Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

11/10/2009

Titanic

J'ai vu le film, le Syndrome du Titanic, et ma foi je suis un peu déçu et perplexe.

Nicolas Hulot nous livre  ses réflexions sur la notion de progrès, le matérialisme, la société de consommation, le capitalisme etc.

Pour alerter le spectateur, lui faire prendre conscience que crise écologique et crise sociale sont deux aspects d'un même problème, il interroge des paradoxes et enchaîne sur des causes qui produisent des effets. Les causes sont du coté des « occidentaux » et les effets sont subis par les « orientaux ».

Bref, les coupables sont, comme toujours, montrés du doigt. C’est vous, c’est moi et l’on nous engage vivement à faire amende honorable et à renoncer à son 4X4, le symbole même du pollueur capitaliste, criminel et seul responsable. 

Rien de nouveau donc sous le soleil de l’anti-libéralisme.

Ce n’est pas le couplet sur "la combinaison des crises": écologique, mais également économique, sociale et culturelle qui nous mettra sur la voie de la « réponse », car il oublie, on ne sait trop pourquoi, la crise démographique, c'est-à-dire la prolifération de l’espèce humaine, principal facteur de la crise écosystémique globale qui nous projette vers l’iceberg plus que tout autre système et en particulier le capitalisme, éternel accusé.

Ensuite, Nicolas Hulot évoque notre objectif absurde de croissance, qu'il faudrait réorienter, voire revenir au « Halte à la croissance du « Club de Rome ». Finalement il, ne s’engage pas, reste fidèle à lui-même, n’apporte aucune réponse à un problème qui n’est finalement que politique.

Il sait pourtant qu’il faudra bien mettre la décroissance démographique et consumériste  sur le même plan en tant que finalité et objectif.  

Le système lui-même en tant que tel n’est pour rien dans l’affaire. Montesquieu disait déjà au XVIII éme siècle : « Les structures de l’Etat sont moins importantes que l’esprit qui prévaut dans les relations humaines. Si les hommes sont intègres, tout système honnête est acceptable, mais si les hommes sont dominés par la rancœur et l’égoïsme, même la plus radicale des démocraties deviendra intolérable. Si les gens n’ont ni sens de la justice, ni honnêteté, sous n’importe quel système, cela finira par apparaître. »

Nicolas Hulot nous interpelle sur notre « lâcheté » et notre « indifférence » devant l’injustice sociale faite au « tiers monde ». Il oublie qu’elle est consentie voire voulue par le plus grand nombre qui y trouve intérêt.

C’est la raison pour laquelle je ne crois pas en notre capacité à stopper le Titanic. L’Humanité est encore dans la « minorité de son âme », c'est-à-dire qu’elle est incapable de régulation et de contrôle. Préparons nous à en subir les conséquences, et encore une fois, ce sera chacun pour soi.

Commentaires

Pourquoi Nicolas Hulot fait-il l'impasse sur la question démographique? A sa décharge, on peut remarquer que Yann Arthus Bertrand ou Jean Marc Jancovici, pour ne citer que ces deux autres défenseurs de la cause écologique, n'osent pas non plus aborder le sujet. La raison est-elle dans la crainte de heurter la tradition nataliste de notre pays? En tous cas, il serait temps de sortir de cette impasse et d'ouvrir les yeux de nos concitoyens comme le fait cet article.

Écrit par : Manso | 13/10/2009

Les commentaires sont fermés.