19/11/2009
Le changement
Un petit programme pour commencer.
Si nous ne changeons pas notre façon de penser, nous ne serons pas capables de résoudre les problèmes que nous créons avec nos modes actuels de pensée.
Albert Einstein
La prière de la Gestalt
Non-axiomes :
« Donnez moi la sérénité d'accepter ce que je ne peux pas changer, le courage de changer les choses à ma portée, et la sagesse de les distinguer. »
Donnez moi la capacité de conjuguer l'émotion, la connaissance et la raison
Donnez moi l'énergie, la compétence, l'occasion et les moyens de maîtriser mes émotions pour accéder à la conscience
Donnez moi la sagesse d'accepter ma différence et que l'autre soit différent
Comment ?
- Stimuler : La production des ressources naturelles : la sérotonine, les endorphines...pour soulager les souffrances, et lever les blocages qui limitent l'accès à l'homéostasie (équilibre /paix intérieure)
- Eliminer : Le stress qui nous empoisonne la vie et nous empêche d'avancer sur le chemin de la sérénité.
- Plonger : Dans un état d'auto-suggestion hypnotique (conscience modifiée) qui multiplie l'efficacité de production des ressources naturelles.
- Accompagner : En faisant partie intégrante et dissociée d'un tout (parrainage, famille, communauté)
Un objectif !
Ne cherchons pas à atteindre la vérité. Il semble qu'elle n'existe que pour ceux à qui elle aurait été révélée. Il est plus raisonnable pour la plupart d'entre nous d'accéder à sa propre réalité, de l'appréhender, d'en modifier nos perceptions si elle nous importune ou nous fait souffrir, de la vivre, de l'accepter, de l'aimer, de la partager.
Une méthode !
L'approche écosystémique :
Prise de conscience de la complexité.
Abandonner la réduction de la complexité à ses composants élémentaires (méthode cartésienne).
Découverte d'une nouvelle approche prenant en compte l'instabilité, l'ouverture, la fluctuation, le chaos, le désordre, le flou, la créativité, la contradiction, l'ambiguïté, le paradoxe.
Donner des explications simples, logiques, à la luxuriance du monde et qui soient acceptables dans un contexte donné.
Trouver les connections favorables au rapprochement des individus isolés au sein de « bulles temporelles » en opposition.
A suivre ...!
14:16 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : gestion du stress, approche systémique, complexité, identité
16/11/2009
Identité nouvelle
J'ai longtemps recherché la « bonne méthode » qui me permettrait de faire évoluer, voire changer, mes attitudes et mes comportements pour me permettre de prévenir ou de faire face, au mieux, aux situations, évènements, drames, qui venaient régulièrement perturber le cours de mon existence. J'ai compris très vite qu'il n'existait aucune école pour enseigner cette discipline.
Après de trop longues errances sur des chemins mal fréquentés, j'ai découvert qu'il me fallait avant tout mieux penser, mieux percevoir et me libérer de certains « conditionnements » bloquants.
Pour cela, je devais apprendre ce qu'était véritablement le stress et le gérer, ainsi que la peur de vivre et de mourir.
Il m'a fallu de nombreuses années pour comprendre l'immensité de la tâche et que, ma foi, elle était sans fin.
Ceci étant, je crois avoir bien progressé et, je n'ai jamais hésité à partager mes découvertes. Par exemple sur la gestion du stress, l'approche systémique ou les différentes formes de communication. Je pense aujourd'hui que ce n'était pas suffisant !
Vous avez été nombreux à me demander de préciser ces thèmes et surtout de les rendre plus accessibles. Ce que j'hésitais à faire dans l'idée que la connaissance, çà se mérite si on veut qu'elle produise de la compétence. Et puis, il est des questions difficiles à « vulgariser » car elles relèvent de l'insight[1] à leur point de convergence.
J'ai compris un jour que s'il était difficile de « faire passer » certaines connaissances, on pouvait au moins dire à quoi çà vous a servi et qu'on pouvait transmettre « sa » méthode. Chacun l'accommodant au mieux de ses intérêts et l'appréhendant au niveau qui est le sien.
Récemment, une amie, très âgée, à qui je rendais visite m'a dit : « Je vous dois beaucoup, sans vous et vos conseils je ne vivrai plus. Il me reste peu de temps, mais j'ai trouvé la sérénité et je partirai en paix »
Vous imaginez le choc d'une telle déclaration et la responsabilité que cela sous-tend !
