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Le systémicien - Page 474

  • Le Déisme

    Le Déisme[1] contemporain s’apparente à une philosophie qui recherche une solution concrète au problème de l'existence au sein de  l'univers et une sagesse, une éthique passant  par la renonciation à la dominance et la recherche d’homéostasie, caractérisées par un état stable sur le plan interne et externe. Son but est de sortir du cycle des représentations, des conditionnements et des désirs inassouvis subis par l'homme du fait de son  ignorance de l’origine de ses attitudes et de ses comportements, de son devenir Homme et du poids de ses actes.
    Avec la compréhension et l’utilisation de ses déterminismes biopsycosociologiques, on peut atteindre la « réalité » à  titre individuel et parvenir à l’état d’éveil objectif et d’individu « manoeuvrant ».
    Il est alors possible de mieux interagir avec  les  autres  et  participer  plus  activement  à  l’émergence d’une société où les individus sont plus libres et plus responsables.


    Pour le Déiste, il n’est nul besoin d’âme éternelle, ni de Dieu unique ou multiple pour son équilibre et son insertion dans son temps, son environnement et son hypothétique existence future. L'absence de divinité n’est pas un postulat, mais la conséquence Bouddhiste du principe de la production conditionnée :"rien n'est sans cause et rien n'est sa propre cause". Le déisme peut donc être considéré, de ce point de vue-là, comme une philosophie athée. Le déisme n’en rejette pas pour autant la spiritualité et ses expressions diverses, bien au contraire il admet en son sein tous ceux qui cherchent le chemin de « leur » vérité pour peu qu’ils renoncent à l’imposer.
    Le Déisme réalise la convergence de la science et de la spiritualité," sans contredire la théorie de l'évolution de Darwin pas plus que le "dessein intelligent". Nul ne peut, en effet, faire grief à quiconque de choisir, comme orientation à sa vie, le pari de Pascal et de jouer son existence aux dés que ce soit ici bas ou dans l’au-delà. Tout, dans la vie, est affaire de représentation, de certitudes ou d’incertitudes, de doutes ou d’espérances.
    Le doute, l’espoir et la recherche d’objectivité du Déiste font partie de sa colonne vertébrale. Il est sceptique par nature et a besoin d’appréhender pour croire et douter.
    Contrairement au Bouddhisme, et à d’autres religions monothéistes, pour les Déistes, la vie ne contient ni malédiction ni vérité imposée, propre aux âmes imparfaites condamnées à connaître, encore et toujours, la douleur de l'existence terrestre, mais l’immense potentialité d’accès au bonheur, à la joie et à la connaissance.  
    Pour ceux qui enseignent, aujourd’hui, certaines formes de Déisme, selon la tradition scientifique, la physique et les neurosciences cognitives, le Déisme tel que le pratiquent en partie des doctrines occidentales comme la PNL, l’Analyse Transactionnelle, l’Ennéagramme ou la Sémantique Générale, est issue des écoles psychanalytiques, comportementalistes et cognitivistes, dont il considère les principes fondateurs :

    • Le principe du non-soi : les existences n'existent pas de manière absolue, mais dans un temps, un lieu, un contexte.
    • Le principe de la relativité : tout phénomène conditionné est transitoire et relatif.
    • Le principe de l'angoisse existentielle, qui est la face cachée de nos processus mentaux ordinaires et qui se manifeste à nous sous la forme de la souffrance et du mal-être.
    • Le principe de totalité par lequel il est possible de dissoudre cette angoisse.
    • Le principe de non-identité : la carte n’est pas le territoire, le mot n’est pas la chose qu’il désigne.
    • Le principe de multi ordinalité : La carte ne couvre pas tout le territoire, les mots ne peuvent représenter tout ce qu’ils veulent représenter.
    • Le principe d’auto-réflexibilité : la carte reflète le cartographe.
    • Le principe de complexité et de systémique : Un individu comme un tout dans un environnement comme un tout.


