30/09/2009

Réseaux sociaux

La notion de réseaux sociaux se développe. L’on pouvait penser que leurs « bulles temporelles » se rapprocheraient et se rassembleraient par affinités. A mon avis il n’en est rien. C’est plutôt l’individualisme et la division qui se renforce.

A l'heure qu'il est, nous avons pourtant davantage besoin de nous unir que de nous diviser. De mettre en commun ce qui nous rapproche, et peut nous rassembler, plutôt que d’exacerber nos différences.
L'heure est grave. Les guerres intestines doivent cesser.Ce n’est pas bien malin de déterrer les haches de guerre dans un moment pareil.

Nous sommes toutes et tous en relation « réseaux » pour une finalité : faire progresser, ensemble, la raison, la connaissance et l’émotion au service de la terre et de tout ce qui l'habite.
Et toutes et tous dans un seul but : préserver nos valeurs, nos cultures, notre environnement et en arrêter le massacre. Quelles que soient nos philosophies, spiritualités, religions, qu’il nous appartient de faire évoluer sans que personne ne nous impose de les jeter à la poubelle de l’histoire.
Sans cela, pourquoi polémiquer, émettre des opinions, agresser des interlocuteurs, se répandre dans des chroniques que personne ne lit véritablement ?

Le temps de l’action est venu, c'est-à-dire celui de s’engager. Non pas dans des actions violentes ou  démagogiques, mais « politiques ». Et encore, Il faut laisser cela à ceux et celles d’entre nous qui en ont les compétences et l’énergie et qui sauront « mettre en musique » l’idée que sans une forte régulation et un contrôle accru des conduites sociales, de nos formes de consommation et des naissances, ce n’est pas nos valeurs et nos cultures qui détermineront l’histoire, mais celles des barbares.      

C'est aussi hors de nos réseaux qu'il faut aller « haranguer » les foules. Et le faire intelligemment.
Mais nous avons toutes et tous déjà beaucoup à faire, j'en suis persuadé ; chacun(e) à notre mesure, et dans notre domaine, avec toute notre bonne volonté. A eux seuls, j'en ai l'intime conviction, les abonnés de nos listes représentent une fameuse belle énergie pour faire changer les choses. Nous serions impressionnés si nous savions tout ce à quoi chacun(e) se consacre, et qui n'a rien à voir avec du dilettantisme ou de l’indifférence face aux défis qui nous sont adressés.

En tout cas rien qui mérite, à mon sens, ces diatribes virulentes, suffisantes et insultantes, décevantes et déplacées que je lis ici et là.

Evitons de reproduire ce que nous reprochons tant à ceux qui nous combattent. Nous savons trop ce que le totalitarisme de la pensée de gauche, comme de droite ont provoqué, et provoquent encore aujourd'hui.

Mais que cela ne nous empêche pas de continuer d'oeuvrer, de chercher des voies nouvelles, d’expérimenter, de former, d’éduquer et de socialiser nos « jeunes ». Ne gaspillons pas davantage nos énergies, notre temps et nos moyens au bénéfice, de ceux qui n’ont manifestement aucune attirance pour nos règles, nos lois ou nos codes sociaux. D’autant plus que, certains d’entre eux,  n’ont, semble t-il pas d’autre objectif que de nous détruire ainsi que l’universalité de notre culture.

Je suis à la disposition de ceux qui voudraient aller plus loin afin de concrétiser un « projet d’action » capable de nous rassembler à partir d’une « finalité » corrélée, par une méthode, une organisation et soumise pour réalisation au contrôle de nos valeurs. 

 

En attendant : Bon courage, à tous !

27/09/2009

Méthode de l’analyse systémique

Ce qui apprend à apprendre c'est cela la méthode."

Nous avons besoin d'une méthode de connaissance qui traduise la complexité du réel, reconnaisse l'existence des êtres, approche le mystère des choses.

Edgar MORIN

Sortir de la crise écosystémique ?

La systémique, c'est la science de la régulation et du contrôle des systèmes. Réguler et contrôler un système humain (un individu) consiste à dire quel sera son avenir. Mais l'avenir n'est que l'éventail de futurs possibles qui sont animés par la convergence des interactions, des plans d'innombrables acteurs qui, dans la plupart des cas, estiment qu’il leur suffit de s’auto-réguler. Ils estiment que la régulation sociale actuelle suffit et qu’il n’est point besoin de l’accroître. Les libertés seraient suffisamment réduites comme cela sans y ajouter du « contrôle social » supplémentaire. 

Au niveau du groupe et de l’espèce humaine dans son ensemble, ça se complexifie encore. A trois ou quatre milliards d’individus c’était encore envisageable, faisable et éthiquement possible. Mais à prés de 7 milliards, cela devient beaucoup plus complexe, car il faut identifier les tendances lourdes, les risques de ruptures, analyser les comportements signifiants, repérer les continuités, les régularités. Et cela non plus au niveau du système[1] individu, mais à celui de l’humanité dans sa totalité.