Bien sur, on m'a souvent demandé des « recettes », surtout durant ma période d'éducateur sportif. Des recettes pour gagner ou mieux pour détruire, liquider l'adversaire ! Je répondais : « Commences par te demander pour quelles raisons tu veux gagner et comment tu veux le faire ».
Seuls les meilleurs ont entrepris de répondre à la question ; n'est ce pas Julien, Antoine, Emilie ?
Aujourd'hui rien n'a changé je suis simplement plus conscient de cette « responsabilité » du devoir de transmettre, passer le relais, aider ceux qui le demandent et qui sont prêts à faire un effort pour cela.
En ces temps de troubles considérables de l'identité et du sens, quelles que soient les circonstances, les évènements, les défis à relever, les réponses se trouvent au niveau de la prise de conscience individuelle. Il s'agit toujours de développer son attention, mieux penser, mieux percevoir, rester libre et manoeuvrant pour « s'être utile » ainsi qu'au groupe humain d'appartenance et à l'espèce.
Si vous avez un jour ressenti le désir de trouver ce plus qui est en vous, vous comprendrez ce que je veux dire.
Cette vieille dame faible et fatiguée m'a clairement fait savoir ce que je devais faire. Je ne suis plus très jeune non plus et il ne me reste probablement plus beaucoup de temps.
Je vais donc tenter de transmettre mes « recettes » pour le changement. Nous dirons que ce n'est que des recettes et tout au plus une méthode. Pour le « reste » il faudra que ceux qui le veulent aillent chercher profondément en eux les moyens de le faire. Je ne puis que les accompagner, s'ils le désirent.
Une question tout de même ! Est-ce que cela à voir avec l'identité ?
Qu'en pensez-vous ?
La suite au prochain post !
[1] Insight : « Découverte éclair »
09:55 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : identité, développement personnel, approche systémique
14/11/2009
Virus réducteur
Une autre manière, écologique, de régler la question de l'identité selon Manfred ! Prenons garde toutefois de sortir ses propos de leur contexte : la grippe...porcine. Après cela qui va se faire vacciner ?
Quand, dit-il, je vois un être humain hétéro-déclaré, plus auto-déclaré que hautement compétent - je me dis qu'ils sont peut-être hautement intelligent, d'une intelligence qui dépasse largement la mienne, et qu'il a fait quelque chose que je ne peux pas vraiment comprendre.
Mais je n'abandonne pas le problème. J'accumule des informations et des témoignages et j'arrive souvent à la conclusion que ces super-experts étaient tout simplement incompétents, quelquefois plus incompétents que des personnes ordinaires.
Dans l'affaire de cette campagne de vaccination contre le virus porcin (entre-temps on a ennobli son nom, mais cet adjectif me plaît beaucoup), je considère un épidémiologiste qui dit que 40% de la population alsacienne peut être atteinte, pour bien moins compétent que les quelques 80% des infirmières alsaciennes qui ne se feront pas vacciner. Ce professeurs est d'ailleurs atteints d'un syndrome qu'on devrait nommer et étudier; je propose : le syndrome du spécialiste; celui, par exemple, qui est équipé d'un marteau et qui finit par voir des clous partout.
Je suis aussi de l'avis de notre correspondant que la Nature va bien un jour réagir contre l'humanité pour l'empêcher de détruire la création. Encore que la Nature n'est pas à un milliard d'années près et que même si l'humanité arrivait à détruire presque toute la création, il resterait encore assez de gènes pour recommencer à presque zéro, remettre de l'humus et des arbres sur les montagnes dévastées par les humains.
Un moyen élégant et efficace de se débarrasser d'une grosse partie de l'humanité est une bonne mutation d'un virus qui réduirait l'humanité de moitié en quelque six mois. Lutter contre cela par une campagne de vaccination mondiale ? C'est déjà cuit. Pour barrer la route à un virus, il faudrait, ai-je lu vacciner 70% de la population d'un seul coup, il faudrait donc 6 milliards x 70% de doses, donc 4,2 milliards. Impossible. On pourrait peu à peu accroître la capacité des laboratoires à produire des vaccins en lançant tous les ans une fausse campagne, sorte d'exercice de musculation. Et il faudrait passer à la vaccination forcée d'une population de plus en plus méfiante. L'OMS, devenu instrument des lobbies de la santé, aurait-elle eu un tel plan ? Peu vraisemblable, à mon avis.
M.S.
