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29/07/2008

Lettre à un ami « égaré »

Bonjour Pierre[1],

Tu m’invites à participer à un « cercle du silence » organisé Place Kleber à Strasbourg pour les sans papiers par quelques gauchistes excités » et autres syndicalistes de l’Education Nationale qui doivent s’ennuyer durant leurs longues vacances scolaires. 

Je te remercie, mais je ne suis pas à Strasbourg et j'ai fort peu de temps car les rencontres que j'anime m'en prennent beaucoup. Mais par respect pour toi, je voulais prendre ce temps pour te dire que si j'admire ton esprit critique et ta méfiance envers les médias, les pouvoirs, Sarkozy et la droite, le 11.9 etc. et que je partage ton désir d'approfondir et de ne pas se laisser manipuler (porter sur les choses et les gens SON regard et SA main), je trouve que ta réserve, ta douce "paranoïa" comme tu dis toi même est par trop sélective. 

Pour ma part, je me méfie de ces "cercles du silence" mis en scène par des individus de la gauche en déshérence et de la gauche extrême ou tes amis d’un certain « collectif », par exemple, qui voudrait accueillir tout ceux qui ne se sentent pas bien chez eux pour des raisons diverses et qui viennent en plus nous donner des leçons de civisme, de démocratie, de liberté etc.. (Il y a pas mal d'individualités de ce type dans certains Centres Sociaux ) et nombres d'associations de gauche. Ils sont excédentaires dans l'Education Nationale. Personnellement je suis contre le fait de régulariser les sans papiers.

Leur culture, dont tu nous parles, ne m'intéresse que dans la mesure ou ils ne viennent pas contester la mienne ou de ce que mes ancêtres ont fait AVEC les leurs. Je pense que l'immigration clandestine, sinon l'immigration tout court doit être stoppée. Elle n'est utile qu'aux marchands de sommeil, aux barbares intégristes  et aux esclavagistes modernes comme par exemple le fils de Khadafi (toi qui est si bien informé tu dois être au courant) Et, par charité, mais aussi parce que ce n’est pas du même niveau, je ne m'étendrai pas sur Ségoléne qui faisait travailler au noir ses salariées.

Bref et pour faire court, je dirai qu'il est temps de cesser de faire dans le mondialisme, le bien penser, le tiers mondisme et le socialo communisme moyenâgeux. De penser que les immigrés sont bons et que nous sommes mauvais. Il est  urgent  de s'occuper de nous en temps que membres du vivant et non pas d'un pays, d'une caste, d'un parti, d'une religion ou d'une ethnie et de nous reprendre.

Nous n'avons rien à gagner avec le multiculturalisme sinon à notre disparition. Bref, cessons de nous tirer des balles dans le pied, sinon dans la tête. Pensons plutôt à réduire la population mondiale et en particulier celle des pays qui nous expédient leur surplus de population.

Nous sommes déjà 6 milliards et nos enfants auront à faire face à trois milliards de plus d'ici 2040. Je ne serai plus là. J'espère bien (et je sais que tes amis du Collectif Justice aussi, qui croient encore se faire un nom sur une extrême droite qui n’existe plus que dans leur imagination) Mais mes enfants oui, alors, pour eux et pour ceux que tu aimes, disons "halte à la croissance" et refusons "après moi le déluge" comme j'entends dire de plus en plus souvent par des gens " de gauche" et de "droite». Luttons pour cela à commencer par la croissance démographique. Aidons ces peuples à réguler leur population et à s'inscrire dans une économie régionale adaptée à leur écosystème. Enfin faisons s'élever leur niveau de conscience, par l'éducation, la formation et la socialisation.

Une tache immense nous attends tous. C'est l'objectif de l'IESE qui comme tu le sais, puisque tu en fais parti, depuis longtemps mène ce combat. Car hélas, nous en sommes là en France : l'acculturation, l'éducation et la socialisation nécessaires et prioritaire avant tout (le dernier faisant clairement état d'intégration à nos valeurs et à notre culture). C'est notre devoir de Français, d'Européens et de Citoyens du Monde et c'est ce que j'attends des membres de l'IESE et de ceux qui y travaillent en réseau avec nous et qui sont de plus en plus nombreux.

Amicalement

Francis NERI

25 juillet 08



[1] Le prénom a été changé.

24/07/2008

Le combat pour l’égalité.