Sans oublier les défis du passé auxquels les individus ont fait face ou pas.

Il appartient aux praticiens de l’analyse systémique, tentés pas l’aventure, de reconnaître la singularité et la complexité des nouveaux défis et de les assumer.

De la qualité de leurs réponses dépendra le succès de "l'opération" sortie de crise. Des paris sur le futur quoi !

Sur la méthode.

Il convient d’abord d’appréhender  la problématique, en reconstituant l’enchaînement des causes et des conséquences, autrement dit en replaçant les dominos dans le bon ordre de leur chute. Car chute il y a toujours. C’est, hélas, généralement à ce moment là que l’on dit : « attention problème ». Nous ne savons pas encore « pré agir » avant la chute des premiers dominos.

En reconstituant le réseau des interactions à l’aide d’un schéma heuristique[2] nous avons  la grille de lecture dont nous avons besoin.

Ensuite, il faut « modéliser » et mettre en oeuvre.

La carte ainsi établie n’a pas besoin d’être absolument conforme au territoire, c’est impossible. Le plus puissant des ordinateurs actuels ne peux reconstituer la réalité. Il faut donc choisir les objets ou évènements qui semblent le plus signifiant et c’est à ce niveau qu’interviennent notre empathie, notre intuition, notre instinct, nos émotions, nos déterminismes biologiques et sociaux

Il convient de complexifier un peu la chaîne causale des dominos en examinant comment la chute de l’un d’entre eux  provoque une accélération de la chute des autres dans une boucle de rétroaction positive de ceux-là sur ceux-ci.

Convenons d’abord qu’il existe un domino premier, celui « par qui le scandale arrive »

Celui là, il faut le repérer en premier et très vite. Dans le cas qui nous intéresse actuellement, je propose la crise des subprimes, la bulle immobilière qui éclate et éclabousse les alentours de ses métastases.

Je dis bien les alentours, car dans un ensemble dont les systèmes sont en interaction, les dominos ne sont pas alignés dans une même direction. Ils partent dans tous les sens et les rétroactions sont d’une complexité inouïe ; d’où la nécessité d’une méthode et d’une grille de lecture qui relie.

Je sais, les dominos sont incapables de rétroactions : ils tombent c’est tout ! Mais l’analogie est démonstrative et communément acceptée.

Une carte, c’est des axes, donc des choix à effectuer, des données à organiser. C’est aussi un stimulateur cérébral, l’expression de la complexité, une vision globale du champ d’application. Enfin, si une carte mentale n’est pas le territoire qu’elle représente, elle reflète le cartographe. Elle  libère le cerveau droit et permet de conjuguer les trois pôles de l’approche systémique : la raison, la connaissance, l’affectif.

La méthode.

Il est diverses méthodes d’analyses qui sont le plus couramment employés aujourd’hui. Pour ma part, je fais usage de trois ou quatre d’entre elles selon la complexité de la problématique.

La méthode analytique : Elle procède par décomposition du sujet. On décompose un ensemble en ses éléments constitutifs essentiels, afin d’en saisir les rapports et de donner un schéma général de l’ensemble.

La méthode dialectique : Il s’agit d’une démarche intellectuelle qui envisage toujours la chose et son contraire, avant d’en déduire une synthèse. De cette confrontation de points de vue, proches ou contradictoires, le chercheur est censé tirer des conclusions susceptibles de donner un aperçu général et complet du sujet. Autrement dit, une « synthèse » claire et objective impliquant une étude argumentée.

La méthode dialectique apparaît comme un art de construire une connaissance vraie et de présenter une étude fiable et non partisane, éloignées des opinions tranchées ou des prise de position radicales.      

La méthode expérimentale : Elle donne la priorité à l’expérience, en ce sens que toute conclusion doit résulter d’une expérimentation ou être validée par une expérience. On distingue 4 étapes : observation, classification, hypothèse, vérification (par des tests appropriés).

La méthode systémique : Elle consiste à considérer l’objet d’études comme un « système » c'est-à-dire comme un ensemble d’éléments complexes en relation de dépendance réciproque. Elle vise à schématiser cet ensemble afin d’aboutir à une modélisation qui permette d’agir sur lui. Le chercheur peut y recourir dés qu’il est possible de définir un système (objet d’étude structuré et limité)

La méthode systémique implique nécessairement d’abstraire (et non pas simplifier comme on le prétend trop souvent) un certain nombre d’éléments les plus signifiants que le chercheur ne doit pas perdre de vue pour ne pas tomber dans des généralisations abusives (conscience d’abstraire)[3]

Pour une meilleure fiabilité de la méthode systémique, il convient de varier les points de vue sur un même objet d’étude et combiner plusieurs approches pour mettre en évidence tous les aspects de la problématique posée.