    La discipline morale est un des éléments essentiels de la voie du Déisme. Il s'agit d'un ensemble de préconisations, proches, entre autres, dans notre monde occidental, des commandements de la tradition judéo-chrétienne - mis à part ceux qui concernent Dieu -, qui aident l'homme à intégrer à sa vie quotidienne la sagesse acquise, grâce à la discipline mentale, la méditation, la relaxation, la contemplation. Ignorer ces préconisations, c'est s'écarter de « l'Eveil » à la conscience.
    Un Déisme, sans contrainte comprise et admise, qui ignore l'exigence intellectuelle et dans lequel les contenus restent à la marge, s'éloigne de la réalité des origines humaines et renonce à sa liberté.
    Le Déisme enseigne une discipline visant à libérer l'homme de sa souffrance, une souffrance causée par l'ignorance de ses déterminismes, ses conditionnements et les mauvais choix qui en découlent.
    À ce titre, elle serait comparable à la psychologie ou plus précisément aux méthodes d'analyse psychanalytiques, comportementalistes et neuroscientifiques. De plus, le Déisme est semblable à la méthode moderne d'investigation scientifique, car il n’impose pas une quelconque  thérapie, mais plutôt une  invitation à expérimenter par soi même un mieux être, un art de vivre ensemble et une philosophie.
    Le Déisme contemporain démontre aussi que « le système nerveux animal et humain peut être entraîné et modifié physiquement  d’une façon et dans une mesure difficilement concevable jusque là.[2] »
    Le Déisme s’adresse à des personnes ou des groupes  qui souhaitent ajuster leur potentiel comportemental et développer leurs aptitudes à  « bien être » dans un environnement  relationnel démultiplié et d’efficacité sociale accrue.  Cette technique est ainsi mise à la disposition du développement personnel et des groupes sociaux.
    Le Déisme peut participer de l’éducation des scolaires. Par exemple, dans un prolongement des cours d’Education Physique et Sportive. Un entraînement mental permettant la prise en charge émotionnelle pour réduire le stress, renforcer le système immunitaire, l’équilibre émotionnel et développer des résistances envers les conduites à risques et addictives. Réorienter vers la création, la socialisation et l’apprentissage de la citoyenneté. Acquérir des compétences sociales : estime de soi et respect des autres, capacité à choisir sa vie, pouvoir résister à des sollicitations diverses. Trouver le chemin d’une bonne gestion de son existence, de la santé. Capacité à prendre des décisions etc.   
    Dés le premier stage d’initiation, l’aptitude au changement, l’équilibre émotionnel, l’intégration personnelle et groupale sont considérablement améliorés. De ce fait, on peut en escompter une amélioration rapide et sensible du niveau éducatif et socialisant, de la liberté et responsabilité des acteurs sociaux, de la cohésion sociale, de l’apaisement des tensions communautaristes, culturelles et cultuelles et d’une montée en puissance des valeurs universalistes.      

    Francis NERI
    Educateur et Formateur
    Président de l’Institut Européen de Socialisation et d’Education
    10 01 06



    [1] Kant, Voltaire, Rousseau

    [2] Richard Davidson et Antoine Lutz Psychiatres à l’Université de Madison (USA)

