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Le systémicien - Page 472

  • L’ère du verseau

    Les promesses de l’ère du verseau. Une ère, ou Age, dure un peu plus de deux millénaires. Elle correspond à un phénomène astronomique, l'alignement du soleil avec l'une des 12 constellations du zodiaque; le mouvement périodique du système solaire dans l'univers s'effectue en 25790 ans, ou si l'on préfère, chaque ère dure environ 2150 ans.

    A chaque ère correspond une énergie particulière, associée à un rayon spécifique, entraînant des transformations de civilisation bien marquées. La transition d'une ère à une autre est progressive, c'est-à-dire qu'il se produit un recoupement entre l'ancienne et la nouvelle sur un siècle ou deux, pendant lequel les anciens et les nouveaux courants sont en présence, avec pour conséquence des tensions et des conflits entre hommes et pays, sur les plans politique, économique, religieux, philosophique et social.

    Nous quittons graduellement l'ère des Poissons pour entrer dans l'ère du Verseau. Tandis que l'énergie de la première décroît, l'énergie de la seconde s'amplifie, et au tout début du troisième millénaire, elles sont d'égales intensités.

    L'ère des poissons a précédé celle du verseau.

    Elle a commencé il y a plus de 2000 ans. L'énergie qui commence à se retirer était celle du 6ème rayon, celui de la dévotion et de l'idéalisme. Ses caractéristiques ont effectivement marqué l'ère des Poissons, avec les conséquences suivantes :

    • expression du "je", celui de "j'ai raison",
    • dévotion envers un certain idéal, mais au détriment de celui des autres.

    Au cours de l'histoire des deux derniers millénaires, l'idéal imposé aux autres se serait par exemple développé à travers les conquêtes romaines, avec installation de la vie romaine, puis avec celles des anglais, celles de Napoléon, et depuis quelques décennies celles des Etats Unis, qui s'expriment sous la forme "gendarme du monde", avec les mêmes conséquences.

    A titre d'exemple, au cours du 20ème siècle, l'idéal de justice exprimé en URSS se serait fait au détriment de la liberté; l'idéal de liberté exprimé aux Etats Unis au détriment de la justice sociale.

    L'ère du Verseau

    L'ère du Verseau, autrefois  Amphora, en  latin  Aquarius, annoncé  depuis le début du 20ème siècle, a commencé à se mettre en place progressivement depuis une cinquantaine d'années, avec l'énergie du 7ème rayon, celui de la magie cérémonielle.
    Le 7ème rayon  a pour   effet  de  rassembler,  d'apporter  la  synthèse.  Il va  permettre de  relier  l'idéal spirituel à la matière.

    Cette ère est aussi appelée le Nouvel Age, et a déjà donné naissance à de nombreux groupes et courants de pensée revendiquant ce titre.

    Cette ère sera l'ère de l'exotérisme, ou extériorisation des connaissances, ou si l'on préfère divulgation d'un certain nombre d'enseignements et de pratiques qui jusque là étaient gardés secrets ou ésotériques, réservés à un petit nombre d'initiés. Elle va s'accompagner d'une présence plus grande dans le monde de la spiritualité, qui viendrait influencer le monde pour son évolution.

    Cette  ère  sera  celle  d'un plus  grand  partage,  par suite  de  la prise de  conscience  croissante des hommes envers leurs frères plus démunis. La multiplication des groupes d'actions humanitaires en est un exemple.
    Cette ère verrait les religions se rapprocher et tendre  vers  un  concept  global.  Conséquences  de  la mise en place de  l'ère  du  Verseau;  elles  ont  toutes  généralement  en  commun  un  message englobant, de nature à éveiller la conscience.

    Ere du Capricorne

    Elle suivra l'ère du verseau. L'aspect volonté, révélé lors de l'ère du verseau, devrait s'y manifester. La conscience de l'humanité devrait considérablement évoluer.