L’analyse « classique » a pour objet principal de distinguer les éléments d’une situation, de les classer par ordre d’importance, de les étudier séparément et éventuellement d’apporter des solutions pour chacun de ses éléments.

La méthode systémique a pour objet d’étudier l’interaction des éléments entre eux et les conséquences de ses interactions  (rétroactions) sur l’ensemble du système.

Elle englobe les autres méthodes, sans jamais retrancher, rejeter, réduire pour définir. 

Elle assemble, articule et produit une pensée qui donne à comprendre le fond des choses dans ses largesses et usages. Cette méthode ne renonce pas, ne découpe pas, ne trie pas pour représenter. Elle autorise au contraire à entrer dans la globalité pour la voir et la décoder dans toute l'ampleur qu'elle offre. Elle disqualifie le spécialiste au profit d'un genre plus souple, plus ample qui articule ce qui est séparé et relie ce qui est disjoint : le nexialiste. Une méthode qui détecte les liaisons, attaches, articulations, solidarités, implications, imbrications, interdépendances, complexités.

L'exploration du système concerne son contexte, sa vitalité au travers de ses éléments, les relations entre ses éléments, aux cycles qui s'y fondent, aux énergies qui se produisent, s'utilisent, s'épuisent, aux changements qui s'y opèrent, aux ajustements qui se font pour conserver un équilibre, traduire une croissance, une rupture, une évolution, une mort. 

 C’est la méthode systémique qui est de plus en plus fréquemment choisie pour résoudre les problèmes de la « complexité[4] » et celui de la crise écosystémique en est un.

 

La crise écosystémique a démontrée notre impuissance à maîtriser, contrôler et élaborer des objectifs globaux aptes à rendre cohérent le fonctionnement d’ensemble de nos grands systèmes : sociaux, économiques, financiers, énergétiques, écologiques. Nous sommes tous victimes de ces insuffisances de régulation et de contrôle qui comme l’indiquait (1980) Jacques Lesourne dans son livre « les Systèmes » du destin, nous rendait incapables de surmonter ces grands défis. Il précisait que cette déficience se retrouvait au niveau de l’individu, des systèmes politiques, du système international.

Au niveau de l’individu, il notait que cette déficience avait pour origine les relations entre affectivité et facultés intellectuelles.

Une affectivité archaïque pleine de danger qui « oriente » l’utilisation de l’intelligence vers des aspects indifféremment agressifs, grégaires et altruistes, pouvant jeter une communauté contre une autre, y compris au nom des grands sentiments.

La rationalité individuelle s’en trouve grandement limitée.

 L’humanité se heurte donc contre le mur des limites physiques du globe en conjonction avec celles des individus et des groupes. La cause est bien celle de nos insuffisances de régulation et de contrôle. Et en particulier :

1) Nous sommes incapables de contrôler et de réguler notre démographie        

2) Nous sommes incapables de contrôler et de réguler notre croissance économique, industrielle, financière, nos consommations.

3) Nous sommes incapables de contrôler et de réguler notre production et notre consommation alimentaire, d’énergie et de matières premières.

4) Nous sommes incapables de contrôler et de réguler nos relations avec l’écosphère.

5) Nous sommes incapables de contrôler et de réguler notre communication, quelle soit politique, organisationnelle, pédagogique ou thérapeutique

6) Nous sommes incapables de réguler, de contrôler et de mettre en cohérence nos émotions, nos connaissances et notre raison.  

Dans un monde multipolaire et interdépendant, nous nous dirigeons tout droit vers une catastrophe planétaire.

Pour y faire face, il nous faut commencer par une interprétation du fonctionnement des sociétés humaine et en produire une vision d’ensemble, produire des scénarios et des modèles de « réparation », y compris virtuels.

La méthode d’analyse systémique tout en ne rejetant pas les précédentes qu’elle englobe me semble adaptée à ce défi pour lequel notre génération dispose de peu de temps avant que les inévitables « effets de seuil » ne vienne compromettre définitivement l’avenir de ceux qui nous suivrons. C’est dire notre responsabilité envers l’histoire.   

 

Voilà ce qui constitue la formulation de mon hypothèse.

 



[1] Système : Joël de Rosnay le caractérise comme un "ensemble d'éléments en interaction dynamique, organisés en fonction d'un but" (Le Macroscope, 1975).  A titre d'exemple, une cellule, une famille, une entreprise, un village, un corps sont des systèmes. 

[2] Heuristique signifie l'art d'inventer, de faire des découvertes (Littré). L'usage d'une heuristique est pertinent pour calculer une solution approchée d'un problème et ainsi accélérer le processus de résolution exacte.

Un schéma heuristique est une représentation graphique d'un problème ou d'un concept utilisant des ramifications pour signifier les relations entre les idées. Il donne une vue d'ensemble d'une situation donnée.

