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Le systémicien - Page 478

  • Cohésion sociale

    La cohésion sociale semble être devenue un objectif prioritaire des équipes qui se succèdent au gouvernement de la République. Sans doute que la cohésion du peuple facilite d’autant le consensus social sans lequel il n’y a pas de paix sociale et sans paix sociale il n’y a pas de progrès économique et …social.

    Va pour la cohésion, mais que faire pour y parvenir ? Si l’on veut obtenir quelque chose de quelqu’un on commence par se demander ce qu’il aimerait bien que l’on fasse pour lui. D’où la fameuse interrogation : « Que demande le peuple ? »

    Alors que demande le bon peuple de France pour rester ou devenir cohérent ? Un sondage, peut-être, nous l’apprendrait ? Ou un état des lieux, le tout réalisé à grands frais par quelques doctes savants !

    Pour ma part, et sans trop de prétentions, je crois savoir que les préoccupations des Français sont de plus en plus terre à terre et que leurs attentes sont suffisamment compréhensibles, relativement faciles à satisfaire et, si on y réfléchit un peu, depuis trop longtemps exprimées.

    Par quoi faut-il commencer pour satisfaire le citoyen moyen ? Le former pour qu’il ait accès à un emploi tout simplement ! Et pour quoi faire un emploi sinon pour trouver un logement, lequel abritera la famille qu’il veut fonder et nourrir. Si, ajouter à cela, il a la chance de se retrouver dans un cadre de vie acceptable et qu’en plus il peut construire avec ses voisins un vivre ensemble apaisé, le voila acquis à la cohésion sociale et au plan du même nom !

    Je suis sûr qu’il aurait même voté pour la nouvelle constitution et aujourd’hui nos gouvernants de France et d’ailleurs ne se tordraient pas les mains de désespoir et d’incompréhension. Ils ne s’arracheraient pas les cheveux pour sortir de l’impasse dans laquelle ils nous ont mis.

    Les dés sont-ils jetés ? N’y a t-il plus rien à faire que de se lamenter sur la mauvaise foi supposée du non et espérer que le Père Noël ou quelqu’un de sa famille vienne à notre secours ?

    Nous verrons bien ! En attendant, il faudra bien continuer à vivre au quotidien nos difficultés habituelles et faire preuve de ce courage tout simple qui consiste à faire ce que l’on pense nécessaire pour aller au jour suivant, en espérant que ce jour sera meilleur.

    L’espérance, c’est bien ce qui commence à nous manquer et ce manque accompagne si bien nos désillusions et notre scepticisme, que nous ne supportons plus ces appels à la patience, à la solidarité. Nous ne supportons plus la baisse de notre pouvoir d’achat et l’angoisse de l’avenir.

    Il nous vient alors de ces fureurs qui naissent du plus profond de nos frustrations, de la certitude que nous sommes les seuls à payer le prix de l’arrogance et du mépris de certains de ceux qui nous gouvernent et de ceux qui nous trompent, nous exploitent.

    Confronté aux nouveaux défis qui le dépasse, le citoyen entend que soit menée une politique qui se recentre sur ses besoins immédiats et que les moyens encore disponibles soient utilisées à son profit et non à quelque cause dont il sait bien à présent qu’il ne tirera aucun bénéfice à court ou moyen terme. Il se demande même si ses enfants auront quelque chance d’en bénéficier. Bref le citoyen attend à présent un retour sur investissement et non pas un nouvel appel à de nouveaux sacrifices, pour l’Europe, le Tiers monde, l’Immigration, les Pays de l’Est, la Chine, le Monde Arabo-Musulman, et j’en passe…

    Il n’attend pas l’essor d’un néolibéralisme prédateur, mais d’un plan économique et social qui soit sérieux, concerne ses besoins prioritaires et qui soit mis en œuvre sans être interrompu à chaque mouvement du monde politique et de ses énarques.

    Personnellement, et comme j’ai encore quelques illusions, j’ai trouvé que le plan de cohésion sociale de Monsieur Borloo allait bien dans ce sens, l’emploi, l’habitat, le lien social et l’égalité des chances. Ajoutée à cela, l’expérience d’une pratique dite réussie en ville de Valenciennes, de l’énergie et une volonté forte.

    Las, je crains fort qu’il nous faille déchanter et que comme pour les dispositifs précédents, les résistances au changement, les moyens difficiles à mobiliser, le blocage des pouvoirs régionaux qui estiment être « court-circuités », ne laissent que peu de chance au véhicule et à son pilote pour pousser une machine qui a du mal à démarrer.

    Bref, non seulement le plan de cohésion sociale est loin d’être accepté, mais encore il souffre d’un déficit certain ayant trait au processus d’application sur le plan local et d’un effort d’information et de formation des acteurs de la politique de la ville, chargés de le mettre en œuvre.