    Prospective :

    Cette prospective « Nouvel Age » est on ne peut plus séduisante, et pour moi elle représente une explication qui, si elle n’est pas très « scientifique », démontre que c’est bien l’homme qui crée la réalité. Il suffit ensuite d’y croire et de la porter le plus loin et le plus longtemps possible. Pour peu que cette réalité corresponde à un besoin et une attente « flottants dans l’atmosphère d’une époque » et qu’une poignée d’hommes s’en empare, le « destin » humain peut s’en trouver profondément transformé.

    Prenons un seul exemple : « relier la spiritualité à la matière » Qui n’est pas tenter de relier l’Orient et l’Occident ? Le monde spirituel et le monde scientifique ? L’individu et le collectif ? Le subjectif et l’objectif ? Cette idée n’est-elle pas séduisante, même si l’on ne voit pas encore très bien comment y parvenir ?

    La grande erreur à option double, dans laquelle nous devrions éviter de  retomber, reste encore et toujours celle des « collectivistes » qui pensent promouvoir la collectivité au détriment de l’individu et celle des libéraux qui est de considérer l’individu uniquement par rapport à son potentiel marchand. : « L’homme marchandise ».

    Une nouvelle ère s’ouvre donc à nous qui, à partir de l’individu responsable, conscient et spirituellement éveillé, mettra l’accent à travers ses dimensions oubliées et retrouvées sur la promotion de l’individu dans sa dimension sociale  et la notion d’organisme.

    Dans un organisme social ou chaque individu devra avoir sa place, un rôle à tenir et un statut à assumer, les notions de hiérarchie et de dominance n’ont plus beaucoup de sens. Dans un environnement « linéaire » de causes et d’effets, ce changement de nature a peu de chances de s’opérer autrement que par un remaniement profond du comportement individuel et le développement des capacités de civisme et d’altruisme.

    Un environnement « systémique » c'est-à-dire global et total, a depuis quelques temps  (50 ans environ selon les « sages » annonciateurs de l’ère du verseau)[1] de grandes chances de se développer dans le monde occidental. Il s’agit en premier lieu de prendre en compte et promouvoir par la socialisation, l’éducation, la formation et la remédiation, les capacités, les compétences sociales à caractère humaniste, c'est-à-dire de susciter de  l’humain en l’homme.

    Il appartient à l’homme occidental de redécouvrir que le monde logique s’organise à partir de nos représentations, il est ce que nous en faisons, c’est à dire que « le monde spirituel » que nous imaginons ensemble vient en premier, le « monde logique », matériel, technique vient en second. Ce monde logique doit retrouver ses « dimensions oubliées », sous peine de s’engloutir dans des destructions qu’il aura lui-même provoquées.

    Quant à l’homme oriental, il lui faudra apprendre à gérer ou plus exactement  maîtriser sa spiritualité et la faire partager à cette partie occidentale de lui-même qui en a depuis trop longtemps oublié les avantages.

    Cette cohérence, pour commencer, doit se retrouver dans l’individu par l’articulation des fonctions cérébrales qui se situent aussi bien  dans le cerveau droit que celui de gauche. Ce cerveau « tri unique » doit apprendre la cohérence et le contrôle de son hypothalamus, c'est-à-dire de ses émotions, de ses pulsions, de son affectivité.

    C’est à cette mission globale que s’est attelé l’Institut Européen de Socialisation et d’Education : promouvoir le collectif à partir de l’individu et l’individu par le collectif. En matière  de systémique l’on défini cette approche par le terme de rétroaction. C’est ce que nous nous efforçons de faire : analyser, produire et maîtriser de la rétroaction.

    NERI FRANCIS

    Président de l’IESE

    Strasbourg le 5 septembre 2006               

    Lien avec cette note: www.ereduverseau.com


     


    [1] Par exemple en France Joël De Rosnay : La systémique. Henri Laborit : La nouvelle grille

  • L'intervention systémique

    Bonjour,

    Je remercie ceux d'entre vous qui ont remarqué mon absence depuis avril et m'ont fait part de leur désir d'une continuité de ce blog. Vous m'avez demandé la "suite " du premier dossier de "l'empathie" et des précisions sur la sémantique générale et la systémique. Je reviendrai sur l'empathie, c'est promis et, pour ce qui concerne la sémantique générale, d'autres que moi ont entrepris des travaux plus conséquents à l'exemple d'Isabelle Beaudron dont vous trouverez le lien sur ce blog. Pour ma part, je relie la sémantique générale à la P.N.L qui en est un prolongement et surtout à la systémique qui en est une évolution. Les "pères" de la systémique font d'ailleurs souvent référence à Korzybsky le "père" de la sémantique générale. Je recommencerai donc par la systémique. 