 

[3] Abstraire: acquisition de la conscience d'abstraire : être conscient du fait que l'on opère une abstraction, c'est ne pas perdre de vue que l'on ne tient compte que d'une partie seulement des caractéristiques, celles que nous percevons plus aisément que d'autres, qui nous frappent particulièrement, qui sont sélectionnées en fonction de nos expériences ou connaissances antérieures, de nos goûts, de notre sensibilité, de nos préférences, de nos intérêts, etc. et que l'on en laisse d'autres de côté qui sont souvent des particularités propres à l'individualité de l'objet et qui, dans certains cas, peuvent avoir à jouer un rôle que nous n'avions pas soupçonné tout d'abord

[4] Complexité : Définition usuelle  Ce n'est pas tant la multiplicité des composants, ni même la diversité de leurs interrelations, qui caractérisent la complexité d'un système : tant qu'ils sont pratiquement et exhaustivement dénombrables on sera en présence d'un système compliqué (ou hypercompliqué), dont un dénombrement combinatoire pourrait permettre de décrire tous les comportements possibles (et par là de prédire son comportement effectif à chaque instant dès que la règle ou le programme qui les régit est connue) : en termes mathématico-informatiques on dit alors qu'on est en présence d'un "problème polynomial" ("P. Problem"). C'est l'imprévisibilité potentielle (non calculable a priori) des comportements de ce système, liée en particulier à la récursivité qui affecte le fonctionnement de ses composants ("en fonctionnant ils se transforment"), suscitant des phénomènes d'émergence certes intelligibles, mais non toujours prévisibles. Les comportements observés des systèmes vivants et des systèmes sociaux fournissent d'innombrables exemples de cette complexité. Pendant deux siècles, la science positive a semblé "baisser les bras" devant ces phénomènes, préférant ne vouloir connaître que le "scientifiquement prévisible" ou calculable, avant que G. Bachelard ne lui rappelle "son idéal de complexité" qui est de rendre le merveilleux intelligible sans le détruire. En introduisant le concept de "complexité organisée" en 1948, W. Weaver allait réouvrir de nouvelles voies à "l'intelligence de la complexité" que P. Valéry avait déjà définie comme "une intelligible imprévisibilité essentielle". Edgar Morin, à partir de 1977 ("La Méthode", T. I) établira le "Paradigme de la complexité" qui assure désormais le cadre conceptuel dans lequel peuvent se développer nos exercices de modélisation des phénomènes que nous percevons comme complexes  : une complexité à la fois organisée et, récursivement, organisante.

 

23/09/2009

Lettre à un ami « de gauche »

Je suis bien aise de vous retrouver en ligne et j'ai apprécié votre dernière chronique. Puis, je me suis dis :"le revoilà parti" dans ses idéologies et sa vision en noir et blanc. Vous devriez vous libérer de vos conditionnements psycho-marxistes (je mets le trait d'union)

Que vient faire cette sortie sur Dieu et le capitalisme dans votre chronique sur la crise et ses conséquences ???

Exemple !

 

"Depuis l'esclavage du peuple Noir jusqu’au Nouvel Ordre mondial, soit de 1900 à l’aube du troisième millénaire, en passant par la guerre au Vietnam, le capitalisme porte à lui seul la responsabilité d'un bilan de quelque 100 millions de morts."

 

A lui seul...et bien !

 

Les problèmes sont ailleurs, le capitalisme, comme le reste, ne sont que des conséquences, pas besoin de vous mettre en colère, cela vous fait du mal, et n'empêche pas les capitalistes ou les socialistes, et tout le reste, de sabler le champagne à votre santé. En plus vous attirez des ennemis et  vos livres resteront confidentiels!

Je crois que vous faites ce que l’on appelle une identification.

La plupart des gens raisonnent de façon rétrospective, interprètent le présent uniquement en fonction du passé. D’autres esprits, ils sont encore rares, raisonnent de façon plus constructive. Ils interprètent le présent en fonction de ce qu’ils projettent ou prévoient. En quelque sorte ils construisent du futur, ils mettent du temps en conserve.

 

De tout temps, les Dieux par l’intermédiaire des hommes, leurs ont formulés  des règles impossibles à appliquer. Alors ils se font la guerre, et le sang des hommes et de Gaia coule en abondance.

De quelles illusions terrifiantes devrons nous encore souffrir avant que nous ne comprenions enfin que les Dieux sont tous issus de notre cerveau, de l’imagerie sanglante qui s’y trouve.

 

Cela n’enlève rien de la réalité des Dieux, car les hommes ont besoin d’eux. Ils ne peuvent supporter d’être seuls, libres et responsables. Ils fuient devant la réalité, et la réalité, c’est comme pour les Dieux, c’est l’idée que l’on s’en fait. Cette idée, celle d’un ou de plusieurs Dieux créateurs, bouscule toutes les autres, et finalement elle arrange tout le monde. Les fidèles, les prêtres et ceux qui se servent des deux, afin d’asseoir leur gloire, leur pouvoir et leur fortune.