12:14 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : démographie, grippe hnn1
11/11/2009
Islam et violence
Les victimes du Psychiatre islamiste de Fort Hood vont provoquer une immense inquiétude et compromettre encore plus les relations difficiles qu'entretiennent les pays occidentaux avec les pays islamistes. Les conséquences seront dramatiques pour l'Amérique et pour le monde entier.
Le moins que l'on puisse dire c'est que « Fort Hood » démontre à l'évidence que l'islam est une religion archaïque qui a retourné contre les occidentaux le mythe du sacrifice. Celui ci, tout au long de l'histoire humaine aurait « protégé » l'homme de sa violence. Contrairement aux autres religions, qui comme le christianisme y ont renoncé, pour l'islam, le sacré c'est justement le rituel de la violence. Le tout, ici et maintenant, est de ne pas se retrouver dans la peau du « bouc émissaire » occidental involontaire qui devrait par son sacrifice résoudre le désordre collectif et rétablir la « communauté des croyants ».
Il faut admettre en effet qu'ayant renoncé à cet aspect de la violence l'occident judéo-chrétien et issu des lumières, se trouve démuni devant le terrorisme qui l'oblige à mesurer que le chemin parcouru depuis 2000 ans peut être effacé en quelques décennies. L'humanité, si radicalisation judéo-chrétienne il y a, peut se retrouver en panne « d'humanisme » et redécouvrir la barbarie des origines. Les juifs, et en particulier les israéliens, peuvent sombrer dans la violence « rédemptrice » si le « problème palestinien » n'est pas résolu dans les délais les plus brefs. Qui sait alors où l'enchaînement infernal des rétroactions positives, le vertige nihiliste des terroristes, entraînerait l'humanité.
L'Amérique, et l'occident en général, a le plus grand intérêt à se retirer au plus vite des bourbiers en terre d'islam.
19:26 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : terrorisme, violence, fort hood
10/11/2009
L'animal et l'éthique.
La chronique qui suit n'est pas de moi. C'est un ami écologiste qui me l'a adressée en réponse à mon article : l'identité en débat. Une excellente façon de me rappeler que l'animal fait partie de notre identité.
A titre personnel, j'ai adhéré à son association d'écologie radicale. Je m'en suis retiré lorsque j'ai constaté l'étroitesse de pensée de certains de ses membres pour lesquels hors de la gauche la plus radicale, point de salut. Et je ne parlerais pas de leur haine de tout ce qui ressemble à de la religion. Certains d'entre vous se souviennent des insultes proférées à leur encontre à ce sujet.
Alors pour quelles raisons je ne mets pas tout ce petit monde dans le même panier ?
Tout simplement parce que je considère que Gérard Charollois est un homme digne d'intérêt, que la cause qu'il défend est juste et que son projet est grand. Sur le fond comme sur la forme, avec lui, on peut discuter.
Je ne suis pas d'accord avec nombre de ses positions, et vous constaterez à la lecture de certains passages que j'ai signalé en gras, italique et parfois souligné que je « m'interroge ».
Je pense que certains termes, comme anthropomorphisme ou société écologique, sont à redéfinir et à préciser et qu'il ne faut pas confondre sensibilité et sensiblerie.
Mais je ne veux pas troubler votre examen. Faites moi part de vos observations, nous en discuterons ...si vous le voulez bien, selon la formule consacrée !
Francis NERI
L'espèce humaine qui croît et se multiplie sans frein et en toute bonne conscience, s'avère infernale pour l'animal et toxique pour la Nature, dénommée aussi biodiversité.
Par commodité, par habitudes ancestrales, par cupidité et paresse intellectuelle et morale, par sadisme, l'homme contemporain ne parvient guère à s'émanciper de la conception absurde de l'animal machine, l'animal chose, l'animal marchandise, l'animal défouloir des pulsions de mort.
Le Droit, sous-produit de la morale et de l'état des connaissances d'une société, reconnaît timidement le caractère sensible de l'animal soit dans des lois, comme en France le 10 juillet 1976, soit dans des constitutions et des traités internationaux.
Néanmoins, le droit positif français perdure à considérer l'animal comme un bien meuble, un objet fut-il mobile par lui-même.
Le principe étant posé du caractère sensible des animaux, les législateurs s'empressent d'assortir les normes juridiques d'innombrables dérogations aboutissant à nier le principe.
Ainsi, en France, si les actes de cruauté sont prohibés sous peine de sanctions correctionnelles, les « courses de taureaux et combats de coqs » sont admis dans les localités pâtissant d'une tradition non encore interrompue.
