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25/10/2009

Vous avez dit Titanic ?

 Le soldat Sarkozy

16/10/2009 à 11:57 / Politique

«Ce n'est pas mon fils qui est visé, c'est moi»

C'est affligeant de constater que même sur un bateau au bord du naufrage, les passagers continuent de s'occuper de querelles et de polémiques stériles. Nicolas Sarkozy semble se battre, pour nous et nos enfants, de toutes ses forces, avec générosité, énergie et talent. Je veux le croire, malgré les doutes qui parfois m’assaillent. Il possède en plus la compétence et le charisme qui lui permettent de montrer le chemin aux autres nations.

Au lieu de perdre notre temps en discussions stériles sur l'avenir de Jean Sarkozy ou sur la sexualité de Mr Mitterrand chacun de nous devrait s'interroger sur les défis que nous devons encore affronter et la manière d'y faire face :

 

  • La crise écosystémique qui ne fait que commencer.
  • L'impossible développement démographique des pays du sud et leur lutte pour une improbable égalité qu'ils viendront chercher au nord et en vain.
  • Le refus systématique des "pays riches" à mettre un frein à leur boulimie consommatrice.

Commençons par nous inquiéter sérieusement de ces immigrants qui loin de chercher à se fondre dans la civilisation des pays occidentaux, s'organisent en minorités agissantes pour développer leur culture et maintenir leur identité.

Comment se comprendront ces "nouvelles sociétés" : jeunes, violentes et passionnées, se sentant volontiers incomprises, avec nos sociétés "mûres", sceptiques, éprises de sécurité et de mesure ?

Quelles sont les conséquences immédiates et futures de nos comportements passés et présents ?
Comment la société française peut-elle répondre, pour elle même et en tant que membre d'un plus grand ensemble, à ces questions que lui posent, dans l'urgence, les avenirs possibles ?
C’est en conjuguant la raison, la connaissance et l’émotion, et en dépassant ces vaines polémiques, que nous pourrons répondre.

 

11/10/2009

Titanic

J'ai vu le film, le Syndrome du Titanic, et ma foi je suis un peu déçu et perplexe.

Nicolas Hulot nous livre  ses réflexions sur la notion de progrès, le matérialisme, la société de consommation, le capitalisme etc.

Pour alerter le spectateur, lui faire prendre conscience que crise écologique et crise sociale sont deux aspects d'un même problème, il interroge des paradoxes et enchaîne sur des causes qui produisent des effets. Les causes sont du coté des « occidentaux » et les effets sont subis par les « orientaux ».

Bref, les coupables sont, comme toujours, montrés du doigt. C’est vous, c’est moi et l’on nous engage vivement à faire amende honorable et à renoncer à son 4X4, le symbole même du pollueur capitaliste, criminel et seul responsable. 

Rien de nouveau donc sous le soleil de l’anti-libéralisme.

Ce n’est pas le couplet sur "la combinaison des crises": écologique, mais également économique, sociale et culturelle qui nous mettra sur la voie de la « réponse », car il oublie, on ne sait trop pourquoi, la crise démographique, c'est-à-dire la prolifération de l’espèce humaine, principal facteur de la crise écosystémique globale qui nous projette vers l’iceberg plus que tout autre système et en particulier le capitalisme, éternel accusé.

Ensuite, Nicolas Hulot évoque notre objectif absurde de croissance, qu'il faudrait réorienter, voire revenir au « Halte à la croissance du « Club de Rome ». Finalement il, ne s’engage pas, reste fidèle à lui-même, n’apporte aucune réponse à un problème qui n’est finalement que politique.

Il sait pourtant qu’il faudra bien mettre la décroissance démographique et consumériste  sur le même plan en tant que finalité et objectif.  

Le système lui-même en tant que tel n’est pour rien dans l’affaire. Montesquieu disait déjà au XVIII éme siècle : « Les structures de l’Etat sont moins importantes que l’esprit qui prévaut dans les relations humaines. Si les hommes sont intègres, tout système honnête est acceptable, mais si les hommes sont dominés par la rancœur et l’égoïsme, même la plus radicale des démocraties deviendra intolérable. Si les gens n’ont ni sens de la justice, ni honnêteté, sous n’importe quel système, cela finira par apparaître. »

Nicolas Hulot nous interpelle sur notre « lâcheté » et notre « indifférence » devant l’injustice sociale faite au « tiers monde ». Il oublie qu’elle est consentie voire voulue par le plus grand nombre qui y trouve intérêt.

C’est la raison pour laquelle je ne crois pas en notre capacité à stopper le Titanic. L’Humanité est encore dans la « minorité de son âme », c'est-à-dire qu’elle est incapable de régulation et de contrôle. Préparons nous à en subir les conséquences, et encore une fois, ce sera chacun pour soi.