  • Projets d’actions collectives

    Education, socialisation et sécurité publique. Une politique éducative locale se met en oeuvre à l’aide de dispositifs élaborés au niveau national et relayés par les services déconcentrés des administrations. Une multitude d'actions locales sont alors envisagées puis mises en oeuvre par des acteurs et praticiens locaux.
    C’est souvent à ce niveau là que se pose la question de la pertinence de ces actions, de la connaissance que les acteurs ont des dispositifs, de la compétence des praticiens, de la cohérence des conduites et de la représentation que chacun se fait des conditions de mise en œuvre, des partenariats à réaliser, des ressources à mobiliser.
    Par exemple, les contrats éducatifs locaux et les contrats locaux de sécurité avaient pour ambition d’être les deux axes forts de la « politique de la Ville » A ce jour,  nous ne pouvons raisonnablement estimer que ces dispositifs se soient effectivement mis en place et répondent véritablement aux attentes des bénéficiaires, particulièrement pour ce qui concerne les enfants et les jeunes.
    Nous estimons pour notre part que la raison principale en est dans la difficulté qu’éprouvent les partenaires potentiels à construire une « logique partenariale globale », mais également dans la façon de s’approprier et d’adapter un dispositif aux particularités locales.
    C’est la raison pour laquelle, il faut prendre, localement, l’initiative de provoquer des rencontres entre représentants institutionnels, qui font souvent preuve de motivations personnelles très fortes, et acteurs locaux, praticiens etc., dans l’objectif de construire une démarche collective de réalisation d’un cadre de référence commun dans l’élaboration des politiques locales : éducatives, formatives et socialisantes.
    Celui-ci doit avoir pour ambition :
    D’aider les acteurs locaux, qu’ils soient élus, professionnels associatifs ou des collectivités territoriales, bénévoles, parents, à clarifier leurs finalités éducatives, formatives, socialisantes.
    De donner un certain nombre de définitions précisant la signification à donner à des termes comme : dispositifs, sites, actions, coordinateurs, binômes etc.…)
    De présenter un certain nombre d’éléments qui feront que, selon le groupe de travail, une action soit éducative et socialisante, de permettre de repérer ce qui fait qu’un projet d’action est en cohérence avec les finalités éducatives et socialisante de l’ensemble social.
    De mettre en évidence l’importance de l’évaluation et d’en prévoir les outils dés l’origine du projet
    De proposer des thèmes prioritaires de réflexion
    Pour une priorité à l’éducation et à la socialisation. Une certaine image de l’Etat instituant seul le social semble avoir vécu. Des pouvoirs publics incitateurs, régulateurs et animateurs invitent collectivités, associations, secteurs de l’économie sociale, entreprises et publics à travailler ensemble, a établir des partenariats.
    De plus, dans l’entourage des politiques éducatives et culturelles locales, il ne s‘agit plus seulement d’être à l’écoute des jeunes, l’affaire semble entendu.Il faut avant tout tracer des pistes, formuler des préconisations puis reconnaître et accompagner leurs initiatives d’actions collectives.
    Dans ce cadre, des jeunes seront partenaires, co-acteurs de leur devenir. Voilà une des potentialités à exploiter en terme de dispositifs.
    D’autant que pour certains de ces jeunes, la question, leur attente, outre une revendication d’accès aux droits, à l’emploi et au logement est plus celle d’une reconnaissance avec leurs particularités et d’une place comme tels dans le train social, que d’une éducation voire d’une intégration et, encore moins d’une socialisation dont ils ne perçoivent plus la finalité intégrative. 
    En voulant trop disjoindre et confondre apprentissage, éducation et socialisation, qui comme pour l’école, la famille et le social, sont trois pôles qui interagissent ensemble et ne peuvent être dissociés, nous risquons de voir  apparaître les sombres menaces du repli identitaire et ethnique et des affrontements communautaristes.
    Quels acteurs ? Les intervenants du champ social et éducatif sont multiples et leurs formations sont très diverses et inégales. Il ne s’agit pas pour autant de négliger les compétences acquises par les uns et les autres, elles sont utiles et indispensables et doivent être intégrées dans un projet global décliné localement dans des projets d’activités.
    D’autres compétences en particulier transversales sont à acquérir ou à développer pour les acteurs et praticiens.
    Quelles formations ? La mise en œuvre des dispositifs doit s’accompagner d’une formation thématique, technique et comportementale continue des partenaires habituels, interlocuteurs de l’Etat dans cette démarche et bien évidemment des jeunes eux mêmes.
    Ceci concerne, en particulier, les associations : fédérations de parents d’élèves, d’éducation populaire, associations locales et jeunes, encore trop souvent instrumentalisées ou dépendantes et qui doivent redevenir des structures autonomes, capables d’élaborer des projets éducatifs en concordance avec les valeurs sociétales et démocratiques clairement énoncées par l’institution.
    Quels moyens ? Ces questions ont bien évidemment étés prises en compte, mais tout projet d’amélioration des services à rendre aux citoyens doit également se traduire au plan social et budgétaire, par des améliorations dans la mise à disposition des moyens à mettre en œuvre.
    Bref, développer les capacités d’intervention, car une politique éducative ambitieuse visant l’efficacité et le long terme, ne peut se mettre en œuvre sans que des priorités soient faites en matière d’arbitrages budgétaires. Pour résumer, cesser le « saupoudrage » et orienter nos moyens vers une recherche d’efficacité et des projets fédérateurs.
    Traduisant et démontrant ainsi concrètement que les pouvoirs publics se donnent effectivement les moyens de leur politique.
    Quels publics ? Une politique éducative, formative et socialisante qui soit thématique, technique et comportementale intéresse toutes les organisations, de l’association à l’entreprise en passant par les administrations. C’est l’entreprise qui, la première, a intégré le champ du comportement organisationnel et de l’individu librement responsable, de sa place dans le collectif. Il faut accompagner ce premier pas et le promouvoir au sein de toute organisation et au bénéfice de chaque individu.
    Le projet plateforme. C’est dans l’élaboration d’une plateforme locale de formation et d’action sur les pratiques éducatives, formatives et socialisantes que se trouve probablement la solution qui permette la mise en commun d’un certain nombre de ces pratiques et de réunir les praticiens, les chercheurs, l’entreprise et les pouvoirs publics. La tache est difficile à mener mais urgente et prioritaire.
    L’Institut Européen de Socialisation et d’Education s’y emploie, à son niveau d’aptitude et avec les moyens qu’il dispose. Il invite chacun des acteurs concernés à y participer.  
    Strasbourg le 10 avril 2001
    Francis NERI
    Président de l’Institut Européen de Socialisation et d’Education

