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03/07/2015

Continuité Occidentale

La Grèce, Rome et le christianisme constituent les fondements sur lesquels s’est bâti l’Occident.

Le christianisme issu du monothéisme juif, imprègne l’Occident jusqu’à la Réforme et au delà.
Je n’oublie pas les lumières et 1789, mais ce ne sont pour moi que des conséquences.

L’aboutissement est la démocratie, l’Etat de droit et les droits de l’homme

Ce patrimoine culturel de la pensée occidentale est en danger.

Pour assurer la continuité de cette pensée et de cette société, ce dont nous avons besoin, c’est d’abord de retrouver du sens à donner à nos projets, et donc de « mise en forme » de la production humaine, de ses pratiques (régulation, contrôle, sanction).

Pour cela, nous devons revenir aux fondamentaux politiques qui nous incitent à choisir entre éthique de responsabilité et éthique de conviction.
L’éthique de responsabilité se définie essentiellement par l’acceptation de la réalité sociale et économique et aux exigences de l’action.
L’éthique de conviction obéit aux impératifs de la foi, quelle quelle soit !

Cette antinomie entre les deux « morales » de responsabilité et de conviction est-elle, de notre temps, encore soutenable ?

Ne nous expose t’elle pas, d’une part, aux justifications de réalités extrêmes de ceux qui écartent avec indifférence toute idée de partage et de système ouvert et d’autre part, des faux idéalistes prisonniers de leurs utopies qui condamnent toutes les formes de politique qui ne sont pas conformes à leurs convictions et qui finissent par participer ou contribuer (consciemment ou non) à la destruction par l’interne de leur ensemble social ?

Bref, nous serions perdant et sur les deux tableaux !

Pour autant, le problème éternel de la justification des moyens par les fins dévalorise nos systèmes occidentaux de valeur, ce qui laisse profondément indifférents des systèmes de valeurs antagonistes qui bien évidemment en profitent; en particulier pour nous combattre sur les deux terrains en utilisant nos convictions contre nous.

Il nous faudra donc choisir et vite, car cette antinomie ne comporte, pour nous occidentaux aucune solution de continuité qui régulerait, contrôlerait et sanctionnerait les égarements du et des pouvoirs et garantirait l’avenir occidental.

Existe-t-il une troisième voie ? A nous de le dire ! Mais jusqu’à présent rien de concret n’émerge en ce domaine !

Francis NERI

03 07 15


   

27/10/2009

Humanisme

Les humanistes affirment leur foi dans l'être humain qu'ils mettent au centre de leurs préoccupations et dont ils recherchent l'épanouissement. L'humanisme propose de nouvelles valeurs fondées sur la raison et le libre-arbitre.

Un correspondant affirme qu’il y a incompatibilité entre l’humanisme et l’approche systémique pour la résolution des « problèmes » sociaux. Il commente en précisant que les systémiciens lui font penser à des robots sans âmes, ils ne connaissent, selon lui,  que la raison et la science ! Il pense, par exemple, que certains seraient fort capables d'envisager la liquidation de deux ou trois milliards d’hommes pour retrouver un équilibre démographique satisfaisant.

 

Peut être faut-il que je lui propose quelques cours sur la systémique. Une science qui pour moi suggère justement de concilier la raison, la connaissance et l’émotion. Je sais, je me répète, mais certainement pas assez. Je n’ai, probablement, pas suffisamment utilisé la « communication fractale » [1]de crainte d’être redondant et ennuyeux.

 

Je pratique l’approche systémique et je soutiens l’hypothèse suivante :      

 

"Pour que les pays  pauvres de la planète sortent de leur sous-développement, il faudrait deux choses : un minimum de croissance et une très stricte régulation des naissances.

Et pour que les pays riches renoncent au développement quantitatif, au bénéfice du qualitatif,  il faut qu’ils s’isolent  au sein de leurs « bulles temporelles » sécurisées pour se consacrer à leur évolution culturelle."

