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13/05/2013

Changement et systémique.

Le système serait trop sclérosé pour changer nous dit-on. Mais est ce lui qui est grippé ou ceux qui l’ont fabriqué mais ne le maîtrisent plus car ils en ont perdu le contrôle faute de n’avoir pu ou voulu le « réguler » ?

Absence de régulation et de contrôle, c’est le constat fait depuis au moins les années soixante par des systémiciens éclairés comme ceux du « Club de Rome » ou des chercheurs en science économique et sociales comme Jacques Lesourne (les systèmes du destin) ou encore des scientifiques comme Henri Laborit (la nouvelle grille) et Joël De Rosnay (le macroscope).

Il est évident que personne n’avait envie de les entendre et singulièrement nos élites mondialisées incapables de contrôler et de réguler par le consensus le système mondial qu’ils ont érigés. La consommation par la dette satisfaisant tout le monde le « peuple » s’est accommodé « d’un peu de  pain et de beaucoup de jeux …télévisés entre autres ».

Mais la réalité nous a rattrapé et ce qu’ils n’ont pas su ou pas voulu faire en une cinquantaine d’années, alors qu’ils en avaient la possibilité et les moyens, ce n’est pas à présent qu’ils vont y parvenir, si tenté qu’ils en éprouvent l’envie. Car finalement ils se contenteraient bien de faire comme si de rien n’était, et de poursuivre en faisant tout simplement la même chose en plus compliqué et c’est nous qui comme d’habitude paieront la casse.

Car nous allons payer, et cher, notre insouciance et le fait d’avoir remis aveuglement notre sort entre les mains de dirigeants qui, de droite comme de gauche, nous ont trompés depuis si longtemps.

Il nous faut en changer pour des « leaders » capables d’imposer au monde les réformes de structures, les régulations et les contrôles que les peuples accepteront dans la mesure où les efforts seront équitablement partagés.

Des  leaders formés à l’approche systémique. Possédant un excellent niveau d’éthique de responsabilité et une bonne dose d’altruisme.

L’enjeu du XXIe siècle ne consiste pas à produire et consommer sans limites, c’est entendu …semble t’il.

Il y a des limites à l’expansion démographique et à l’exigence « d’égalité ». Et cela est loin d’être accepté.

Mais ce n’est pas la production de richesses, qu’elles soient qualitatives ou quantitatives, qui pose problème, c’est la répartition et l’usage. Ceux qui nous dirigent n’en veulent rien entendre.

Comment dans ces conditions envisager un avenir partagé possible pour nous en nos enfants ?

L’avenir n’est écrit nulle part, mais les « éléments matériels » et humains de son apparition préexistent. Il nous appartient de les identifier, de les sélectionner, de les faire s’informer, interagir et de les organiser.

C’est ainsi que nous pourrons marquer le début du changement et parvenir à un nouveau « niveau d’organisation sociale ».

Il n’y a semble t’il pas d’autre chemin que celui de la complexité dont il faut explorer le maximum d’éléments caractéristiques :

« La mise ne œuvre d’une décision fondée sur une approche systémique suppose donc que l’on délimite d’une manière rigoureuse, mais en même temps toujours arbitraire, quels sont les éléments de la situation que l’on prendra ou non en considération ; en d’autres termes, elle suppose que l’on délimite de manière appropriée « le système ». Mais avec la conscience d’abstraire les « items » qui nous paraissent les plus « signifiants ».

Ce sont quelques uns des  processus qui conditionnent l’utilisation de l’approche systémique. 

Il n’y a pas de système clos et autonome, mais toute situation (pédagogique, managériale, thérapeutique) doit être considérée comme un sous système d’un système plus vaste, ou comme un niveau d’analyse déterminé par l’approche adoptée.

Il n’y avait donc pas de réponse possible à une crise du « système » financier sans qu’il ne soit tenu compte et mis en relation avec, et la liste n’est pas exhaustive,  le système « économie », celui des « matières premières », la «démographie»,     «l’écologie », « les contextes », les « bulles temporelles » ; les « cultures ».

Notre acte premier est de nous rassembler et de prendre conscience de cette nécessité de faire ce saut qualitatif. Non pas au sein d’un parti, ce serait inutile, et aucun n’a la réponse.       

Cette existence de collectivité créatrice d’une nouvelle approche peut seule faire de chacun de nous un être conscient et libre. Un être  relationnel, manœuvrant et efficace.

C’est la clé d’une nouvelle vie en commun et une réponse à la fois individuelle et collective aux « crises » qui nous secouent et secouent le monde par la même occasion.

Franchissons le pas ! Rejoignons l’IESE !              

Francis NERI

Institut Européen de Systémique Expérimentale

 

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