     

  • Discrimination et ségrégation.

    Quelques questions que je me pose et auxquelles je vous invite à répondre !
    Trois qui me sont  essentielles :
    La religion est-elle au cœur d’une identité à construire ?
    Y a t-il une voie entre assimilation et vie séparée ?
    Faut-il placer le droit à la différence et à la diversité avant l’identité de la France ?
    Et d’autres :
    L’exclusion est-elle un fait culturel ou racial, une représentation, ou la conséquence d’un déficit d’intégration par le travail et les pannes de l’ascenseur social ?
    La transgression est-elle socialisante ?
    La transgression peut-elle participer d’une société nouvelle et laquelle ?
    Les conséquences de nos actes sont-elles toujours appréhendées selon les principes de causalité et de non contradiction ?
    Les communautarismes et les replis identitaires sont-ils une chance ou un danger pour les Français, la France et son identité ?  
    L’immigration subie ou voulue est-elle une chance ou un danger pour la France et les Français ?
    Faut-il :
    Demander l’abrogation de la loi sur le regroupement familial ?
    Demander la suppression de la double nationalité ?
    Prendre les empreintes digitales de tout étranger entrant en France ?
    Ne plus accorder le moindre avantage social (CMU comprise) à ceux qui s’installent sur le territoire national et n’y exercent aucun travail ?
    Rendre responsables les familles accueillantes du non-retour dans leur pays d’origine des personnes qu’elles reçoivent ?
    Et encore :
    La politique de reconduite est-elle effectivement souhaitable et réalisable et si oui, comment ?
    Est-il souhaitable et possible de lutter contre les mariages de complaisance et les regroupements familiaux illégaux et si oui, comment ?
    Peut-on véritablement dissocier ce qui est du statut de réfugié politique de celui d’immigrant économique ?
    Les jeunes que l’on voit incendier les voitures sont Français en droit, mais leur naturalisation sociale s’est-elle faite ?
    Ces jeunes se revendiquent-ils comme appartenant à la communauté nationale et sont-ils reconnus comme tels ?
    L’échec de la politique de la ville est–il la cause ou la conséquence de l’échec de la politique d’intégration ?
    Pour quelles raisons la machine à intégrer s’est-elle enrayée ?
    La porte du travail étant verrouillée, est–il encore possible de pratiquer ou de subir une immigration de peuplement ?
    Peut on espérer la victoire des forces s’opposant au nihilisme majoritaire dans la nébuleuse de l’immigration et la reconquête de l’estime de soi par la reconnaissance de l’utilité sociale de ces immigrés et de leurs enfants ?
    Que faut-il placer au premier plan, le rattrapage culturel ou le rattrapage socialisant et éducatif ?
    En matière de médiation sociale, doit-on demander à la religion de participer au règlement de la vie dans la cité ?
    Un recadrage politique est-il aujourd’hui possible au plan de la sécurité, de l’économie, du social, de l’égalité des chances ?
    La « crise »  et la cause des violences urbaines se réduisent-elles à la dépression économique et sociale ?
    Est-il encore possible de trouver des valeurs, des repères et des normes communément acceptées, qui puissent  structurer notre vie collective ?
    Comment redonner un contenu à notre vouloir vivre ensemble ?
    Sommes nous prêts à consentir de nouveaux efforts pour la « remise à niveau » de nos cités et de nos concitoyens en difficulté ?
    Accepterons nous les règles de mixité sociale, en particulier en matière de scolarisation, de logement et d’urbanisme ?
    Voulons nous nous donner les moyens d’assumer l’égalité des chances quelle que soit l’origine, le nom, le quartier et le pourrons nous ?
    Une politique d’immigration sans contrôle n’a-t-elle pas pour conséquence de saturer les politiques d’intégration ?
    Les vagues d’immigration familiales se transforment-elles en immigration d’ayants droits (allocations familiales, RMI, AME) ? 