L'animal de compagnie ou tenu captif est sauvegardé en tant qu'être sensible, mais l'animal sauvage subit les tirs, les piégeages, les enfumages de terriers, comme si un renard souffrait moins qu'un chien.
Le moindre groupuscule de pressions de l'arriération morale obtient d'un législateur docile et méprisant pour le peuple, des dérogations négationnistes du caractère sensible de l'animal.
Le principe n'est affirmé que pour rendre l'hommage du vice à la vertu.
En apparence, la condition animale s'améliore.
Nombres de contemporains, frustrés de nature et de vie sauvage, partagent leurs logements avec chiens ou chats, tissant avec ces compagnons des liens affectifs de grande qualité.
Notre époque ne supporterait plus les mauvais traitements qu'infligeaient naguère les cochers aux chevaux dans les rues des villes, mauvais traitements qui heurtant la sensibilité publique amenèrent les premières lois de protection des animaux (loi GRAMONT 1850).
Mais, inversement, l'élevage industriel, cupide et âpre à l'instar de la société marchande, réduit l'animal à une réification absolue.
Des groupes de pressions interdisent toute évolution des législations concrètes, soit au nom des traditions, soit au nom du profit.
Ce monde demeure un enfer pour les animaux, révélateurs par leurs martyrs de deux grandes tares de l'animal humain : la cupidité et le sadisme.
La cupidité explique l'élevage concentrationaire où volailles, porcs et bovins subissent des conditions de vie immondes. C'est ici la course au profit, à la production maximisée qui se révèle dans toute son horreur.
Le sadisme explique les loisirs et jeux dans lesquels les animaux servent de victimes expiatoires, tels la chasse et la tauromachie.
Nul ne peut ignorer cependant l'unité profonde du vivant.
Les similitudes anatomo-physiologiques observables dès les siècles passés se trouvent confortées par les analyses génétiques contemporaines.
Penser que l'humain est d'essence différente des autres formes de vies relèvent de l'obscurantisme, de la déraison, du mythe, d'un ridicule orgueil.
L'humain n'est que l'animal doté des meilleures capacités cognitives, au même titre que d'autres espèces s'illustrent par leurs performances à la course, au vol, à la nage, au sens de l'orientation.
Existent, pour tout paramètre de performance physique ou psychique, des différences de degrés pas de nature.
Fonder la supériorité ontologique de l'humain sur les autres espèces sur ses capacités reviendrait à générer des discriminations entre les humains eux-mêmes en fonction desdites capacités fort disparates.
Dès lors que l'enfant en bas-âge, le vieillard sénile, le débile profond ne possèdent pas ces capacités qui font le propre de l'homme, faut-il leur dénier tout droit, toute dignité ?
Faute d'un critère tenant aux aptitudes, il pourrait être répliqué qu'un humain demeure un humain quel que soit son état mental.
La dignité tiendrait alors à l'appartenance à une espèce.
Dans ce cas, pourquoi ne pas fonder des discriminations sur la race, le sexe ou tout autre facteur de classification ?
En éthique, le spécisme n'a pas davantage de fondement que le racisme.
Il n'est qu'un préjugé sans assise.
Tout animal perçoit la souffrance comme le bien-être au moyen d'un système nerveux présentant dans ses localisations et ses modes de fonctionnements neuronaux de grandes similitudes.
Comment, dès lors, accepter que ces êtres sensibles, tellement semblables, soient réduits au rang des marchandises, simples produits de l'industrie de la viande ou soient soumis à la torture pour faire jouir des foules malsaines au nom de pseudo-traditions qui, si elles en étaient, justifieraient par ce seul fait d'être abolies, puisque la civilisation n'existe que par le jeu de l'abandon des traditions.
L'homme utilise l'animal pour accroître ses connaissances via les expérimentations multipliées à l'infini et génératrices de souffrances atroces, le réduit à de simples produits dans les élevages concentrationnaires et le confond avec un jouet à la chasse, mort-loisir ou à la corrida, mort-spectacle.
Le chasseur et le tortionnaire de taureaux n'éprouveraient pas la même jouissance sans l'effroi, la peur, la douleur qu'ils occasionnent, sans le sang qui ruisselle.
Poursuivre un leurre à la chasse à courre, affronter une machine d'acier ne leur occasionneraient aucun plaisir puisque le plaisir réside dans la souffrance et la mort provoquées à une victime vivante, sensible, acculée.
Il n'y a rien là que des évidences que nul ne peut réfuter.
Les lobbies et les tastes mort préfèrent dès lors fuir le débat, discréditer ceux qui osent parler haut, fort et clair.