    Je vous parlerai aussi de notre association: L'institut Européen de Socialisation et d'Education qui a pour objectif de promouvoir le lien et la cohésion sociale à partir d'interventions au niveau des trois pôles de l'éducation et de la socialisation qui sont l'école, la famille et l'environnement social (associatif par exemple)

    N'hésitez pas à me contacter, vous avez mes coordonnées sur ce blog.

    A bientôt !

    Cordialement

    NERI Francis   

  • L'approche systémique

    L’approche systémique du fonctionnement des groupes sociaux n’est pas simplement une pratique relevant de la psychothérapie, c’est aussi, et je dirai en premier, une école de pensée qui élabore au quotidien des méthodes et des moyens pour permettre aux êtres humains d’établir un meilleur rapport avec la réalité.
    Cette réalité est faite de communications ou encore, que chacun de nous entre en relation avec lui même, avec les autres et avec l’ensemble social, en particulier ce que l’on peut désigner par l’Institution.
    L’hypothèse première que je propose est que l’harmonisation de ces relations passe par un équilibre à trouver en permanence entre ces trois axes ou encore par une mise en cohérence des trois systèmes.
    L’hypothèse seconde sur laquelle je m’appuierais pour développer la première est qu’il faut redéfinir la réalité en terme de perceptions et de réactions. La réalité serait la résultante de nos interactions, du lieu de notre observation, des outils utilisés et du langage dont nous nous servons pour traduire notre représentation de cette réalité.
    Dans cette hypothèse, la réalité n’existe pas en tant que telle, elle est celle que nous voulons qu’elle soit. Il y a autant de réalités possibles qu’il y a d’individus porteurs de leur réalité.
    Ce que nous sommes est le produit de ce que nous pensons être dans la réalité que nous avons construite et que nous assumons, dépassons, transformons  ou encore subissons.
    Cela fait de nous des individus libres et manoeuvrants capables, s’ils le veulent et le peuvent, de se libérer de leurs conditionnements inadaptés, de réformer le cadre étroit de leurs schémas mentaux, de leurs représentations, de leur vision du monde, et de leurs relations trop souvent devenues pathologiques.
    Considéré de ce point de vue, tout « recadrage » doit être proposé comme une remédiation qui est la conséquence d’un apprentissage inadapté lors du processus initial de construction du sujet.
    Nous pourrons alors logiquement déduire de ces hypothèses que les troubles individuels, relationnels et sociaux sont la résultante d’un apprentissage défectueux, d’une éducation inadaptée, d’une socialisation non prescrite, et d’une prévention inconséquente.
    Une théorie générale de la communication devrait être en mesure de proposer des finalités, des pratiques, des méthodes et des moyens éducatifs, socialisants, préventifs et de résolution des dysfonctionnements.
    Cela peut être conduit par un cadrage initial dés le plus jeune âge et un recadrage périodique élaborant et modifiant la perception de la réalité et des réactions des individus.
    Se pose alors une grave question éthique qui constitue en quelque sorte ma problématique. Si nous voulons que chaque individu devienne libre, manoeuvrant, en pleine santé physique et mentale, avons-nous le droit sinon le devoir de le conditionner selon une « normalité » et une « réalité » que nous aurions décidé comme étant la meilleure adaptation possible à son environnement, dans l’intérêt bien compris et gagnant/gagnant du  système  individu, celui de l’autre, comme du système social ?
    J’invite chacun de mes correspondants concernés par les rapports sociaux à m’aider dans la résolution de cette « injonction paradoxale » en me faisant part de leurs réflexions et de leurs expériences.