Le véritable problème est posé sans ambiguïté :  l’Homme en tant qu’espèce et groupe, saura t-il se maîtriser, gérer, réguler, bref devenir adulte et responsable ?

La liberté, précieuse et réelle, est devenue dangereuse car elle est de moins en moins soutenue par la connaissance, l’information et la responsabilité. Il en est de même pour la démocratie, les « Nouveaux Barbares » n’en ont que faire car ils ont faim. L’avenir devrait donc leur appartenir car ils n’ont rien d’autre à perdre que leur vie. Ne parlons plus de la solidarité, ce n’est plus qu’un vain mot.

Pour nous Occidentaux, la réalité de la « Vraie Vie », chacun de nous la fabrique dans une relative et toute matérielle abondance et se moque de la réalité de l’autre

Pouvons-nous alors créer ensemble des réalités nouvelles et les faire exister ? Probablement si nous adoptons une nouvelle approche :

L'approche écosystémique, qui est une façon de distinguer à la fois l’homme et les hommes, sans que le premier ne dissimule les seconds, sans que les hommes ne masquent le « Vivant » dans sa globalité. L’homme peut se  percevoir comme une configuration d'interactions appropriées aux conditions de vie dans le contexte de « classe humaine » en association avec d'autres Hommes, qui forment et occupent avec lui, sa « niche écologique ».

Dans l'explication cybernétique, dite « négative », l'examen des restrictions ou contraintes du système montre que seule une "réponse appropriée" aux différentes contraintes peut survivre, se développer et se reproduire, c’est la régulation.

Dans sa réponse, l’individu, comme l’espèce humaine, doit abandonner les frontières intérieures qui l’enchaînent ainsi que  Sisyphe à son rocher et étendre son esprit vers le dehors, s’élever, prendre comme Jonathan le Goéland de la hauteur pour mieux distinguer, manœuvrer, appréhender, grandir.

S’élever, relier, grandir pour l’individu et pour l’espèce, ce n’est plus « croître et multiplier », mais au contraire restreindre une population planétaire qui n’aurait, sinon bientôt plus, comme au temps préhistorique, qu’une seule finalité, se nourrir pour survivre, mal.

Comment s’y prendre ? C’est relativement simple, Notre système Terre nous pose un problème majeur : la crise écosystémique.  Une série de défis sans précédents, apparemment insolubles dans le contexte international, institutionnel et technologique actuel. Il y a, d’autre part, un fossé immense entre le discours et l’action, pour ne pas dire une immense hypocrisie pour ne pas voir la réalité en face.

Cette approche écosystémique de résolution des crises, sommes nous en mesure de la mettre en œuvre ?

Aujourd’hui, sept crises majeures convergent vers le point de rupture et menacent l’ordre établi par la société globalisée :

Crise énergétique, financière, économique, environnementale, climatique, alimentaire  et enfin démographique.

Ces crises reliées entre elles, s’accumulent et sont accélérées par de nombreux  facteurs multiplicateurs : l’interactivité de la globalisation, la médiatisation,  l’idéologie guerrière, meurtrières et suicidaire des  groupes terroristes combattants pour « l’égalité », la résistance au changement des classes dirigeantes .

Cette rencontre des crises, au sommet de leur courbes ascendantes, nous conduit au désastre. En identifiant les tensions, nous pourrions envisager de réguler  la crise systémique globale et mettre en place les changements  indispensables. Cela impliquerait une réflexion fondamentale sur le rôle spécifique du modèle de « développement » de la civilisation moderne occidentale dans la mondialisation actuelle.

En attendant, rien ne va plus et il y a beaucoup de choses à changer; mais il s’agit avant tout de changer les règles du jeu en matière de démographie. La résolution des autres crises ne pouvant se faire qu’à cette condition. En effet, que constatons nous ? 

« A l’échelle planétaire, une majorité croissante des travailleurs potentiels n’ont pas et n’ont aucune chance d’acquérir la compétence qui leur permettrait de produire quoi que ce soit qui puisse être utile à la minorité de “gagnants” des pays occidentaux industrialisés (Western Industrial Nations). Les “Winners” - machines, ordinateurs et automates aidant -n’ont plus désormais besoin de ces travailleurs sans compétences.

Pas plus d’ailleurs que, dans un pays occidental industrialisé, les vrais gagnants, ceux qui ont la compétence d’être utiles, n’ont besoin des travailleurs de ces pays qui sont dépourvus de cette compétence. 