 

Alors « l’humanisme » dont parle mon aimable correspondant est-il finalement la recherche de la "réalité"ou du romantisme qui est du domaine de l'émotion ?

 

Cet homme est, par le hasard de sa naissance et par sa volonté en mesure d'évoluer vers toujours plus de complexité, dans une bulle occidentale de forte densité. Quoi qu’il fasse ou pense, il contribue à la densifier.

Il lui sera difficile d'échapper à ses conditionnements biologiques et sociaux sans une grande souffrance personnelle ! Et puis si il y parvient il sera bien seul. J’ai envie de lui dire : « Reste avec nous, du travail t'attends ! »

En effet, je ne vois pas beaucoup d’individus autour de moi affirmer haut et fort leur foi dans l’être humain. D’autre part, les codes, les valeurs et les règles sont agités tout au plus comme des symboles qui font ricaner une fois le dos tourné.

Alors pourquoi paraître s’indigner de l’indifférence du monde alors que rien ne semble arrêter la déferlante des besoins, des envies,  la frustration et la haine de l’autre.

Le combat pour l’égalité, pour la possession des richesses du globe est engagé et il sera sans pitié. Alors où se situe l’humanisme dans tout cela ?

Pour ma part, je considère qu’une nouvelle culture est née et, comme les autres qui l’ont précédées, elle s’appuie sur des valeurs. Elle est fondé effectivement sur la raison, le libre arbitre, la connaissance, la responsabilité et la maîtrise des émotions.

 

C’est tout cela l’approche systémique des comportements humains individuels et des groupes sociaux. Saura t-elle faire école et conquérir les cœurs et les esprits ? Là est la question !       

 

 



[1]La communication fractale consiste à dire l’essentiel en quelques mots, à revenir à cet essentiel en quelques phrases, puis encore une fois en quelques chapitres, en quelques paragraphes.
Comme les poupées russes emboîtées les unes dans les autres, la communication ne doit plus se dérouler comme un fil linéaire dans le temps, mais au contraire, en spirale, de manière concentrique, quitte à revenir plusieurs fois sur les mêmes sujets.(Joël de Rosnay)


22/09/2009

Rationalité

La rationalité caractérise une conduite cohérente, voire optimale, par rapport aux buts de l'individu. Se pose toutefois la question de la rationalité des buts par rapport aux intérêts supposés des individus. Wikipédia

 

Je suis d’accord ! En quelque sorte, encore une fois la question de la morale, de l’éthique est posée, ainsi que celle des fins et des moyens. Mais je suis troublé, car je doute que l’on parvienne encore à distinguer entre le virtuel et le réel en terme de conduites et de pratiques sociales, de morale ou d’éthique.

 

Un réel qui à mon sens n’a plus rien de rationnel, car le superflu des uns est sans limites alors que ce qui est vital et essentiel pour d’autres est tout simplement inexistant.

 

Comme Nicolas Hulot, je croyais que la rationalité nous conduirait, au moins, à la satisfaction des besoins élémentaires, vous savez, ceux qui sont au bas de la fameuse pyramide de Masslow.

Je découvre, comme lui également, la pénurie pour la grande majorité d’entre nous.

Après tout pourquoi pas, du moment qu’une certaine « justice sociale » nous conduirait tous ensemble, pas à pas, vers plus de cohérence et de renoncements.

 

Mais je crois qu’il va nous falloir subir encore longtemps le processus rationnel et irréversible du modèle socio-économico-financier-militaro-industriel dominant alors que chacun sait qu’il n’est plus la solution, mais le problème.

 

La crise financière est sur la fin. Je n’ose plus dire systémique car le mot est à présent déformé, galvaudé,  et en quelque sorte vidé de son contenu.

 

Chacun va reprendre ses petites habitudes et le « changement » annoncé avec détermination, courage et nombres d’études compliquées, restera dans les cartons des financiers, des politiciens et des marchands d’illusions.

Nous allons très vite oublier, mais les problèmes eux ne nous oublierons pas.

 

Rendez-vous à la prochaine crise. N’ayez crainte nous n’aurons pas trop à attendre.