers aux élections locales, de la régularisation des clandestins, pour le « dépassement » de nos valeurs judéo-chrétiennes, gréco-romaines, et de l’universalité des lumières.

    Pas moi ! Et j’ai aussi le droit de dire la vérité telle que je la vois, malgré que cela déplait à des puissants comme Martine Aubry ! Je crois encore à ces vieilles lunes et je sais que la France et l’Alsace diminuent de volume, de rayonnement, d’autorité et d’influence, alors que la masse des autres peuples augmente sans cesse et que bientôt, démographiquement nous n’existerons plus et cela m'inquiette, me contrarie.

    Si nous voulons survivre encore un peu au sein de notre culture, que pour moi Roger Siffert représente dés lors très mal, nous devons rester très fermes sur un aspect essentiel de celle ci : la laïcité, le respect des lois, de nos codes sociaux, de nos pratiques culturelles.

    L’islam est un défi pour l’Alsace, un défi que nous devons relever avec intelligence et sens du devoir envers nos enfants à venir et notre histoire.

    En Alsace et en Moselle, le principe de laïcité se révèle différent du reste de l’hexagone. Le concordat de 1801 ne concerne que les religions présentes au XIXe siècle, à savoir les cultes catholiques, luthérien, réformé et israélite, mais il n’est pas question du culte musulman. Pour ma part, j'estime qu'il faut en rester là et j'estime que les cultes qui ont cet avantage, par rapport à ceux de "l'intérieur", feraient bien de ne pas trop revendiquer son "expansion" aux nouveaux venus, sous peine de voir les "laïquards" monter une fois de plus au créneau de l'abolition du concordat.   

    Je reproche à Fabienne Keller et Robert Grossman d’avoir ouvert la boite de pandore en finançant la grande mosquée, donc d’avoir contrevenu aux lois de la république et, je n’ai pas voté pour eux lors des dernières municipales.

    Non pas que je m’oppose à ce que les musulmans construisent des mosquées, ils peuvent en faire autant qu’ils veulent, mais je ne veux pas les financer, je ne veux pas non plus que des capitaux « salafistes » participent de ces constructions et contribuent ainsi à l’implantation de la Charia sur notre territoire.

    Je préférerai encore que l’on supprime le concordat et …je ne suis pas le seul ! Personnellement cela ne me gène pas, je ne mets plus jamais les pieds dans une église.

    J’avais quelque sympathie pour Roland Riess, Henri Dreyfuss. C’est fini depuis que je les entend proclamer haut et fort qu’il faut « inviter l’Islam à la table de la république », faire voter les étrangers aux élections locales et régulariser tous les sans-papiers.

    Je comprends ces personnages, ils sont de gauche et ne peuvent se départir de leur idéologie de type mai 68. Ils pensent encore que nous « devons nous enrichir de nos différences » et « bien vivre ensemble ». Et en plus ils savent que le vôte ouvrier leur fait défaut alors ils flattent les islamistes.

    Mais la droite ! Où est donc la droite Alsacienne dites de « gouvernement » ? Est-elle d’accord pour cet abandon, ce renoncement ? Je n’entends rien venir de leur part. D’ailleurs vous les élus, avez-vous quelque chose à dire, un avis à donner sur des sujets tels que, par exemple, l’immigration, la montée de l’islamisme, la crise de l’Etat providence, la politique Européenne et étrangère qui seront  les points chauds, sinon les plus chauds de la présidentielle et des élections qui suivront ?

    Allez on vous écoute !

    Francis NERI

  • Démocratie d’opinion

    Derrière la « victoire » d’Arnaud Montebourg on peut apercevoir au moins deux « réalités » qui ne vont pas tarder à éclater au grand jour et mettre en évidence le recul incontestable de la « démocratie partisane », celle de l’élite auto-proclamée, de gauche comme de droite.

    La première, c’est l’émergence du concept que les clivages ne sont plus entre la gauche ou la droite, mais entre les gagnants et les perdants de la mondialisation.  

    La seconde, c’est la revanche de la démocratie d’opinion sur la démocratie partisane, « compassionnelle » et ses discours déconnectés de la réalité.