    Nous sommes un certain nombre « d’acteurs du terrain » à considérer que ce plan était une chance nouvelle au-delà de laquelle il ne resterait plus grand-chose à entreprendre pour réussir la « cohésion sociale ».

    Est il encore temps de changer le cours des choses ? Nous le pensons et nous avons répondu à l’appel de Monsieur Borloo qui invitait « chaque acteur, préfet, élu, partenaire social, entreprise, à participer à la cohésion sociale de notre pays, et à se sentir porteur d’une véritable feuille de route pour l’action. »

    Nous espérons être entendus, car de l’échec de la cohésion sociale, vient la violence des exclus et bien évidement la répression qui enclenche le cycle infernal qui, toujours, est chèrement payé par les révoltés que conduisent des leaders inconscients.


  • Non-Axiomes

    J’ai longtemps erré sur des chemins très fréquentés. J’y ai rencontré des êtres faibles, misérables, égoïstes, méchants. Comme eux, j’étais faible, misérable, égoïste et méchant.

    J’y ai également rencontré des êtres forts, riches, généreux, gentils. Comme eux, j’étais fort, riche, généreux et gentil.

    Un jour, enfin, j’ai su que c’était les mêmes et j’avais rencontré une réalité, la leur et la mienne.

    Alors, j’ai changé de chemins, ils sont moins fréquentés, mais les êtres humains, les oiseaux, les plantes et les pierres que j’y rencontre me semblent plus réels, plus vrais, plus beaux que ceux auxquels je me heurtais, me blessant et les blessant sur les autoroutes de ma vie. Bien sûr, c’était les mêmes, seuls mon regard, mon cœur et ma main avaient changé.

    Et c’est ainsi que pour moi, vint l’heure de la réalité dans laquelle j’entrai sereinement en m’éloignant progressivement de ces vérités révélées qui avaient, tour à tour, émaillé ma route.

    J’avais trouvé une porte s’ouvrant sur une autre dimension. Elle s’est ouverte devant moi et ne s’est pas refermée et bien que je ne la perçoive plus, je sais qu’elle n’est pas piège et qu’un retour est toujours possible. Cette porte m’appartient, c’est ma porte, elle n’est visible que pour moi et personne d’autre ne peut l’emprunter.

    Voilà, j’ai planté le décor, et j’ai quelques petites choses à te dire, à toi mon compagnon de route.

    Je ne suis pas un Messie, je ne suis pas un guru, je viens seulement t’annoncer l’ère de la réalité.

    Ce que j’apporte concerne chaque être humain, chaque oiseau, chaque fleur, chaque pierre !

    Je ne suis pas le pouvoir des hommes, je suis l’essence de l’inconnu humain !

    Je ne suis pas un provocateur, je suis la provocation même !

    Je ne suis pas parfait, je tâche simplement de faire de ma vie un chef-d’œuvre, et ce n’est pas une mince affaire !

    Ne vois pas en moi un modèle, un guide ou un berger, mais un frère qui cherche, doute et construit son chemin dans l’incertitude, vers d’autres cercles, d’autres niveaux de conscience.

    Si tu veux m’accompagner, sois le bienvenu, mais sache que mon chemin est mon chemin et que ton chemin est ton chemin, que ma réalité est ma réalité, qu‘elle est changeante et qu’il n’y a pas de vérité dans ma réalité.

    Si tu crois pouvoir participer de cette réalité, sois le bienvenu sur les chemins parallèles du temps et de la conscience.

    Sache encore que ce qui m’importe le plus n’est pas le but, mais le chemin, la manière de le parcourir et les questions que le trajet me pose : où allons nous, vers quoi ou vers qui, pour quelles raisons ? Bref, rien que de très classique. Peut être que la différence ne vient pas de la nature des questions mais de la manière de les poser ainsi que de la qualité et de la forme de la réponse.

    Je te remercie de vouloir faire un bout de chemin avec et au plus près de moi, mais ne quitte pas ce qui fait de toi un être humain unique, différencié, irremplaçable.

    Pour commencer, n’essaye pas de devenir parfait, prends simplement le chemin de l’idée que tu te fais de ta perfection.

    N’aie plus peur, car tu ne seras plus jamais seul et plus jamais tu ne seras rejeté. La crainte est un sentiment, un état de non-conscience qui nous paralyse et nous prive de nos capacités de manœuvre, de notre lucidité et des possibilités de saisir le plus de réalité possible.
    Cette réalité n’est ni espace, ni temps elle est peut-être espace-temps dans sa totalité. Probablement nous est-elle à jamais inaccessible en tant qu’être humain.

    Reste conscient et manœuvrant et tu rencontreras la réalité-Amour. Reste prisonnier de tes émotions, de tes préjugés et de tes certitudes et tu rencontreras la réalité-frustration- jalousie-colère-envie-haine, etc.

