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23/03/2008

Réformes

« L’adversité est l’épreuve du courage, il faudra sûrement encore beaucoup de courage politique. Il faut tenir la distance !

Les grands Hommes ne sont jamais reconnus au moment où ils font de grandes choses, c’est seulement quand elle est achevée que l’on se rend compte de l’importance de la tache.

Le gagnant dit « c’est difficile mais c’est possible » le perdant dit « C’est possible mais c’est trop difficile ».

Propos d’un inconnu !

La question est à présent posée : « Ce gouvernement doit-il poursuivre les réformes promises par le Président ? » 

La réponse est oui, il est urgent de réformer ! Il est évident qu’elles doivent être poursuivies. Ce gouvernement sera crédible si elles sont appliquées, s’il y a du positif et si on met en évidence, les résultats. Pour cela il faut écouter, observer, communiquer. Ne cherchons  pas plus loin la raison de la défaite de la droite aux dernières élections. C'est leur électorat qui les a "lâché". Il est temps d'appliquer intégralement les réformes promises pendant la campagne présidentielle. Mais il faut aussi y mettre la forme !

Les Français ont besoin qu’on leur explique pourquoi il faut changer et comment on va s’y prendre. Ils ont besoin d’être rassurés et  pouvoir constater que  notre gouvernement  ne prône pas que des mesures impopulaires, même absolument nécessaires.

Les Français sont égaux mais il y en a qui sont plus égaux que d'autres, c'est-à-dire qui contribuent plus que d’autre à l’effort national. Il faut donc faire sentir que tout le monde est concerné, que les efforts sont partagés, que par exemple, les grands groupes qui font des profits considérables sont mis à contribution par la participation et la redistribution. Les magouilles doivent être dénoncées et punies, la réalité des dommages causés à l’économie par des « patrons voyous » doit être mise en évidence, n’en déplaise à certains amis du Président. Les médias, les institutions et la « société civile » qui déclarent à qui veut l’entendre que les grandes entreprises ont fait des millions de bénéfice alors qu'elles licencient et délocalisent doivent dénoncer  cette politique en action et mettre l’accent sur les PME qui sont la clé de notre redéveloppement. Il faut faire pression sur ce gouvernement pour qu’elles soient aidées. La crise des « subprimes » est aussi un exemple flagrant de désinformation car on ne dit pas la vérité aux Français à ce sujet et la chute sera d’autant plus dure.

Les syndicats ne sont pas non plus sans reproches à l’exemple du scandale de la caisse du comité d’établissement d’EDF et de leur collusion avec un syndicat patronal. Il faut se recentrer sur les inégalités entre le patronat et les ouvriers, entre les privilégiés et ceux qui souffrent, sinon les réformes n'aboutiront pas et les français désespérés voteront pour n'importe quel autre pouvoir pourvu que leurs souhaits semblent être entendus ou quitteront un pays au sein duquel ils ne se reconnaîtront plus.

Plus grave encore,  ils descendront dans la rue et détruirons nos dernières chances de nous entendre autour d’un projet commun de société. Les dernières élections municipales en sont un exemple flagrant. La responsabilité des politiques est très grande car, si le gouvernement et la majorité échouent, la désillusion sera catastrophique et la France ne sera plus réformable, les politiques plus écoutés et les projets ambitieux plus crédibles. Les opposants qui ne semblent pas avoir de « plan bis » dans leurs cartables feraient bien d’y penser.

Il faut comprendre qu’il n’y aura pas de réformes et de changements sans la paix sociale et, qu’il n’y aura pas de paix sociale sans justice sociale. Les attitudes et les comportements du Président nous ont montré son absence de compréhension des sentiments, des émotions et des besoins des Français. Il manque de ce que l’on appelle « l’empathie », c'est-à-dire la capacité de ressentir ces attentes, de s’en emparer et de les porter, les réguler, les mettre en œuvre.

Il faut espérer que ses « conseillers » et les membres de son gouvernement sauront  l’aider à réussir cette nécessaire mutation. Nous n’avons pas d’autre choix, pas de joker et le temps s’accélère.  