    Grâce à la liberté d’expression, et donc d’opinion, conquise essentiellement par les réseaux sociaux, le peuple de gauche comme de droite, dépassant les clivages dans lesquels les partis veulent les enfermer, font la « nique » aux minorités agissantes. Celles qui se cooptent entre elles au sein des appareils partisans et leurs représentants auto-proclamés.

    Cette primaire socialiste sonne peut être joyeusement la fin des partis politiques traditionnels et leurs soldats de plomb idéologiques.

    Le peuple, en révolte ouverte envers les partis politiques traditionnels et une certaine « élite » corrompue, veut choisir lui même ses candidats en dehors des appareils et s’engager sur les enjeux qu’il aura lui même identifiés et désignés comme prioritaires.

    Je gage qu’il sera plus tenté de traiter de démondialisation, de relocalisation, de sortie de l’Euro, de frontière à rétablir, de préférence nationale, d’immigration, d’emplois, de pouvoir d’achat, que de soutien aux banques et établissements financiers, de CAC 40 ou de triple A.      

    Au passage, il me semble que les Français disent avec de plus en plus de convictions qu’ils veulent se débarrasser de l’actuel Président de la République. Cela, les « partisans » du parti majoritaire bien installés dans leur sinécure renouvelable et leur certitude de détenir la vérité ne l’ont toujours pas compris. Ou alors ils font durer le plaisir pour en tirer encore quelques derniers avantages. 

    Ce qui inévitablement, les conduira à leur perte.

    Nous pourrions alors regretter que Jean Louis Borloo n’ai pas eu l’énergie suffisante et la lucidité nécessaire pour aller au bout de sa démarche. Il aurait pu être une alternative !

    Encore un acte manqué qui aura de lourdes conséquences. Il y a fort à parier que le peuple de France, qui n’est pas aussi abruti que certains le croient par la société de consommation et le suffrage universel, se ralliera massivement à une certaine Marine qui, elle au moins, offre au peuple en révolte, plus seulement un exutoire, mais  l’occasion d’une vraie rupture avec le « parler faux » des « pansements » qui nous gouvernent depuis au moins trente ans.

    Francis NERI

    10/10/2011 

     

  • Nos représentations

    Pour les amis de mon blog et de facebook.

    Compte tenu des amalgames, préjugés et jugements de valeur  qui sont produits actuellement ici et ailleurs, je vous propose un petit rappel de ce que peuvent provoquer des représentations qui ne sont pas « factuelles » (basées sur des faits).

    C’est ce qui arrive à certains d’entre nous qui ne font pas la différence entre la réalité (le territoire) et l’idée qu’ils s’en font (la carte).

    J’espère ne pas vous ennuyer et si vous avez envie d’approfondir ce fabuleux outil de « communication », vous avez sur ce blog de quoi le faire et bien sûr une recherche sur Internet vous comblerait.

    Francis NERI

    Nos représentations

    Les filtres de perception

    L’analyse systémique met en évidence que :

    -      C’est parce que nous projetons sur le monde des formes connues qu’il nous est possible de le « comprendre ». Percevoir, c’est reconnaître une forme.

    -      Nous avons tendance à voir ce que nous espérons voir. Nous ne reconnaissons que ce que nous connaissons déjà. Nous validons sans cesse nos représentations.

    -      Nous avons tendance à percevoir ce que notre éducation, notre culture nous a préparé à voir, et nous faisons en permanence une lecture de notre environnement par rapport à nos intérêts et à nos buts du moment présent.

    Ainsi, confronté à un « évènement », chaque individu n’en abstrait qu’un certain nombre de caractéristiques qui sont différentes pour chacun d’entre nous : Chacun a sa propre paire de « lunettes à abstraire » qui lui est personnelle.

    Voici quelques pistes pour maîtriser ces biais cognitifs naturels :

    Avoir conscience de ses filtres

    1)      Considérer la vie comme une succession de nouveautés : un évènement change tout le temps. Vous retrouvez  après plusieurs années un ami avec lequel vous avez vécu un grand nombre d’évènements (des parties de pétanques passionnantes par exemple). Vous êtes surpris de ne pas retrouver le « même » ami. Il ne joue plus à la pétanque, vous oui ! Les relations sont différentes, voire plus difficiles qu’auparavant, vous n’avez plus avec lui le même centre d’intérêt qui vous liait par le passé et très vite vous ne le « comprenez plus ».