Les défenseurs des animaux sont dépeints par les médias abreuvés de propagande contre nature, en marginaux, associaux, souvent terroristes.
« Ils en font trop pour les bêtes et pas assez pour les hommes malheureux eux aussi ». « Telle espèce prolifère et menace le bien public. Les pigeons propagent des maladies, ainsi que le renard, vecteur de rage et d'échinococcose ».
Grossiers mensonges qui ne cachent qu'une rage : celle de tuer.
Les pigeons ne propagent pas de maladies et l'échinococcose tue infiniment moins d'humains que la chasse
Piètre propagande, car la chasse loisir, la corrida, l'élevage concentrationnaire ne soulagent en rien les misères humaines.
Oui, la Nature menace gravement l'homme mais de nos jours, uniquement par sa mort provoquée.
Oui, les animaux non-humains menacent l'homme mais uniquement en ce qu'ils lui servent d'entraînements à l'instinct de violence. Celui qui apprend à égorger la bête, égorgera sans frémir son ennemi du jour et celui qui joue de l'arme à feu contre la faune en usera aisément contre autrui. Culturellement, il y a des façons de tuer que des sociétés humaines appliquent tant aux animaux qu'à leurs adversaires humains. Ce ne sont point des « arts de vivre » mais
des arts de tuer, des accoutumances au meurtre.
L'agressivité des lobbies contre Nature à l'encontre des écologistes protecteurs des animaux répond à une évolution fondamentale de la protection animale.
Depuis le milieu du 19ème siècle, cette protection, bénéficiant surtout aux chevaux, aux chiens et chats, s'apparentait à une charité apitoyée, à des oeuvres de bienfaisances dont les diverses SPA furent les actrices.
Désormais, la pensée philosophique et politique s'empare du sujet.
Les divers Fronts de Libération animale par le monde ne mendient plus la charité pour les autres espèces mais en appellent à la justice.
Naguère, en protégeant l'animal de compagnie, le législateur préservait davantage la sensibilité humaine face aux actes de cruauté, que l'animal lui-même.
La contestation contemporaine des actes de cruautés et de maltraitances se fait au nom de l'éthique et va à la racine des maux que l'humain, en cours d'hominisation, inflige au vivant.
Des écoles de pensées multiples proposent
Une rupture avec un anthropocentrisme absurde, l'espèce humaine n'étant en rien figée et étant appelée à subir, comme toutes les formes de vies, une évolution inéluctable.
La compassion, à l'instar de son antipode, le mépris de la vie, ne se divise pas.
Le plus fondamental défi éthique du temps gît dans ce combat pour un changement radical du rapport de l'humain avec l'être sensible non humain et avec la Nature.
Les lobbies pourront-ils longtemps encore escamoter le débat sous l'invective et les accusations farfelues.
L'opinion publique prend conscience, trop lentement sans doute mais inexorablement, de l'ampleur du crime que l'espèce commet à l'encontre du vivant.
La chape de silence, l'altération des données du débat n'opéreront pas toujours et il apparaîtra aussi évident aux humains de demain qu'il fallait abolir la chasse, la corrida, les actes de cruauté et de mépris envers l'animal, comme apparut hier l'injustice de l'esclavage.
Spécisme, racisme, sexisme obéissent à la même perversion de l'intelligence, à savoir, la négation de l'autre.
Faut-il reconnaître des droits à l'animal non humain ?
L'animal non-humain ne revendique aucun autre droit que celui de vivre dans le respect de ses exigences physiologiques.
La supériorité cognitive de l'homme lui confère en revanche un devoir envers les autres formes de vies.
Puisque l'humain est devenu omniprésent sur la planète et omnipotent par sa technique, il doit se muer en protecteur bienveillant, empathique, attentif à respecter le vivant qui lui est désormais confié.
Ce devoir éthique implique une modification des relations des êtres entre eux, au sein de l'espèce humaine.
Malgré les belles intentions affichées par l'ensemble des idéologies d'antan, l'homme fut au cours de son histoire bien pire qu'un loup pour l'homme, car cette comparaison serait insultante pour les loups. Il fut le plus grand tueur d'hommes et aujourd'hui encore, le plus exploiteur de ses semblables.
C'est que les vieilles idéologies préconisaient la concurrence, la compétition, la domination, la conquête, au lieu de promouvoir la solidarité, la générosité, le souci d'autrui.
En cela, la révolution écologiste est prometteuse pour l'homme d'une société moins cruelle, moins âpre, une société où la qualité de la vie prévaut sur l'accaparement et la dilapidation de tout.