Nous devons tous changer et vite,  le Président, le gouvernement, l’opposition et bien évidement nous même !

Nous devons prendre conscience des réalités du monde et nous y impliquer si nous voulons exister demain. Nous sommes encore des hommes libres, mais si nous voulons le rester il nous faut changer.

Les Français ont le sentiment que nous sommes dirigés par des énarques et des fonctionnaires bien dans leurs baskets et dans leurs fonctions et privilèges. Si cela est vrai, ils n’ont aucun intérêt à changer avec et pour nous.

Notre liberté consiste à nous réformer avant que les autres ne nous réforment ou ne nous changent, il est grand temps de le faire et nous faisons quelques suggestions.

Les priorités du moment sont pour l’essentiel  les suivantes :

-dépense publique

-pouvoir d'achat

-retraite. 

-sécurité sociale

S’attaquer tout d’abord à la réduction des déficits et des dépenses publiques sans lequel il n’y a pas d’autres réformes possibles.

Pour le pouvoir d'achat, les règles qui régissent les circuits de distribution sont à revoir, il y a trop d'intermédiaires qui prélèvent des marges énormes, alors que ceux qui produisent, les petits producteurs en particulier, n'ont pas, et de loin, les mêmes bénéfices. Nous expliquer comment et pourquoi en Allemagne les mêmes produits sont souvent 30 à 50 % moins chers qu’en France ? Ce pouvoir d'achat, doit être également mieux distingué, en différenciant parmi les achats, ceux qui sont vitaux (logement, habillement, nourriture, santé) des dépenses de consommation résultant d’un choix du « mieux vivre ». Par ailleurs, il conviendrait de différencier en matière de solidarité ce que sont les ressources, car peut-on comparer les moyens d'un ouvrier d'une PME ou TPE privée, d’un smicard, avec ceux d'un salarié d'une grande administration bénéficiant d'avantages sociaux (entre autres par les Comités d'Entreprise, voire les syndicats : vacances, loisirs de toutes sortes,  santé, complémentaires, logement) quand ce n'est pas la gratuité de l'électricité, du gaz, du transport etc.

Tous les retraités devront être alignés sur les mêmes règles. Les caisses de retraite sont en faillite et non seulement on ne va pas vers l'égalité des systèmes mais on rajoute encore des inégalités. D’autre part, quand il n'y aura plus assez de "travailleurs" pour cotiser, qui paiera les retraites par répartition ?

Réformer notre système de santé publique et de sécurité sociale également en faillite Quand il n'y aura plus de sous dans les caisses de la sécurité sociale parce que trop de monde au chômage ou au RMI, qui remboursera ? Quand il n'y aura plus de médecins ni de personnel infirmier, que l’on ne pourra plus payer, qui s'occupera des malades ?

Et après…

Renoncer à acheter la paix sociale en fabricant des assistés et des tricheurs toujours en plus grand nombre.

Commencer par réformer l’école, notamment au collège où des générations d'enfants sont sacrifiées, embrigadées dans des projets pédagogiques idéologiques, instrumentalisés par trop  de professeurs et de chefs d'établissement syndicalisés et plus que jamais étrangers aux réalités sociables pour pouvoir y « préparer » nos enfants. Davantage expliquer et justifier certaines réformes sur l'organisation et l’administration scolaire, exemple: les suppressions de postes qui entraînent des fermetures de classes.

Lever les très nombreux obstacles administratifs et économiques qui freinent les PME et TPE.

Appliquer le "service minimum" qui est loin de ce que nous avait promis le candidat à la Présidentielle et correspond à un objectif de justice sociale, de droit des usagers et d’intérêt économique.

Bien d’autres défis sont à relever par ce gouvernement et la tache peut paraître impossible, utopique, mais ne dit-on pas que l’utopie d’aujourd’hui est la réalité de demain ? Et puis si les énarques et les politiciens qui nous gouvernent ne veulent pas s’y atteler, faisons le à leur place en commençant par les remplacer.

En attendant bonne chance à la France et aux Français. Demain leur appartient …s’ils le veulent !

Francis NERI

Forum mars 2008

 

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