    A chaque seconde se produit un nouvel événement. Si je rencontre quelqu’un aujourd’hui, c’est un événement. Si je le rencontre demain, c’est un nouvel événement. Si je le revois dans dix ans ce sera encore un nouvel événement.

    2)      Prendre en compte  les notions d’identification et de « Similitudes/ Différences » : il peut y avoir autant de ressemblances que de différences dans ces nouvelles rencontres. Le problème, c’est que nous privilégions souvent les similitudes et nous ne recherchons pas systématiquement les différences (nous recherchons le joueur de pétanque qui tirait juste et bien). Ces données constituent un filtre au travers duquel nous allons sélectionner les informations qui sont conformes aux données préalablement emmagasinées.

    Le risque est qu’elles peuvent nous amener à adopter une attitude qui voudra provoquer chez l’autre le comportement que l’on attend (Effet Pygmalion). Et, s’il ne l’adopte pas … s’il ne veut absolument pas jouer à la pétanque…, vous allez être déçu, frustré etc..

    Si, vous rencontrez un ancien ami, vous pouvez vous contentez de penser : « il n’a pas changé ! » ou « il a  vieilli ! » ou encore « il n’a pas l’air très en forme »... pour jouer à la pétanque, s’il refuse de faire à nouveau quelques parties avec vous. Cela veut dire que vous l’avez étiqueté une fois pour toutes comme « joueur de pétanque ». À chaque fois que vous verrez cet ancien ami, vous chercherez  au mieux les similitudes avec les caractéristiques de l’étiquette que vous lui  avez attribuée.

    L’habitude et l’automatisme font que nous ne nous donnons plus le recul de l’observation permettant de « voir » les changements et de réaligner, rajuster la représentation que nous avons de lui.

    Dans notre vie sociale nous nous devons de lutter contre ce « mouvement naturel » et revisiter régulièrement nos croyances en les confrontant aux caractéristiques de la réalité :

    Avoir compris et accepté que chacun d’entre nous perçoit une même situation de façon différente.

    Savoir que les personnes n’ont pas conscience de ce phénomène. Du coup, chacun est persuadé que sa vision de la réalité est la réalité et qu’elle est la même pour tout le monde et que si ce n’est pas le cas, c’est que les autres ont des problèmes.

    Intégrer le fait que nos comportements découlent directement d’une représentation subjective de la réalité. Si nous avons une vision erronée, alors nous développerons un comportement inadapté. Si nous n’avons qu’un seul mode de pensée, qu’une vision trop étroite (un seul point de vue), qu’une seule grille de lecture, nous n’aurons qu’un seul type de comportement à notre disposition.

    La zone de risque est là : si vous avez à votre disposition qu’un seul type de comportement disponible (vouloir à tout pris rejouer à la pétanque avec un « ami » qui y a renoncé), vous  devenez manipulable, prévisible et peu efficace. Donc, à vous d’être vigilants en partant de vos propres représentations de la réalité et en vous exerçant à les revisiter par des prises de conscience volontaires ! 

    Nettoyer ses filtres de perception

    Pour éviter les identifications erronées, l’analyse systémique vous invite rechercher en permanence les différences.

    Face à un “évènement” nouveau, celui  qui a la plus grande palette de comportements à sa disposition et la capacité d’utiliser celui qui est adapté à la situation apporte une réponse adéquate. Il est alors plus flexible, donc plus efficace.

    Pour réduire l’écart entre la réalité et ce que vous percevez, vous avez donc intérêt à :

    1)      Être conscient que vous accédez aux situations à travers le prisme de vos perceptions.

    Que le fait que percevoir une chose ne vous donne pas automatiquement accès à la vérité-réalité de cette chose.

    Qu’il a des filtres et des mécanismes qui influencent, limitent et déforment l’information qu’ils collectent.

    2)      Identifier ses déformations systématiques générées par ses filtres et mécanismes perceptifs (cinq sens).

    3)      Corriger en conséquence ses perceptions.

    Distinguer les faits observables, les interprétations de ces faits (inférences) et les jugements de valeurs (énoncés évaluatifs).

    Être le plus près possible au niveau de l’observation : décrire, quantifier, personnifier, clarifier, dater, indexer.

    Éviter de « cataloguer » et mettre ses « relations » dans les "tiroirs" de sa mémoire ou de s’identifier à eux.