 

J’aime bien la phrase de Marguerite Yourcenar dans je crois « l’oeuvre au noir » : « Les dieux n’étant plus et le Christ n’étant pas encore, il y eut de Cicéron à Marc Aurèle un moment unique ou l’homme seul a été. »

 

La question est posée, l’Homme est-il en mesure de cesser d’attendre un Dieu, le Père Noël qui lui ressemble, ou quelqu’un de sa famille pour lui servir de tuteur, lui offrir des cadeaux, lui dire ce qu’il faut faire ou ne pas faire ? Saura t-il enfin faire preuve de maturité et prendre en charge son destin ainsi que celui de la planète avec tout ce qu’elle contient. Bref sera-t-il un jour capable de liberté, c'est-à-dire de se discipliner lui-même, de se réguler, de se contrôler ? Après tout c’est peut être cela que ses Dieux attendent !

Rien à voir avec le capitalisme ou la religion qui ne sont, tout au plus, que des  "systèmes" comme les autres et qui a mon avis ont fait leur temps !

 

Amicalement 

 

Francis NERI 

22/09/2009

Rationalité

La rationalité caractérise une conduite cohérente, voire optimale, par rapport aux buts de l'individu. Se pose toutefois la question de la rationalité des buts par rapport aux intérêts supposés des individus. Wikipédia

 

Je suis d’accord ! En quelque sorte, encore une fois la question de la morale, de l’éthique est posée, ainsi que celle des fins et des moyens. Mais je suis troublé, car je doute que l’on parvienne encore à distinguer entre le virtuel et le réel en terme de conduites et de pratiques sociales, de morale ou d’éthique.

 

Un réel qui à mon sens n’a plus rien de rationnel, car le superflu des uns est sans limites alors que ce qui est vital et essentiel pour d’autres est tout simplement inexistant.

 

Comme Nicolas Hulot, je croyais que la rationalité nous conduirait, au moins, à la satisfaction des besoins élémentaires, vous savez, ceux qui sont au bas de la fameuse pyramide de Masslow.

Je découvre, comme lui également, la pénurie pour la grande majorité d’entre nous.

Après tout pourquoi pas, du moment qu’une certaine « justice sociale » nous conduirait tous ensemble, pas à pas, vers plus de cohérence et de renoncements.

 

Mais je crois qu’il va nous falloir subir encore longtemps le processus rationnel et irréversible du modèle socio-économico-financier-militaro-industriel dominant alors que chacun sait qu’il n’est plus la solution, mais le problème.

 

La crise financière est sur la fin. Je n’ose plus dire systémique car le mot est à présent déformé, galvaudé,  et en quelque sorte vidé de son contenu.

 

Chacun va reprendre ses petites habitudes et le « changement » annoncé avec détermination, courage et nombres d’études compliquées, restera dans les cartons des financiers, des politiciens et des marchands d’illusions.

Nous allons très vite oublier, mais les problèmes eux ne nous oublierons pas.

 

Rendez-vous à la prochaine crise. N’ayez crainte nous n’aurons pas trop à attendre.

 

18/09/2009

L’aristocratie, la morale et l’éthique.

Aujourd'hui une chronique déjà ancienne que j'ai peu modifié...hélas !

Aristocratie vient du grec aristos, le meilleur, et Kratos, puissance : l'aristocratie dans son acception littérale signifie donc : Puissance des meilleurs. On conviendra que le sens primitif a parfois singulièrement dévié ; mais voyons comment cela c’est produit au cours de l’histoire des hommes. Pour cela, prenons les choses au point de départ et suivons-les à travers les âges pour en déduire ce qui peut se produire plus tard.

Dans aucun temps, ni chez aucun peuple, les hommes en société n'ont pu se passer de chefs ; on en trouve chez les plus sauvages. Cela tient à ce que, en raison de la diversité des aptitudes et des caractères inhérents à l'espèce humaine, il y a partout des hommes incapables qu'il a fallu diriger, des faibles qu'il a fallu protéger, des passions qu'il a fallu comprimer ; de là, le besoin d'une autorité. On sait que dans les sociétés primitives, cette autorité fut déférée aux chefs de famille, aux anciens, aux vieillards, en un mot, aux patriarches ; ce fut la première de toutes les aristocraties.

Les sociétés devenant plus nombreuses, l'autorité patriarcale fut impuissante dans certaines circonstances. Les querelles entre peuplades voisines amenèrent des combats ; il fallut pour les diriger non des vieillards, mais des hommes forts, vigoureux et intelligents ; de là les chefs militaires. Ces chefs victorieux, on leur conféra l'autorité, espérant trouver dans leur valeur une garantie contre les attaques des ennemis ; beaucoup, abusant de leur position, s'en emparèrent eux-mêmes ; puis, les vainqueurs s'imposèrent aux vaincus, ou les réduisirent en servitude ; de là, l'autorité de la force brutale qui fut la seconde aristocratie.