    Le contrat d’intégration et la formation linguistique des étrangers est-il en vigueur et s’il l’est combien de ceux-ci l’ont suivi ?
    Les étrangers et leurs enfants de première ou de deuxième génération souhaitent-ils véritablement l’intégration ou un développement séparé ?
    Pour quelles raisons trop de jeunes, nés en France, titulaires d’une carte d’identité nationale se sentent étrangers à notre pays ?
    Faut-il encore et toujours opposer les tenants de la prévention aux tenants de l’ordre public ?
    La « politique de la ville » a t-elle vraiment les moyens de changer la société ?
    Supposons le problème de l’immigration résolue que faut-il faire ensuite ?
    Dans le cas ou l’on puisse reprendre l’ouvrage de l’intégration, par quel bout commencer : fermeté, prévention, éducation, socialisation, formation, emploi, habitat ?
    L’exemplarité de nos élites et la justice sociale sont-elles suffisamment établies auprès de l’opinion publique pour que les citoyens fassent confiance à un projet de société, encore largement à élaborer, et dont ils ont tout lieu de penser qu’ils en seront, sinon les bénéficiaires, du moins les seuls payeurs ainsi que leurs enfants ?
    Les expériences culturelles et éducatives excluant toute forme d’autorité et de contraintes ont semble-t–il vécues. Faut-il pour autant renoncer à l’éducation, la régulation des conduites,  la socialisation,  la formation et à la promotion de nos valeurs sociétales au bénéfice de la seule répression ?
    Le laxisme apparaît comme un encouragement à passer à l’acte avec le sentiment de l’impunité. Le temps n’est-il pas venu pour notre démocratie de rappeler la force du droit et le sens des devoirs ?
    L’immigration arabo-africaine entend t-elle conserver ses spécificités culturelles et religieuses, ses normes sociales et ainsi élaborer et consolider des « ghétos » identitaires ?
    Pour peu qu’ils en aient la volonté, les jeunes n’ont-ils pas le choix entre leur insertion dans la société et un monde de délinquance, de marginalisation et de guérilla urbaine de groupe communautarisés ?
    Si le droit de vote des immigrés résidants depuis 10 ans en France était accordé, les jeunes Français des banlieues voteraient-ils pour des Français ?
    Au lieu de mettre nos jeunes délinquants en prison, d’où ils ressortent plus radicaux et marginaux que jamais, ne devrions nous pas leur imposer un service public national d’où ils reviendraient grandis pour être des citoyens responsables ?
    Peut on  lutter contre la violence dont les principales victimes sont les pauvres, les femmes et les immigrés ou les personnes issues de l’immigration, sinon par un équilibre nécessaire entre la prévention et la répression ?
    Peut on faire cesser l’immigration massive autrement qu’en aidant les peuples à construire un avenir meilleur où ils se trouvent, en faisant, s’il le faut, acte d’ingérence humanitaire pour éviter la corruption et le détournement des aides au profit d’élites corrompues ?
    Peut on refuser plus longtemps de voir que la solution à nos problèmes sociaux est avant tout une économie plus libre, qui peut donner plus de croissance et plus d’emploi, mais aussi que la croissance a une limite, celle de la démographie des peuples en développement.
    Comme il ne sera jamais possible d’accueillir et de nourrir tous les enfants du monde, ne  faut-il pas également mettre un frein à l’explosion démographique ?
    En attendant, doit-on ?
    Eradiquer les bandes de voyous dans les quartiers ?
    Développer l’emploi d’utilité publique ?
    Doper le logement social ?
    Lancer un « plan Orsec » de la prévention par l’éducation, la formation, la remédiation, la socialisation ?
    Maîtriser l’immigration et la démographie ?

    Francis NERI

    Président de l'Institut Européen de Socialisation et d'Education

    Strasbourg le 22 Décembre 2005