Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

29/10/2009

Approche Systémique

Approche systémique

29/10/2009 à 17:16 / Politique

Charles Pasqua : «Que Chirac prenne ses responsabilités»

Encore diriez vous ? Et pourtant, c’est bien sous cet angle qu’il faut approcher cette nouvelle affaire politico-médiatique.

Un système est un ensemble d’éléments en relations et surtout en interactions. Le mot a été « inventé » par Joël de Rosnay qui a ajouté à « système » le mot « cybernétique » c'est-à-dire « régulation et contrôle »

La systémique c’est la science de la régulation et du contrôle des systèmes. Dans le cas qui nous intéresse, il s’agit de la régulation et du contrôle des systèmes sociaux ici et maintenant.

Dans le temps, et avec les moyens de son époque, Charles Pasqua était passé maître dans cet art. Aujourd’hui, il ne sert plus à rien, alors on veut le jeter en pâture aux nouveaux « prédateurs » qui feraient bien de relire Machiavel avant de s’en prendre au vieux lion.

Ne vous laissez pas faire Monsieur le Ministre de l’intérieur ! Allez y de bon cœur ! Finalement vous n’avez plus grand-chose à perdre et vous avez bien le droit de vous amuser un peu et nous aussi par la même occasion

Après tout « Il faut continuer à respirer! Demain le soleil se lèvera et qui sait ce que la marée peut apporter ? »

 


27/10/2009

Humanisme

Les humanistes affirment leur foi dans l'être humain qu'ils mettent au centre de leurs préoccupations et dont ils recherchent l'épanouissement. L'humanisme propose de nouvelles valeurs fondées sur la raison et le libre-arbitre.

Un correspondant affirme qu’il y a incompatibilité entre l’humanisme et l’approche systémique pour la résolution des « problèmes » sociaux. Il commente en précisant que les systémiciens lui font penser à des robots sans âmes, ils ne connaissent, selon lui,  que la raison et la science ! Il pense, par exemple, que certains seraient fort capables d'envisager la liquidation de deux ou trois milliards d’hommes pour retrouver un équilibre démographique satisfaisant.

 

Peut être faut-il que je lui propose quelques cours sur la systémique. Une science qui pour moi suggère justement de concilier la raison, la connaissance et l’émotion. Je sais, je me répète, mais certainement pas assez. Je n’ai, probablement, pas suffisamment utilisé la « communication fractale » [1]de crainte d’être redondant et ennuyeux.

 

Je pratique l’approche systémique et je soutiens l’hypothèse suivante :      

 

"Pour que les pays  pauvres de la planète sortent de leur sous-développement, il faudrait deux choses : un minimum de croissance et une très stricte régulation des naissances.

Et pour que les pays riches renoncent au développement quantitatif, au bénéfice du qualitatif,  il faut qu’ils s’isolent  au sein de leurs « bulles temporelles » sécurisées pour se consacrer à leur évolution culturelle."

 

Alors « l’humanisme » dont parle mon aimable correspondant est-il finalement la recherche de la "réalité"ou du romantisme qui est du domaine de l'émotion ?

 

Cet homme est, par le hasard de sa naissance et par sa volonté en mesure d'évoluer vers toujours plus de complexité, dans une bulle occidentale de forte densité. Quoi qu’il fasse ou pense, il contribue à la densifier.

Il lui sera difficile d'échapper à ses conditionnements biologiques et sociaux sans une grande souffrance personnelle ! Et puis si il y parvient il sera bien seul. J’ai envie de lui dire : « Reste avec nous, du travail t'attends ! »

En effet, je ne vois pas beaucoup d’individus autour de moi affirmer haut et fort leur foi dans l’être humain. D’autre part, les codes, les valeurs et les règles sont agités tout au plus comme des symboles qui font ricaner une fois le dos tourné.

Alors pourquoi paraître s’indigner de l’indifférence du monde alors que rien ne semble arrêter la déferlante des besoins, des envies,  la frustration et la haine de l’autre.

Le combat pour l’égalité, pour la possession des richesses du globe est engagé et il sera sans pitié. Alors où se situe l’humanisme dans tout cela ?

Pour ma part, je considère qu’une nouvelle culture est née et, comme les autres qui l’ont précédées, elle s’appuie sur des valeurs. Elle est fondé effectivement sur la raison, le libre arbitre, la connaissance, la responsabilité et la maîtrise des émotions.

 

C’est tout cela l’approche systémique des comportements humains individuels et des groupes sociaux. Saura t-elle faire école et conquérir les cœurs et les esprits ? Là est la question !       

 

 



[1]La communication fractale consiste à dire l’essentiel en quelques mots, à revenir à cet essentiel en quelques phrases, puis encore une fois en quelques chapitres, en quelques paragraphes.
Comme les poupées russes emboîtées les unes dans les autres, la communication ne doit plus se dérouler comme un fil linéaire dans le temps, mais au contraire, en spirale, de manière concentrique, quitte à revenir plusieurs fois sur les mêmes sujets.(Joël de Rosnay)


26/10/2009

Manière de voir

Quand le cartographe invente la réalité, la « carte » mentale est le territoire qu’elle représente.

Comment rendre compte du monde nouveau qui naît et se recompose sans cesse sous nos yeux ?

Comment en dégager les principales tendances, les courants et contre-courants ?

Dans ce magma en ébullition, on pense souvent que la cartographie offre une copie objective, une juste représentation.

Il n’en est rien : le cartographe invente une vision du monde. Ce qui ne veut pas dire que son rôle n’est pas important et que sa représentation ne va pas devenir réalité.

Un ami, Pierre Karli, disait récemment, à l’occasion de la parution de son dernier ouvrage « Devenir un homme » qu’il n’avait pas l’ambition de « changer le monde », contrairement à ce qu’affirmait son éditeur dans la plaquette de présentation.

Pierre Karli est trop modeste et il doit avoir un instant oublié la complexité, celle du battement d’ailes du papillon qui, par action et rétroaction dans l’environnement, change le monde.

C’est la multiplicité des actes quotidiens, des évènements reliés les uns aux autres, des interactions qui nous transforment ainsi que notre environnement. Et ma foi ! Il y a des actes et des évènements qui nous changent plus que d’autres.

Pierre Karli et quelques autres inventent une vision du monde et leur rôle est décisif. Je pense avec eux que la raison et la connaissance ne sont pas suffisantes pour changer les comportements, il faut y ajouter la qualité de nos émotions et, si nous savons les organiser, les rendre cohérentes avec la raison et la connaissance, et bien oui, nous pouvons changer le monde !