Un (1) travailleur sur quatre (4) dans les WIN ne travaille déjà plus. Le quart des “gagnants”sont devenus aussi des perdants et la proportion des exclus augmente sans cesse. »[1] Bref, les manœuvres, les éboueurs, les couturières et les plongeurs de restaurant vont se recruter sur place et encore pour un temps et en quantité limitée.

Depuis déjà, quelques années, dans son village planétaire, Yvan Illich nous expliquait que les trois classes sociales n’étaient pas obsolètes du tout, bien au contraire, mais que la classe du bas disparaîtrait dans un délais plus ou moins bref; celui pour lequel la classe du haut en aurait encore besoin comme force de travail, comme banque d’organe ou pour maintenir sa diversité biologique afin d’éviter la consanguinité ( ce dernier point se limitant aux meilleurs spécimens bien évidemment).

Cette fameuse classe du haut n’aura, un jour, même plus besoin de la classe intermédiaire c’est à dire les techniciens et les technocrates qui peuvent encore les servir provisoirement.

Six milliards d’hommes c’est déjà bien trop, alors neuf milliards ! 

Si quelques guerres ne viennent pas en réduire le nombre. il faudra bien employer des méthodes plus radicales et ce ne sont pas les quelques « bien pensants » qui restent et qui auront vite compris ou se situe leur intérêt qui vont se battre pour ceux qui ont eu le malheur de naître en surnombre au mauvais endroit et qui seront mis au rebut.

Pour que chacun vive à l’aise sur cette terre si belle et encore si pleine de vie, l’idéal planétaire devrait se situer autour de trois à quatre milliards, et encore ! Le reste est en excédant.

Reste à savoir comment « ils » (le « ils » est plus commode que le « nous »)  vont s’en débarrasser ! La pilule ? Ce serait un moindre mal, je suppose que les Chinois s’en servent, mais à mon avis nettement insuffisant et encore réprouvé par la morale religieuse et la mentalité du « fellah ». La stérilisation idem cela fait trop IIIe Reich !

Reste la guerre avec son lot de génocides, de vertueuses indignations et de repentances, de comportements héroïques et de sacrifices sublimes, de salut au drapeau en berne, de glorieuses épopées à raconter à « son » enfant et une culture nouvelle sur laquelle construire un nouvel avenir radieux et de juteux rapports pour la caste du haut.

Entendons nous bien, la caste du haut ne se recrutera pas qu’en Occident, mais au sein d’une élite mondiale ou les questions de races, de religions ou de culture seront sans incidences.

Préparez vous les « Winners ». C’est exactement ce qui devrait se passer et vous serez contents de vous en tirer ainsi. Croyez moi, les « autres » n’ont aucune chance… mais ne vont pas se laisser faire, cela va être très dur, le combat pour l’égalité est commencé !

Bonne « chance » tout de même !

Francis NERI



[1] Pierre JC Allard « Agora Vox »

21/07/2008

Le vivant et la beauté

Aujourd’hui, parlons du vivant, parlons du vivant et de la beauté."

Les frères Karamazoff " est le roman que je préfère chez Dostoïevski car on y parle à la fois de la condition humaine, du vivant et de la beauté. Bref, c’est un ouvrage qui « relie ».

Sur les décombres de la cité vaincue par la peur et la haine, une fleur pousse, témoignage de la beauté du monde qui le sauvera.

Oui « la beauté sauvera le monde ».La beauté sauvera le vivant. Ils sont inséparables car l’un et l’autre ne peuvent exister qu’ensemble et, c’est quand nous les séparons que la barbarie s’installe!

Ceci dit, comment sauver la beauté ? Vous remarquerez au passage que je ne m’intéresse pas au pourquoi il faudrait la sauver. Les « pourquoi » m’ont toujours fatigué voire déprimé et jamais ils n’ont donné de réponse fiable. Pourquoi tu m’aimes ? Pourquoi la terre tourne ? Je préfère comment tu m’aimes, comment elle fait pour tourner ?!

Donc, comment sauver la beauté et avec elle le vivant ?