Ces vieilles idéologies théocentriques et anthropocentristes placèrent longtemps la planète terre au centre de l'univers et l'homme au centre du grand tout.
Or, il n'y a pas de centre, ni la terre, ni l'humain n'intéressent l'univers.
La seule certitude est que la vie existe ici et maintenant et qu'elle vaut bien la peine d'être défendue, aimée, protégée tant dans sa diversité que dans les individus qui la composent.
Il n'y a pas d'opposition entre l'humain et le non-humain mais un besoin de réconciliation et d'élargissement du cercle de l'empathie.
Cet élargissement n'est jamais que la constante de la civilisation.
Il y eut la famille, le clan, la tribu, la cité, la nation, la race, puis l'humanité entière. Le temps est venu d'intégrer la biosphère dans le champ de l'empathie et de la reconnaissance.
Tel est le sens de notre combat d'idées et de valeurs.
Gérard CHAROLLOIS
22:22 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ecologie radicale, identité, causde animale
08/11/2009
L'identité en débat
Chacun dans sa bulle temporelle ou le choc des identités ?
J'ai coutume de dire que mémoire et identité c'est un peu la même chose, mais je ne suis qu'un philosophe implicite et inavoué et j'appréhende d'avoir à prendre position au-delà de mon domaine de compétence. Je détiens tout au plus un savoir particulier, d'ordre écosystémique, et sa méthode, qui posent des questions à la philosophie....entre autre !
De cette position somme toute confortable, je puis dire d'où je parle sans pour autant me laisser enfermer dans une caricature. Je veux rester un homme libre, conscient et manoeuvrant, en évitant de me faire manipuler par quelque marionnettiste. J'espère y réussir le plus souvent possible. Pour cela, je pose des questions, et développe un scepticisme prudent en examinant les réponses.
Permettez moi, par exemple, de revenir sur le mythe de l'entente universelle qui est pour moi la clé du débat sur l'identité : Claude Lévi Strauss affirmait que la tolérance réciproque suppose réalisées deux conditions que les sociétés contemporaines sont plus éloignées que jamais de connaître : d'une part une égalité relative, d'autre part une distance physique suffisante.
Ces conditions sont elles aujourd'hui réalisées, nos bulles temporelles nous protègeront-elles longtemps encore et vers quel avenir nous conduisent-elles si ce n'est pas le cas ?
Voilà pour moi l'occasion de participer au débat sur l'identité nationale, et l'identité tout court, en posant la problématique à ma manière.
Je sais que nombre d'internautes qui me lisent sur ce blog ont des choses à dire sur le sujet, alors n'hésitez pas : Vincent, Françoise, Philippe, Daniel, Claude et bien d'autres visiteurs inconnus et néanmoins amis !
Vous pouvez exprimez directement vos commentaires ou les transmettre à iese67@gmail.com
Je ferai ensuite une synthèse qui, peut être, nous permettra d'y voir plus clair.
A vos claviers !
11:18 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : débat, identité nationale, levi-strauss
04/11/2009
Structuralisme et écosystémique
Claude Levi- Stauss est mort. Il est considéré comme le père du structuralisme en France.
C’est une théorie selon laquelle l'être humain ne peut être appréhendé qu'à travers un réseau de relations symboliques, ou construites, qui sont autant de structures auxquelles il participe le plus souvent sans en être conscient. L’approche systémique qui l’englobe tend à rendre ces relations conscientes et orientées vers un but.
Comment comprendre, qu’en France, Claude-Lévi Strauss et Raymond Aron n’aient pas véritablement fait école et développer une approche « écosystémique » des attitudes et comportements sociaux qui englobent l’approche structuralisme dans bien d’autres pays ?
Quand on pense à la pression existentialiste de Jean Paul Sartre associée à celle de la psychanalyse de Lacan et Françoise Dolto il ne faut pas s’en étonner.
C’est un « magma » idéologique qui depuis les années 50 a établi sur le monde occidental européen l’absolutisme de l’idéologie de gauche « bien pensante ».
Sur le plan de l’éducation et de la socialisation, cette « pensée idéologiste » relayée par des « personnages » comme Pierre Bourdieu a détruit notre culture, niée nos valeurs premières, compromis la transmission de nos codes sociaux et fait le lit des extrémistes de tout bord, en particulier celui des Islamistes.
