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16/04/2007

Le changement et la politique

Une approche non-aristotélicienne.

La projection d’une personne dans un futur souhaité est un puissant levier de changement. Pour un habile politicien, cela consiste à construire le désir de changement à partir des frustrations citoyennes supposées et plus ou moins exprimées.

Pour un homme ou une femme politique, conscients de leur déterminisme inné ou acquis, la morale et l’éthique devraient les conduire à aller plus loin, c'est-à-dire à clarifier eux mêmes leurs objectifs concrets de changement, même si cela doit déplaire à certains, crispés sur leurs partis pris, leurs jugements de valeur et leur préjugés.

Par conséquence, et puisque le discours programme du « politique » est à l’origine du changement, sa qualité, sa réalité et son objectivité doivent  être les plus élevés possible en particulier dans des situations compliquées et dangereuses comme celles que nous vivons.

Pourtant, et à bien y réfléchir, quels moyens d’action adaptés nous sont véritablement proposés en dehors d’une intense « communication » basée sur des promesses qui n’engagent que ceux qui y croient ?

Il existe pourtant bien des leviers de changement pour provoquer la rupture très souvent invoquée mais jamais réalisée.

La priorité consisterait à décrire véritablement la « problématique sociale » au plus prés de la réalité : quels sont les « vrais » problèmes, les définir avec précision, ne pas confondre le symptôme et la manifestation d’un problème avec sa cause.

A partir de cet « état des lieux » il est plus aisé de proposer des réponses aussi adéquates et consensuelles que possible.

Nos candidats, impliqués comme nous tous, définissent nos problèmes soit de manière trop vague, soit à l’inverse de manière trop restrictive.

La première étape d’un changement réussi consisterait à produire un recadrage qui aboutirait à une nouvelle interprétation de la situation dans laquelle nous nous trouvons tous.

Peut-être qu’il en est bien ainsi, mais en réalité, ont-ils vraiment l’ambition de nous conduire par le changement vers un avenir projeté pour lequel nous serions disposés à nous investir avec force et passion et à travailler le présent pour le réaliser ?

Ou encore, nous proposent ils un projet de société pour lequel, ensemble, nous aurions envie de nous investir et de lutter pour son émergence ?

Si cela était, peut être qu’alors les candidats à la présidentielle et aux élections qui vont suivre nous feraient ils rêver, projeter, imaginer, un futur possible, à la hauteur de nos attentes et de nos possibilités

Sans doute suis-je trop exigeant, mais pour ce qui me concerne si je vois chez les uns et les autres de l’énergie et souvent de la compétence, je ne ressens pas cette flamme qui me conduirait à les investir du statut sans lequel ils ne peuvent ni les uns ni les unes me conduire vers le changement.

Alors encore une fois il faudra se contenter d’un verre peut être à moitié plein et je ferai mon devoir de citoyen, mais sans grand enthousiasme.

 

 

Francis NERI

15 04 07      

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