Les forts, avec leurs biens, transmirent tout naturellement leur autorité à leurs enfants, et les faibles, comprimés, n'osant rien dire, s'habituèrent peu à peu à considérer ceux-ci comme les héritiers des droits conquis par leurs pères et comme leurs supérieurs ; de là la division de la société en deux classes : les supérieurs et les inférieurs, ceux qui commandent et ceux qui obéissent ; de là, par conséquent, l'aristocratie de la naissance, qui devint tout aussi puissante et tout aussi prépondérante que celle de la force, parce que si elle n'avait pas la force par elle-même, comme aux premiers temps où il fallait payer de sa personne, elle disposait d'une force mercenaire. Ayant tout pouvoir, elle se donna tout naturellement des privilèges.

Pour la conservation de ces privilèges, il fallait leur donner le prestige de la légalité, et elle fit les lois à son profit, ce qui lui était facile, puisque elle les faisait seule. Cela n'était pas toujours suffisant ; elle y ajouta le prestige du droit divin, pour les rendre respectables et inviolables. Pour assurer ce respect de la part de la classe soumise qui devenait de plus en plus nombreuse et plus difficile à contenir, même par la force, il n'y avait qu'un moyen, l'empêcher de voir clair, c'est-à-dire la maintenir dans l'ignorance.

Si la classe « supérieure » avait pu nourrir la classe « inférieure » sans que cette dernière n’ait rien à faire (du pain et des jeux), elle l’aurait dominée pendant longtemps encore ; mais comme celle-ci était obligée de travailler pour vivre, et de travailler d'autant plus qu'elle était moins pressurée, il en est résulté que la nécessité de trouver sans cesse de nouvelles ressources, de lutter contre une concurrence envahissante, de chercher de nouveaux débouchés pour les produits, a développé son intelligence, et qu'elle s'est éclairée par les causes mêmes dont on se servait pour l'assujettir.

La classe soumise a donc vu clair ; elle a vu le peu de consistance du prestige qu'on lui opposait, et se sentant forte par le nombre, elle a aboli les privilèges et proclamé l'égalité devant la loi. Ce principe a marqué chez certains peuples la fin du règne de l'aristocratie de naissance, qui n'est plus que nominale et honorifique, puisqu'elle ne confère plus de droits légaux.

Alors s'est élevée une nouvelle puissance, celle de l'argent, parce qu'avec de l'argent on dispose des hommes et des choses. C'était un soleil levant devant lequel on s'est incliné, comme jadis on s'inclinait devant un blason, et plus bas encore. Ce qu'on n'accordait plus au titre, on l'accordait à la fortune, et la fortune a eu ses privilèges légaux. Mais alors on s'est aperçu que, si pour faire fortune il faut une certaine dose d'intelligence, de compétence et de raison, il n'en fallait pas tant pour en hériter, et que les enfants sont souvent plus habiles à la manger qu'à la gagner, que les moyens mêmes de s'enrichir ne sont pas toujours irréprochables ; il en résulte que l'argent perd peu à peu son prestige moral et qu'à cette puissance tend à se substituer une autre puissance, une autre aristocratie plus juste : celle de l'intelligence, concrétisée par la raison et de la connaissance, de la compétence, auprès de laquelle chacun peut se ranger dans la complémentarité, parce qu'elle est accessible  au pauvre comme au riche.

Sera-ce la dernière ? Est-elle la plus haute expression de l'humanité civilisée ? Non.

 

La raison et la connaissance ne sont pas toujours un gage de moralité[1] ou d’éthique, et l'homme le plus intelligent et le plus savant peut faire un très mauvais emploi de ses facultés surtout s’il pense que la fin justifie les moyens.

D'un autre côté, la moralité (l’affectif, l’émotion, la compassion ou la solidarité) seule peut souvent être impuissante. La conjugaison et l’union de ces  facultés, raison, connaissance, affectif, est donc nécessaire pour créer une prépondérance légitime, et à laquelle les hommes se rallieront, parce qu'elle leur inspirera toute confiance par ses connaissances, ses compétences et par sa justice. Ce sera la prochaine aristocratie, celle qui sera la conséquence, ou plutôt le signal de l'avènement de l’aristocratie éthique c'est-à-dire ou tous les hommes seront enfin des aristocrates. Elle arrivera tout naturellement par la force des choses ; lorsque les hommes de cette catégorie seront assez nombreux pour former une majorité imposante, c'est à eux que le peuple confiera ses intérêts.