La nature ayant horreur de vide, une culture de la médiocrité, du nivellement par le bas s’est substituée, depuis le premier choc pétrolier, à notre « histoire » qui, nous en prenons lentement conscience, est loin d’être terminée et reprend ses droits.
Claude-Levi Strauss n'est plus du voyage, mais je considère qu’il nous laisse au moins quatre messages à méditer :
1) Nous sommes trop nombreux et nous consommons mal.
2) Prenez garde à l’islam, il est incompatible avec notre culture.
3) Eduquer et socialiser pour maintenir du lien social entre les hommes et éviter le cycle infernal: violence/répression.
4) Nous n’avons pas d’autre solution que de structurer nous même notre futur.
Merci et bonne route, Monsieur Levi-strauss nous avons retenu l’enseignement et sommes prêts pour la relève
13:44 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : claude levi strauss, écosystémique, structuralisme
02/11/2009
L’approche systémique en formation
Objectif : modifier les représentations.
La plupart des hommes resteront ignorants de ce qu’ils ne voient pas ou ne veulent pas voir, appréhender, comprendre.
Il faut exercer des pressions éducatives et socialisantes continues, pour les rendre attentifs aux mondes qui les entourent, maîtriser leurs émotions, devenir libres et manoeuvrants.
Descartes considérait que l’âme et le corps constituent deux entités séparées qui entretiennent peu de relations entre elles en vue de l’émergence des émotions.
C’est cette dualité que le systémicien entend dépasser. Pour lui, Il n’y a pas de séparation entre l’esprit et le corps, mais interaction et rétroaction.
Le systémicien affirme que par sa manière de concevoir mentalement une situation émotionnelle, l’individu peut modifier l’intensité et le type d’états émotionnels qu’il éprouve et donc ses représentations. La régulation peut aller dans le sens d’une amplification des réponses émotionnelles tout comme dans le sens de leur inhibition.
En formation, un systémicien enseignant l’approche systémique est conduit, comme ses élèves, à revisiter en permanence la construction du monde qu’il tenait pour certaine.
Le formateur systémicien doit donc s’habituer à remettre en question ses propres schémas cognitifs et à prévoir d’importantes évolutions survenant au cours de ses formations. D’où l’importance majeure d’avoir fait l’expérience d’un « parcours de changement » au cours de sa propre formation.
Non axiomes du formateur systémicien :
Changer, en définitive, c’est remettre tout simplement en question le clivage entre raison, émotions et connaissances et d’en rétablir les connections.
On maîtrise ses émotions en libérant et en contrôlant sa mémoire.
On échange une idée contre une émotion ce qui établi la relation avec la raison.
On commence par imaginer son futur ainsi que le contexte qui va avec. Les autres que nous y placerons. Il faut ensuite l’étoffer virtuellement, y mettre de la chair, le rendre réel.
La pédagogie de la formation par l’approche systémique est directive. Elle va à l’encontre de ce que l’on a nommé le « pédagogisme » qu’en fait elle englobe sans le rejeter. Bref sans renoncer à ce que l’apprenant participe de son apprentissage.
21:37 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
01/11/2009
Approche systémique du climat
Enfin un chercheur qui nous explique clairement en quoi la dégradation du climat est « systémique ». Son explication des rétroactions est convaincante et nous comprenons enfin que le fameux « effet de seuil » n’est plus devant nous, mais sur nous. Si l’on met en convergence et conjonction les autres systèmes en crise : crise économique, énergétique, démographique, l’on comprend à quel point la crise écosystémique est globale et totale.
Il nous reste peu de temps pour changer nos comportements et, quoi que l’on face l’humanité va payer chèrement son insouciance. Il est temps pour chacun d’entre nous de prendre conscience du danger, savoir ce que nous voulons comme réponse et de faire en sorte de nous en tirer individuellement et collectivement à moindre mal !
Bonne lecture malgré tout !
L’augmentation de la concentration des gaz à effet de serre est continue depuis le début de l'ère industrielle. Elle produit un déséquilibre positif du bilan d'énergie de la planète. C'est une contrainte (ou forçage) à laquelle le système climatique est soumis et dont le résultat ne peut être qu'un réchauffement. L'amplitude de celui-ci dépend de l'intensité du forçage et de la sensibilité du climat. Les principales causes d'incertitude concernent le forçage total, principalement à cause des aérosols et la sensibilité, principalement à cause de la rétroaction nuageuse.