    Il ne s’agit pas de rejeter tes émotions et ce qui l’accompagne, mais de les reconnaître pour ce qu‘elles sont, de les apprivoiser, de les maîtriser et de les utiliser pour inter-agir avec soi même et avec l’autre être humain, l’oiseau, la plante, la pierre.

    Tes relations avec le règne animal, végétal et minéral feront de toi un être biopsychosocial, c’est-à-dire pouvant vivre et intégrer ses dimensions biologiques, culturelles, spirituelles et sociales.

    Tu peux croire aux niveaux de conscience, en la réincarnation, à l’éternité, au déterminisme, au hasard, ou encore en rien, même pas en toi même, mais nous sommes tout deux fait d’amour et de haine, les deux faces d’une même pièce, donc nous sommes frères, donc nous pouvons faire un bout de chemin ensemble.

    Plus est en nous, ou si tu préfères Dieu est en nous ! Mon frère et moi pouvons être ce plus, car nous ne sommes pas seulement la somme de un plus un, c’est à dire deux, mais deux plus quelque chose d’autre. Que serions nous si nous étions multitude plurielle et additionnée ?

    Penses en terme du plus haut degré d’altruisme possible, et accepte en les conséquences, c’est à dire s’effacer devant ton groupe et voir avec sérénité ton groupe s’effacer devant l’espèce. Sache aussi que ton espèce peut accepter de s’effacer devant une autre.

    Renonces, et le plus vite possible, à la vérité, car toute vérité est relative et toi seul la détient.

    Si tu cherches la porte d’accès à la conscience, regardes bien autour de toi, il y en a une à proximité. Elle est faites pour toi. Si tu ne la vois pas, c’est que tu n’es pas prêt. Cherche encore !

    Ce n’est pas tout d’avoir trouvé ta porte, il te faut aussi avoir ta clé : la connaissance, car si la clé est un outil pour ouvrir les portes, la connaissance aussi !
    Dans connaissance il y a connaître : naître avec ! Avec qui, avec quoi et comment veux tu co- naître, c’est-à-dire accéder à ta connaissance et à ta réalité ?

    Je te propose :

    Avec qui ? Un parrain
    Avec quoi ? La Sémantique Générale est un outil comme un autre.
    Comment ? En devenant un Sémanticien.

    Une dernière réflexion :

    L’identification est absence de conscience !
    L’inconscience est un état temporaire !
    Le premier niveau de conscience est la conscience d’abstraire !
    Tout est dans tout, car impermanence et niveaux de conscience sont situés dans un même espace-temps.



    Francis NERI


    Mai 05







  • Le Projet.

    Sympathisants ou sceptiques, fidèles ou infidèles, amis ou ennemis pourront adhérer, s’offusquer ou s’indigner, s’inquiéter, fuir, se révolter, ou s’en moquer, ils ne pourront rien changer à l’absolue nécessité du Projet. Il vient toujours un moment ou il faudra se trouver avec le projet, contre le projet ou sans le projet. Le projet ne laissera pas d’espaces aux tièdes, aux mous, aux contestataires. Le projet est déterminé par des évènements qui font que toujours, dans la culture d’une organisation ou dans l’esprit d’un Homme, s’installe le sentiment impérieux qu’il faut se projeter ou accepter de ne plus être. Un tel concept peut paraître contradictoire avec la Sémantique Générale pour qui il n’y a pas de raisonnement binaire, bien ou mal, beau ou laid et qui semblerait se situer dans ce que certains pourraient qualifier d’indécision centriste ! Je pense qu’il n’en est rien. Prenons conscience qu’il n’y a pas de culture sans projet. Quand disparaît l’adhésion à un projet, qu’il soit personnel, d’activité ou de société, l’égoïsme, le repliement sur soi, le renoncement aux valeurs prennent le dessus et, par conséquent, les barbaries, les violences portées par des idéologies totalitaires ne peuvent plus être combattues avec les « armes » de la raison. Les projets sociaux et moraux, entre autres, doivent, et sont le plus souvent, porteurs de finalités éthiques, encrées dans l’humanisme laïc ou religieux. Pour ma part, c’est plus volontiers dans un humanisme laïc que s’inscrit ma représentation du Projet. Toutefois, dans une direction ou l’autre, j’appréhende l’absolu qui est, pour moi, dans la minorité de l’âme humaine, la source de nombre de nos maux. Bref, il n’est plus guère de place à cet angélisme qui peut nous conduire passivement à accepter avec le sourire notre disparition programmée et peut-être projetée. Rappelons, pour mémoire, l’idée qui domine le concept de projet : « La notion de projet oscille entre la satisfaction des besoins subjectifs de l’individu et celle des besoins objectifs de l’Institution, dans la tentative de jonction des deux ordres de nécessité. Il est le produit d’une négociation en vue de produire une activité d’ensemble qui puisse satisfaire les désirs individuels tout en remplissant des buts sociaux. » La notion de projet est bien Non Aristotélicienne et le Sémanticien un « Chef de Projet »