Comme nous l'avons vu, toutes les aristocraties ont eu leur raison d'être ; elles sont nées de l'état de l'humanité ; il en sera de même de celle qui deviendra un besoin ; toutes ont fait ou feront leur temps suivant les contrées, parce qu'aucune n'a eu pour base le principe moral ou éthique [2]; ce principe seul peut constituer un système global durable, parce que cette aristocratie sera animée des sentiments de justice, de solidarité et de connaissances.

Un tel état de choses est-il possible avec l'égoïsme, l'orgueil, la cupidité qui règnent en maîtres sur la terre ? A cela nous répondrons oui sans hésitations. Non seulement il est possible, mais il arrivera, car il est inévitable sous peine de disparition.

 

Aujourd'hui l'intelligence et le savoir technologique dominent; ils sont souverains, personne ne saurait le contester ; et cela est si vrai que vous voyez l'homme du peuple arriver souvent aux premières responsabilités.

Cette aristocratie n'est-elle pas plus juste, plus logique, plus rationnelle que celle de la force brutale de la naissance ou de l'argent ? Pourquoi donc serait-il impossible d'y joindre la moralité, l’éthique, la connaissance ? - Parce que, disent les pessimistes, ceux qui ont une vision binaire de l’humain, le mal domine sur la terre. - Est-il dit ou écrit quelque part que le bien ne dominera jamais ? La partie « sombre » de notre être ne pourra-t-elle jamais être réduite à son expression stimulante, permettant un juste équilibre ? Devrons nous nous résigner à vivre un éternel remake d’Orange Mécanique ?  Les moeurs, et par suite les institutions sociales, ne valent-elles pas, pour nous, cent fois mieux aujourd'hui qu'au moyen âge ? Chaque siècle n'a-t-il pas été marqué par un progrès ? Pourquoi donc l'humanité s'arrêterait-elle quand elle a encore tant à faire ? Les hommes, par un instinct naturel, cherchent leur bien-être, l’homéostasie; s'ils ne le trouvent pas en suffisance dans le règne de l'intelligence, ils le chercheront ailleurs ; et où pourront-ils le trouver, si ce n'est dans le règne de la moralité et plus loin de l’éthique ? Pour cela, il faut déjà que la moralité, la règle et la loi l'emportent numériquement. Il y a fort à faire, c'est incontestable, mais, encore une fois, il serait présomptueux de dire que l'humanité est arrivée à son apogée, quand on la voit marcher sans cesse dans la voie du progrès, le tout est que les hommes ne  s’égarent pas dans des impasses et qu’ils ne puissent en revenir.

Disons d'abord que les bons, sur la terre, ne sont pas tout à fait aussi rares qu'on le croit ; les mauvais sont nombreux, et ce sont souvent les mêmes, cela est malheureusement, ou heureusement, vrai : mais ce qui les fait paraître encore plus nombreux, c'est qu'ils ont plus d'audace et qu'ils sentent que cette audace même leur est nécessaire pour réussir ; et pourtant ils comprennent souvent la prépondérance du bien car, ne pouvant le pratiquer consciement, ils en prennent fréquemment l’apparence.

 

Il y a les « bons », ceux que l’on peut qualifier ainsi avec prudence en gardant en mémoire l’aspect identificateur et limitant du terme. Ils vivent en maîtrisant leur part de mystère, et ne font pas parade de leurs bonnes qualités. Ils ne se mettent pas en évidence et voilà pourquoi ils paraissent si peu nombreux. Mais sondez les actes intimes accomplis sans ostentation, et, dans tous les rangs de la société, vous trouverez encore assez de bonnes et loyales natures pour vous rasséréner le coeur et ne pas désespérer de l'humanité.

Et puis, il faut le dire aussi, parmi les mauvais il y en a beaucoup qui ne le sont que par entraînement, ou par période. Ils deviendraient bons s'ils étaient soumis à une bonne influence.

Rêvons un peu et posons en hypothèse que, sur 100 individus, il y a 25 « bons »[3] et 75 « mauvais » ; sur ces derniers, il y en aurait 50 qui le sont par faiblesse et qui seraient bons s'ils avaient de bons exemples sous les yeux, et si surtout ils avaient eu une bonne direction dès l'enfance; et que sur les 25 franchement mauvais, tous ne sont pas incorrigibles.

Dans l'état actuel des choses, les mauvais seraient en majorité et feraient la loi aux bons ; supposons qu'une circonstance amène l’adhésion des 50 moyens, les bons seront en majorité et feront la loi à leur tour; sur les 25 autres franchement mauvais, plusieurs subiront l'influence, et il ne restera que quelques incorrigibles sans prépondérance.

Prenons un exemple pour comparaison : Il y a encore des peuples sans lois humaines chez lesquels le meurtre et le vol sont l'état normal : le bien y fait exception.

 

Chez les peuples les plus avancés et les mieux gouvernés, le crime temps à  devenir l'exception ; traqué par les lois, il est sans influence véritable sur l’organisation de la société démocratique. Ce qui y domine encore, ce sont les vices de caractère : l'orgueil, l'égoïsme, la cupidité et leur cortège.