Le forçage des gaz à effet de serre est le plus facile à établir, on l'estime aux environs de 3 Wm-2., celui des aérosols est beaucoup plus difficile à déterminer. En 2001 dans le dernier rapport du GIEC sur l'état de la science du climat, l'effet direct était estimé entre -0,25 et -0,75 Wm-2 et l'effet indirect via la réflexion des nuages était situé quelque part entre 0 et -2 Wm-2. Depuis beaucoup de travaux ont eu lieu réduisant un peu la fourchette, surtout sur l'effet indirect (grosso modo entre -0,5 et – 1,9 Wm-2.). Plusieurs simulations s'appuient maintenant sur des observations de satellites. Ce n'est que depuis peu, en effet, que l'on dispose d'instruments permettant de déterminer à la fois la quantité d'aérosols et les dimensions des gouttes des nuages. Parmi ces instruments on peut citer MODIS (http://modis-atmos.gsfc.nasa.gov/index.html) et POLDER (http://smsc.cnes.fr/POLDER/Fr/).
Dans ce dernier cas, c'est-à-dire quand les simulations sont contraintes par les mesures des satellites (Quaas et al, 2006) le forçage indirect des aérosols est nettement inférieur, de l'ordre de -0,5 Wm-2. On peut expliquer assez facilement cette valeur nettement plus faible: sans les satellites on observe des cas particuliers et l'on tente de généraliser à partir de ceux-ci, avec les satellites l'observation est globale et les relations empiriques qu'on peut en tirer tiennent compte, de facto, de la très grande variabilité des nuages et des aérosols.
Il est évidemment tentant d'additionner ces forçages qui se compensent plus ou moins, ce n'est pas si simple : les gaz à effet de serre sont généralement distribués de façon assez homogène sur toute la planète ce qui n'est absolument pas le cas des aérosols. Ce n'est donc que par l'intermédiaire d'un modèle qu'il est possible de tenir compte de ces effets. La comparaison des forçages donne cependant une indication intéressante puisque l'on constate que les deux forçages pourraient être voisins. S'il en était ainsi, on peut évidemment se demander pourquoi la Terre se réchauffe aussi rapidement. Il ne pourrait y avoir que deux réponses :
soit la cause est toute autre et il faut la rechercher dans la variabilité du climat à l'échelle du siècle ou plus,
soit le forçage des GES l'emportant quand même, le climat est très sensible aux forçages
Les données recueillies grâce aux satellites semblent indiquer qu'il s'agit d'une fausse question et que le forçage des aérosols est sans doute assez loin d'équilibrer celui des GES mais l'histoire n'est certes pas terminée.
Entre le forçage des aérosols et celui des GES, il y a encore une différence essentielle : le forçage des aérosols dure une quinzaine de jours, celui du CO2, par exemple, dure un siècle. La conséquence c'est que l'effet des GES est cumulatif mais pas celui des aérosols. En d'autres termes, si l'on cessait de consommer du charbon et du pétrole, le forçage des aérosols serait nul au bout de deux ou trois semaines, celui des GES continuerait à s'exercer, seul, pendant des dizaines d'années. De la même manière si on se contentait simplement de continuer à brûler la même quantité de combustibles fossiles tous les ans, le forçage des aérosols ne changerait pas alors que celui des GES augmenterait continûment puisque leur concentration augmenterait.
Les aérosols ont très certainement retardé le réchauffement de la planète mais ils ne l'empêcheront donc pas.
On est donc ramenés à la question de la sensibilité du climat. Celle-ci dépend essentiellement des rétroactions. A part celle du bilan radiatif, la plupart des rétroactions connues sont positives, c'est-à-dire qu'elles amplifient la tendance initiale au réchauffement. Les émissions de GES ne devant probablement pas s'arrêter de sitôt, le climat devrait se réchauffer. Une rétroaction négative puissante permettrait d'espérer que le réchauffement reste minime. Cette rétroaction, tout le monde la cherche. Si elle existe, il y a beaucoup de chances que les nuages soient impliqués mais il est tout aussi possible qu'au contraire la rétroaction nuageuse soit positive et contribue, elle aussi, à augmenter le réchauffement. C'est pour tenter de répondre à cette question et à celle des aérosols que la NASA et le CNES ont réuni leurs moyens autour de l'A Train, un train de 5 satellites emportant des instruments dernier cri dont un lidar, un polarimètre, des spectro-imageurs et un radar dont la longueur d'onde est adaptée à l'observation des gouttes des nuages, même les plus petites.
Yves Fouquart
Enseignant chercheur
Vous trouverez la totalité de l’étude sur « Futura sciences »
11:02 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : crise écosystémique, climat, effet de serre