Vous allez dire que je me répète tout au long de mes chroniques. Sans doute, mais il s’agit d’apprendre aux hommes deux choses : La première c’est à voir et à penser autrement . Comme disait le renard au petit prince, l’essentiel n’est accessible que par le cœur, et dans « leur monde » celui des machines, du rationnel et de l’efficacité personnelle, apprendre à voir aussi avec le cœur n’est pas une mince affaire. C’est pourtant cela qui sauvera le renard, le petit prince, l’aviateur, le monde et le vivant. Cela vaut donc la peine de répéter sans cesse que notre premier devoir, c’est d’éduquer, former, socialiser à l’acquisition de compétences et de pratiques sociales écosystémiques. Les hommes qui apprennent à relier la beauté au vivant sont moins tentés de détruire l’un et l’autre.

C’est à cette action de prévention par l’éducation pour laquelle je me suis engagé et investi depuis de longues années.

Croyez moi, ce n’est pas suffisant. Les résistances, les corporatismes et les conflits d’intérêts sont si puissants que la plupart de nos « éducateurs » se contentent de prodiguer un « savoir » et encore, quel savoir !

Ce n’est pas suffisant, mais nécessaire, car comme le vivant et la beauté, l’éducation et la remédiation sont également indissociables. 

L’action de remédiation est le terme second de l’équation. Elle porte également sur les pratiques et les systèmes sociaux.

Au delà, il ne resterait qu’une seule alternative : l’escalade de la répression, qui conduit au désastre les peuples, leurs « guides » irresponsables, la beauté et le vivant.

Je ne puis croire à l’échec de l’humanité dans sa nécessaire mutation. Il n’existe nul déterminisme de ce type. Et si cela arrive, c’est que nous le voulons bien. Voyez vous, si certains d’entre nous ont su dénoncer les mauvaises pratiques et les systèmes défectueux,  ils ont, à un certain moment, renoncé à passer de la dénonciation à la proposition et de la proposition à l’action.

Certains ont combattus, moi je n’ai jamais su nous dit G. Moustaki ».

Moi je n’ai pas pu surenchérit, en substance, J. Chirac.

Je vous l’avait bien dit nous proclame en quelque sorte  E. Morin.

Passe, passe le temps ! Il est trop tard, pensent-ils tous sans l’oser avouer!

Que faire si les « meilleurs d’entre nous » semblent jeter l’éponge de l’action  ! Et puis de quelle action s’agit-il surtout si la haine et le mépris de l’autre pour ses convictions sont à  exclure rigoureusement ?

Il ne faut pas renoncer, au contraire, à persuader et convaincre par la socialisation, l’acculturation, l’éducation, la formation, l’animation etc. Mais je considère qu’il faut, au delà, inviter les hommes à lutter au quotidien à partir d’évènements clés pour sauver la beauté pour quelle sauve le monde.

Par exemple, sauver la rivière qui traverse mon village, sa nappe phréatique polluée par des déchets et l’écosystème autour, qui nous fait participer du vivant et de la beauté. Une fois l’événement dans l’objectif, il convient de recueillir des informations, de les vérifier, les rapprocher, choisir celles qui apparaissent le plus pertinentes, en développer les conséquences et s’engager sur des solutions qui corrigent les dysfonctionnements constatés au sein du système concerné, dans ses rapports au système global et sur les pratiques à corriger.

C’est à partir de ces constats qu’il faut éduquer ou rééduquer les hommes, voire les punir si leur faute est volontaire et changer les pratiques si elles sont nocives.

Point n’est besoin pour cela d’incriminer un tel ou une telle, de dénoncer la droite ou la gauche, la religion, l’énergie nucléaire ou la mondialisation, l’idéologie de tel ou tel groupe social,  comme le font certains avec parfois une grave violence et des vaines polémiques .

Mettre systématiquement en cause l’homme dans ses convictions, en tant qu’individu, ou en temps que groupe est une erreur et parfois une faute stratégique si l’on veut rassembler sur cela même qui devrait nous rassembler.

Soyons « factuels » nous dit Philippe Poindron, un ami très cher !

Reprenons notre exemple de la nappe phréatique et de la rivière et donnons lui un nom : Tricastin. Voilà un « événement qui devrait mobiliser l’ensemble de nos concitoyens et particulièrement l’univers « écologiste » et faire « l’union sacrée » autour des deux principes de base et de la méthode exposée ci-dessus et que, j’en conviens volontiers, je m’entête à présenter et représenter !    

Qu’attendons nous pour nous emparer de ce fait, de porter sur cet évènement notre regard et notre main et de lui donner les réponses que nous brûlons de donner ?

Francis NERI