Pourquoi donc, ces peuples les mieux gouvernés progressant, les vices n'y deviendraient-ils pas l'exception, comme le sont aujourd'hui les crimes, tandis que les peuples en retrait atteindraient un certain niveau d’organisation sociale, morale et éthique qui leur soit spécifique ? Nier la possibilité de cette marche ascendante vers de nouveaux niveaux d’organisation serait nier le progrès social.

Assurément, un tel état de choses ne peut être l'oeuvre d'un jour, mais s'il est une cause qui doive en hâter l'avènement, c'est sans aucun doute l’Education, la formation et la socialisation mises elles aussi en cohérence au sein de leurs trois pôles : l’école, la famille, la cité. Agent par excellence de la solidarité humaine, montrant les épreuves de la vie actuelle comme la conséquence logique et rationnelle des actes accomplis au quotidien reliés à ceux de nos prédécesseurs (time-binding), faisant de chaque homme l'artisan volontaire de son propre bonheur, de la vulgarisation universelle de l’éducation, de la formation et de la socialisation, résultera nécessairement une élévation sensible du niveau moral et éthique actuel.

Les principes généraux de cette philosophie de l’éducation, et de leurs corollaires la socialisation, la régulation des conduites et des pratiques, sont à peine élaborés et coordonnés, et déjà ils ont réuni, dans une imposante communion de pensées, des millions d'adhérents disséminés sur toute la terre. Les progrès accomplis sous leur influence, les transformations individuelles et locales qu'ils ont provoquées, nous permettent d'apprécier les immenses modifications fondamentales qu'ils sont appelés à déterminer dans l'avenir.

Mais si, grâce au développement de l’éducation et de la connaissance, le niveau moral et éthique de l'humanité tend constamment à s'élever, on s'abuserait en supposant que la moralité et l’éthique deviendraient prépondérantes par rapport à l'intelligence. L’éducation et la connaissance, en effet, ne sont  pas à être accepté aveuglément. Il doit être fait appel à la discussion, à la controverse en particulier sur leur contenu.

 

Au lieu de la foi aveugle qui annihile la liberté de penser nous disons que l’homme doit apprendre à poser sur les choses, les gens et les évènements « son » regard et « sa » main. L’homme a besoin de liberté, d’amour et d’émotions autant que de pain. Il doit comprendre qu’il n’obtiendra les uns et les autres que s’il parvient à la responsabilité, c'est-à-dire à l’éthique. Seules l’éducation et la connaissance de ses déterminismes, de ses dépendances peuvent l’y conduire. C’est ce que j’appellerai l’éthique de la connaissance celle qui a pu regarder la raison face à face à tous les âges de l'humanité.

A ceux qui ont la foi je dirai qu’il faut une base, et cette base c'est l'intuition parfaite de ce qu'on doit croire ; pour croire à l’avenir de l’humanité, il ne suffit pas de voir, il faut surtout appréhender, car comprendre n’est pas suffisant.

C'est donc à bon droit que nous pouvons considérer la morale et l’éthique comme les plus puissants moteurs de l'aristocratie de l'avenir, c'est-à-dire de l'aristocratie sachant conjuguer la raison, la connaissance et l’affectif.

 

 



[1] La morale répond à la question " Que dois-je faire ? ". Elle est l’obligation, plus ou moins librement voulue, de conformer notre conduite à certaines valeurs (le bien : ce qu’on doit faire ; le mal : ce qu’on ne doit pas faire). Elle rassemble les devoirs (obligations et interdits) que nous nous imposons à nous-mêmes, dans la liberté de notre for intérieur, — cela même parfois contre notre égoïsme ou nos inclinations premières. La moralité a pour mobile le respect du devoir et de certaines valeurs reconnues absolues ou universelles : la morale suppose donc d’être suivie pour elle-même, c’est-à-dire sans espoir d’une récompense ou sans crainte d’une sanction. La morale ne répond pas à la question " Que m’est-il permis d’espérer ? " (C’est là l’objet de la religion).

[2]L'éthique est la théorie de l'action que l'homme doit mener pour bien conduire sa vie et parvenir au bonheur. En grec " ethos " signifie la coutume, l'habitude (au sens de "la manière de conduire sa vie au quotidien"). Mais la vertu, le plaisir, les devoirs sont également des sujets essentiels de réflexion qui appartiennent au domaine de l'éthique. Il importe, pour bien appréhender  la pensée d'un aristocrate, de savoir quelles sont les positions qu'il adopte sur le plan de l'éthique, de la conduite de l'existence. L’éthique c’est la « morale » que l’homme se donne à lui-même et dans l’action.

[3] Nous formulons bien évidement comme hypothèse crédible que nul n’est vraiment tout à fait bon ou tout à fait mauvais. Soyons lucides, mais gardons espoir !

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