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17/06/2010

Changement profond ?

Permettez moi de vous transmettre un échange avec un ami internaute dont je partage la plupart des convictions.

Bonne lecture

Francis NERI

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Je publie très volontiers une lettre de Francis Neri qui est un blogeur parmi les blogeurs mais surtout un adepte d'un changement profond des mentalités que nous commençons à vivre aujourd'hui ou...

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Merci Gérard

Je suis comme vous de droite et militant UMP et ma foi nous aurions un gros travail à faire au sein de ce parti. Je me demande en plus si cela vaut la peine de l'entreprendre et si mon énergie ne devrait pas s'investir ailleurs ! Qu'en pensez vous ?

Bonjour Francis

Nous sommes beaucoup dans ce cas présent à nous interroger. Toutefois, si l'on regarde le panel des partis politiques il y a beaucoup de canada dry. Qui est qui, qui fait quoi. Parfois j'ai la sensation désagréable que les dés sont pipés depuis bien plus longtemps que je ne l'imaginais. Qu'il y a moins d'espace et de marges que je ne le croyais. Alors, attendre l'homme providentiel. Le Parti providentiel? Ils sont bien transparents en ce moment. Je regarde avec attention les mouvements de fond dans les pays voisins. Bref, je ne sais pas.

D'aucuns me parlent de Marine le Pen comme d'un espoir mais j'avoue que les propos de son père, le positionnement de ce parti envers Israël, envers le monde arabe, son programme économique m'interroge. Il faut attendre que le FN fasse sa mue sans doute mais en avons-nous encore le temps.

Je ne sais qu'une chose, c'est qu'un jour ou l'autre, une réaction se fera. Elle me fait peur car, au vu des exemples historiques, elle sera aveugle. Elle sera comme un taureau fou. Cette réaction renversera tout y compris ceux qui voudront prétendre la contrôler. La France est intégrée dans un monde économique, politique et les effets seront incalculables y compris pour nos voisins. C'est sûrement l'une des raisons qui justifie cette trop grande prudence de l'UMP. Ils ont peur de cette boîte qui bouge et dont le couvercle menace de s'ouvrir. Cette boîte ou tant de frustrations françaises, de peurs et d'angoisses existentielles secouent les parois. Ils savent qu'eux-mêmes et tous ceux qui participent au "grand manège médiatique" au grand théâtre politique et qui s'assoient dessus, devront un jour expliquer pourquoi ils n'ont rien fait, rien dit voire même, tenter la franchise.

Ils ne faut jamais remuer le fond d'un nation disait Rivarol.  C'est comme le fond d'une rivière, il y a du bon et du mauvais. C'est en général les petits qui boivent la gadoue.

Bien à vous Francis

Gérard Brazon

http://puteaux-libre.over-blog;com

 

 

 

13/05/2010

Crise écosystémique...encore !

Certains d'entre vous connaissent la "chronique Agora" mais pas tous.  Alors voici un post de Bill Bonner qui y exerce ses talents. Pas mal à mon sens, mais insuffisant. Encore une fois pas question de relier, de rapprocher les évènements, les mettre en cohérence; par exemple,  la crise Grecque, la crise financière,  le pétrole qui s'échappe dans la mer ou encore l'élection en Angleterre.  Et pourtant ! tout se tient n'est ce pas et nos seules limites sont dans nos capacités à appréhender la globalité. C'est vrai que dans ce cas nous avons à faire à une officine financière qui s'occupe de finances et pas d'autre chose, et voilà ce que çà donne ! Pour une réponse globale et holistique, comme dirait Zohra, nous pouvons encore attendre. Ah si madame Merkel et  monsieur Sarkozy en discutaient un peu ensemble, bien des problèmes nous seraient évités !   

Or, euro et plan de renflouage

Bill Bonner

▪ Oh là là... c'était rapide ! Nous avons eu des migraines qui ont duré plus longtemps...

Un jour, tout le monde est convaincu que les banques centrales et les empêcheurs de tourner en rond d'Europe ont la clé du succès. Le lendemain, ils changent d'avis. Il s'avère que les autorités européennes n'ont pas résolu le problème, en fait. L'euro baisse à nouveau.

Le problème n'est pas les caprices du marché. Ce n'est pas non plus la cupidité des politiciens, ni même la stupidité des électeurs. Le problème n'est pas plus un manque de régulation, de coordination ou d'intégration. Ce n'est rien de toutes ces choses dont débattent les médias. En un mot, c'est la dette. Les autorités européennes -- tout comme leurs homologues américains -- finiront par découvrir ce que tout le reste du monde sait déjà. On ne peut pas régler un problème de dette avec plus de dette.

Au moins les investisseurs semblent-ils capables d'additionner deux et deux. Après avoir fait grimper les actions en flèche lundi, ils ont réfléchi un peu et décidé que le renflouage de l'euro n'était peut-être pas aussi miraculeux qu'ils l'imaginaient. 

"L'optimisme suite au renflouage européen se refroidit", annonçait un titre de Bloomberg.

Pour commencer, le plan est difficile à comprendre. Qui paye pour quoi, exactement ? L'euro en lui-même était déjà assez mystérieux. Aux Etats-Unis, au moins, on sait qui est responsable de la destruction du dollar. En Europe, on est moins sûr. Après tout, le dollar est une reconnaissance de dette émise par le plus grand débiteur au monde. Qu'est-ce que l'euro ? Une reconnaissance de dette aussi -- mais personne ne sait vraiment qui reconnaît la dette en question.

Le plan de renflouage est un mystère sur un mystère. Il met en place un peu de ci et un peu de ça... peut-être qu'il ne sera pas du tout appliqué si certains pays votent contre... et qui sait ce qu'ils vont faire vraiment ?

Ensuite, personne ne connaît réellement le risque ou combien il en coûterait de se protéger. Oui, la Grèce, le Portugal, l'Irlande, l'Espagne et l'Italie pourraient tous faire faillite. Mais comment ? Et quand ? Et alors ?

Personne ne le sait. Mais les investisseurs se sont dit qu'ils ne voulaient peut-être pas détenir autant d'actions coûteuses et autant d'euros lorsque ça arriverait. Les marchés et l'euro ont donc baissé.

Ce qui était vraiment surprenant, c'était le prix de l'or. Il a grimpé, atteignant un nouveau record à plus de 1 220 $. Que pensez-vous de ça ?

Pourquoi l'or grimperait-il ? Après tout, lorsque les actions chutent, ça signale une baisse de la confiance dans les prévisions de croissance, de prospérité et d'inflation. Un marché boursier baissier signale une hausse du pessimisme... cette crainte persistante que les gens finiront peut-être par obtenir ce qu'ils méritent, après tout.

▪ Pendant ce temps, aux Etats-Unis, le gouverneur Arnold Schwarzenegger prépare le peuple de Californie : des jours difficiles s'annoncent. Ils vont devoir se serrer la ceinture.

"Des coupes terribles" sont en chemin, a déclaré le gouverneur.

Comment la Californie va-t-elle réagir ? Vont-ils resserrer les rangs comme les Coréens après la crise de dette asiatique de la fin des années 90 ? Prendront-ils la chose avec bonne humeur et une pinte de Guinness, comme les Irlandais en ce moment ? Ou commenceront-ils à se rebeller, comme les Grecs de la crise de dette de 2010 ?

Vous souvenez-vous de ce qu'ont fait les Coréens ? Ils ont donné leurs bijoux en or pour que l'Etat puisse payer ses factures aux prêteurs étrangers. 

Les Grecs, en revanche, semblent chercher la bagarre. Ils pensent avoir droit à la dolce vita. Ils trouvent que ça fait partie de ce qu'on obtient en rejoignant l'Union européenne. Ce doit être quelque part dans la constitution... on a le droit à la vie, la liberté et pas mal d'amusement.

Ils sont habitués à ce qu'on s'occupe d'eux. Et ils n'aiment pas abandonner cette idée.

Ils apprécieraient probablement encore moins s'ils réalisaient que tout ça est fait pour qu'un groupe d'investisseurs obligataires français puissent être sauvés de leurs mauvaises dettes.

Mais quelle alternative y a-t-il ? Soit on paie ses dettes... soit on fait faillite. Si on fait faillite, personne ne vous prête d'argent -- on doit donc se débrouiller avec ce qu'on gagne. D'un autre côté, si on paie ses dettes, il faudra prendre l'argent sur ce qu'on gagne... ce qui laissera moins d'argent à dépenser.

Aïe aïe aïe... il n'y a pas de solution facile. Milton Friedman avait raison : rien n'est gratuit, en fin de compte.